lundi 9 janvier 2017

Adopter une posture d'observateur pour tenir son ego en respect


J'ai découvert récemment un nouveau blog "Heureux dans sa vie" qui proposait un article qui m'a vivement intéressée : 

comment-prendre-conscience-de-son-ego-et-de-son-etre

Ce fameux mot "ego", je l'avais déjà rencontré à plusieurs reprises dans mes lectures, et je me demandais ce qu'il signifiait réellement. L'article de ce blog est assez détaillé à ce sujet. 

J'ai d'ailleurs aussi grandement apprécié un 2e article : 

3-habitudes-pour-etre-plus-heureux-au-quotidien

Je ne vais pas vous copier/coller le contenu de ces articles, vous irez les lire si ils vous intéressent. 

Je voulais surtout partager ce que j'en garde, ce qui a attiré mon attention. 

On a tous une petite voix intérieure qui malheureusement est plus souvent là pour nous "casser", nous décourager, nous juger, être dure avec nous, apparemment, c'est ça, notre ego, la part de nous qui a peur, qui rentre dans des colères noires, c'est en fait, notre part blessée et souffrante qu'on a refusé d'écouter, de soigner. 

Ca m'a vraiment fait penser à l'enfant intérieur dont parle Thich Nhat Hanh, peut-être que je me trompe. 

Pourtant, il donne des clés similaires à celles proposées dans ces articles : adopter une posture d'observateur : de nos pensées, de nos émotions, de nos ressentis, de nos actes, afin de prendre du recul et ainsi ne plus être dans la réaction automatique mais dans l'action consciente, adéquate, juste et motivée par la compassion et la bienveillance. 



La part souffrante en nous a besoin d'être reconnue et considérée, quand on se sent compris et accepté, réellement entendu, on souffre déjà moins. 

La question que je me pose aujourd'hui c'est pourquoi est-ce plus facile pour moi d'écouter, être en empathie, rassurer, soutenir mon enfant, plutôt que de m'offrir ces choses à moi-même ? 

Quand mon enfant est débordé par ses émotions, souvent (pas toujours) je trouve en moi la compassion et le calme nécessaire pour l'aider à traverser tristesse, douleur et colère et pourtant quand moi-même je suis débordée par mes émotions, je ressens viscéralement le besoin de quelqu'un d'autre que moi pour me rassurer, compatir ... et si je ne le trouve pas, je finis bien sûr par me calmer, mais en me sentant tellement vide, tellement seule et vulnérable ... 

C'est un mystère pour moi ... comment est-ce possible de donner à autrui ce qu'on ne parvient pas à se donner à soi-même ... si vous avez des pistes, je suis preneuse. 

Il est vrai que la maternité est un tel bouleversement, qu'elle nous donne parfois une force et une audace de faire pour nos enfants des choses dont on se croit incapable et qu'on ne ferait pas pour nous-même ... j'imagine qu'il y a là-dedans un genre d'instinct de préservation de l'espèce à travers notre progéniture, seulement à mon sens, il y plus que cela. 

Au final, plus les choses tournent dans ma tête en écrivant, plus j'en arrive encore à la même conclusion : j'aime mon fils plus que je m'aime moi-même, inconsciemment, à mes yeux il est plus digne que moi (il mérite plus que moi) de recevoir soutien et compassion. 
Et puis nécessité fait loi, si je ne lui apporte pas soutien et compassion pour traverser ses émotions désagréables, personne ne le fera, il en a un besoin vital, donc je donne, quitte à puiser profondément dans mes ressources, quitte à ce que cela finisse par m'épuiser, parce que je suis comme ça, formatée à essayer de combler les besoins des gens que j'aime ... dans l'espoir (inconscient) qu'ils me donnent l'amour dont j'ai moi aussi tant besoin et que je ne parviens pas à me donner à moi-même. 
Et les enfants ont cette générosité, cette spontanéité d'aimer leurs parents de façon inconditionnelle, du moins quand ils sont petits ! 
C'est une bonne chose, seulement ça ne règle pas mon problème, parce que mon fils, je l'élève pour qu'il soit autonome, épanoui et construise sa propre vie, pas pour qu'il soit une béquille dans la mienne. 



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