samedi 13 juin 2015

Livre de Thich Nhat Hanh Prendre soin de l'enfant intérieur : faire la paix avec soi


J'ai lu ce livre en 2014, et comme j'ai décidé de m'abstenir de souligner dans les livres, je recopie des citations dans un carnet. 
Je pensais au départ pouvoir relire ce livre avant d'écrire cet article, mais je n'en ai pas eu l'occasion. 

Voici donc de quoi vous donner envie de le lire vous aussi, si vous êtes en recherche de sérénité intérieure, et de reconnection à soi. 



L'énergie de pleine conscience nous permet de soigner notre petit enfant intérieur. 

1- Reconnaitre la présence de l'enfant intérieur avec ses émotions
2- En prendre soin : le baigner de tendresse et de compassion, ainsi, même si la souffrance est là, elle est moindre, et l'apaisement vient. 
3- Soulager nos émotions difficiles
4- Pour les soulager, en percevoir les racines
5- Notre vision des choses s'élargit, s'approfondit, nous faisons une percée dans la réalité. 

L'énergie de pleine conscience nous permet de regarder en profondeur et d'acquérir la vision profonde dont nous avons besoin pour rendre possible toute transformation. 

A l'inverse, l'énergie d'habitude nous pousse à faire certaines choses, sans intention particulière, nous agissons sans conscience de ce que nous faisons, ou nous posons des actes que nous voulions éviter. 
L'énergie d'habitude vient des ancêtres, pour la neutraliser, nous devons le reconnaître, et faire le choix conscient d'agir autrement, mettant ainsi fin à la souffrance. 

A l'âge adulte, nous vivons encore avec la peur originelle d'être abandonné et avec le désir originel de survie. C'est parce que nous avons peur de mourir que nous désirons qu'une personne nous protège et nous aide à survivre. 
Or, reconnaissons que nous avons réellement besoin de peu pour être heureux, que toutes les conditions du bonheur sont réunies ici et maintenant et que maintenant, adultes, nous pouvons survivre par nous-même. 

Nous avons tendance à nous projeter sans arrêt le film de nos douleurs passées. Et bien que ce ne soit qu'un film, notre souffrance est réelle. Alors cessons de projeter le film, rassurons l'enfant intérieur sur le fait que les souffrances sont finies, nous avons grandis, nous sommes forts et capables de nous protéger ! 

Notre capacité à comprendre la souffrance permet de développer notre compassion et notre amour. La souffrance est notre maître. Elle nous enseigne énormément de choses si nous parvenons à la gérer. 

Si vous savez comment souffrir, la souffrance n'est plus un problème. 

Car en adoptant une attitude d'accueil véritable de la souffrance, on la sent nettement moins. 

La peur se fonde sur l'ignorance et ce manque de compréhension est lui-même source de colère. 

Il n'y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin. 

Générer des sensations de joie et de bonheur est nécessaire dans le but de nous nourrir régulièrement avant de prendre soin des douleurs. 

En surface, l'océan est calme, mais il masque de nombreux courants dans ses profondeurs. Si notre pratique (de la joie et du bonheur) est superficielle, notre tranquilité le sera également. 

Comme nous ne connaissons pas toujours la nature de notre blessure, notre conscience n'est pas en mesure d'éclairer ni d'identifier sa présence cachée dans les profondeurs de l'inconscient. 

Lâcher-prise, c'est être dans l'ici et maintenant, en pleine conscience. 

La joie consiste à voir une oasis dans le désert, le bonheur serait de savourer l'eau de cette oasis ... 

La méditation doit apporter de la joie. 

Pour transformer la souffrance : 
1- semer et arroser des graines de joie et de bonheur
2- cultiver la pleine conscience en permanence
3- être en pleine conscience et inviter la souffrance à monter dans notre conscience mentale. 

Beaucoup restent prisonniers d'image du passé qui ne correspondent plus à la réalité d'aujourd'hui. 

L'amour n'est accessible que si nous comprenons notre souffrance et celle de l'autre. En acceptant de toucher notre souffrance, nous développons amour et compassion, indispensables au bonheur. 

Les cellules de notre corps coopèrent les unes avec les autres sans discrimination, avec équanimité. 

La nourriture et les divertissements sont des moyens de fuir la souffrance. Nous sentant vides et frustrés, nous vivons dans la peur et tentons de combler ces états d'âme, il s'agit de refoulant la douleur en consommant. 
Plus nous consommons, plus nous incorporons toxines et violence en nous, et plus la situation empire. 

Rien ne peut survivre sans nourriture, pas même la souffrance. 

Si nous voulons que notre amour survive, nous devons le nourrir. 
En mettant fin à la consommation d'images violentes et de conversations toxiques, nous alimentons un bon terreau pour la compréhension, la compassion, qui guérissent les souffrance en nous et autour de nous. 

Pour surmonter la peur : 
1- la reconnaître
2- être déterminé à la ne pas la fuir
3- observer notre réaction en l'absence de fuite. 
4- faire face avec gentillesse, acceptation et compassion envers nous-même. 

Tout cela demande de l'entrainement. 

Il est utile de dialoguer, d'écrire des lettres à l'enfant intérieur, des lettres d'amour. 

Elargissons notre coeur et nous pourrons alors étreindre la douleur sans en souffrir. 

Ce n'est qu'après avoir développé notre capacité à nous aimer et à prendre soin de nous que nous pourrons apporter une aide véritable aux autres. 

Devenons un ami pour nous-même, un ami, bon et aimant. 

Examiner nos sensations, notre corps, nos formations mentales, notre conscience, aspirer à l'amour, avec la pratique, l'aspiration devient une intention profonde. 

La pratique de l'amour développe notre tolérance, notre capacité à faire preuve de patience et à apprivoiser difficultés et douleurs. 

Notre traité de paix :
Je suis en colère, je souffre et je veux que tu le saches. 
Je fais de mon mieux. (c'est à dire, en colère, je me tais et n'agit pas) 
Svp, aide-moi. 

Dès que quelque chose va de travers, on voudrait que cela s'arrange immédiatement. 
1- Reconnaitre la difficulté
2- Faire parler la victime
3- Montrer de l'amour et de la compassion
4- La réconcilation et le soulagement viennent. 




L'usage des toilettes, checked

Et voilà, mon petit n'a plus rien d'un petit : il marche, il parle, même avec des phrases maintenant. Et depuis peu, il fait un presque parfait usage des toilettes !

Vous avez peut-être remarqué que dans mon précédent article sur le sujet, je ne parlais pas de l'apprentissage de la propreté !
C'est une expression que je trouve totalement hors de propos ... c'est nous qui mettons les enfants en conditions de faire leurs besoins dans une couche ... c'est nous qui les rendons "sâles". 

Je dirais que cet apprentissage qui a pris moins de deux mois a finalement été assez facile, sans prises de têtes, sans cris, avec juste une serpillère et une machine à laver. Quand j'imagine tout l'argent que cela va nous faire économiser maintenant, je me dis que cela en valait vraiment la peine.

Je n'avais pas de méthode particulière, depuis qu'il a 18 mois, je tentais de temps en temps une demi journée sans couche, pour voir comment il réagissait, pour savoir si il était prêt. 

Et puis avec avril, les beaux jours, et l'entrée à la maternelle qui se profilait, je voulais lui laisser le temps tout en franchissant une étape. 

Il faut voir comme il est fier maintenant de venir apporter son pot avec un cadeau dedans !!! De voir comme il est sent bien de contrôler par lui-même: monter et descendre le pantalon, aller au bon endroit, quand il veut ... 

Et pour cela, je trouve que l'approche crèche, et l'approche maison se sont bien complétées. A la crèche, on leur propose d'aller aux toilettes à des moments fixes, les mêmes tous les jours. A la maison pas, de temps en temps je lui proposais d'y aller, mais 9 fois sur 10, il disait non et il faisait un peu plus tard ... 

Souvent on lui a dit : tu peux être fier de toi, et il voyait comme on était content ... Parfois il faisait à l'endroit où il était, alors que 2 minutes avant je lui avais proposé d'y aller, et que le pot était tout près, alors je lui disais, tu vois maman doit tout nettoyer, c'est où qu'on fait pipi ? Il savait très bien me répondre : à la toilette ... 

Ayant vécu tout cela, le seul conseil que je pourrais donner, est de ne pas en faire un enjeu, de laisser le temps et de toujours respecter le rythme de l'enfant, c'est à dire, de ne pas attendre de lui quelque chose qu'il ne comprend pas encore ... mais vérifier de temps en temps si il a avancé dans sa compréhension ... 

Rassurez-vous, de la même manière qu'on ne voit pas d'ado téter leur mère, être conduits en poussette ou en manduca ... on ne voit pas d'ado porter des couches, ils finissent tous par apprendre, et quand ils sont décidés, cela peut parfois aller très vite. 



Il faut aussi tenir compte de la maturation des organes, il y a des enfants qui ont une maturation de la vessie plus longue qui les empêche par exemple de ne pas uriner dans leur lit quand ils dorment, il ne sert à rien de les culpabiliser, ils n'y peuvent rien. 

jeudi 4 juin 2015

L'entrée à la maternelle qui approche


J'ai déjà évoqué l'école maternelle. 

Et j'y reviens, parce que pour mon fils, cela approche. 

Il y a environ 6 semaines, j'avais l'impression qu'il ne se sentait plus aussi à l'aise à la crèche, alors je pensais avancer son entrée en maternelle. 
Pourtant, deux points m'ont fait renoncer à cette idée. 
 - Déjà, il devait être sans couche, donc parfaitement capable d'utiliser les toilettes à chaque fois, et ça, ça n'était pas encore le cas, il a beaucoup progressé depuis, et apparemment, à la crèche, il n'y a plus d'accident. 
 - le mettre à l'école en mai signifiait devoir soit payer des stages, soit le garder 24h/24 avec moi en juillet et août. Vu que je ne sais pas si je devrai travailler, et qu'en plus, être 24h/24 avec lui pendant 2 mois ça me semble beaucoup, j'ai préféré garder la crèche.

En juillet et août il n'ira que 2 jours entiers par semaine, au moins il y voit ses copains et y mange ses légumes, et moi je pourrai souffler et être plus disponible et joyeuse quand il sera avec moi ! 

Samedi dernier, nous sommes retournés dans sa future école pour leur fête annuelle. Et je dois dire que je suis toujours enchantée de notre choix. 
Il y avait une très très bonne ambiance joyeuse, familiale, détendue. Bref, que demander de plus ? 

Ainsi, les choses deviennent davantage réelles pour lui, il visualise mieux les lieux, le trajet. Reste que j'aurais aimé pouvoir m'entretenir avec sa future institutrice, mais je ne sais pas encore qui ce sera ... On attendra donc septembre. 

Je le sens au moins aussi impatient que nous. 

Les seules choses qui me posent encore vraiment question, sont 
 - le lunch de midi
 - la distance avec mon boulot
 - la garderie du mercredi après-midi. 

Je me demande ce qu'il acceptera de manger à midi, sachant que je dois lui préparer un lunch, et que par conséquent, tous les enfants viennent avec un lunch différent. A la crèche, il mange ses légumes la plupart du temps, justement parce que tous les enfants mangent la même chose ... 

Si je retrouve mes postes actuels en septembre, j'aurai une 1h de trajet matin et soir certains jours et 45 min matin et soir les autres jours pour arriver à l'école ... Ce sera long pour lui, sauf si son papa peut s'en charger, au moins en partie ... 

Mon mari et moi avions des mères au foyer, nous n'avons jamais mis pied dans une garderie ... alors y imaginer mon fils tous les mercredis après-midi, c'est un peu pénible ... Comme je ne sais pas encore quelles seront nos vies professionnelles d'ici-là, peut-être pourra-t-on trouver une meilleure solution ! Ou peut-être qu'ils organisent de chouettes activités et qu'il adorera y aller ? 

On prépare donc activement la rentrée, il me reste à avoir la liste de matériel scolaire nécessaire ! Et oui, il y a du matériel à acheter pour l'entrée en maternelle ... ce n'était pas comme ça de mon temps ... mais voilà, les temps changent ! 

Et pour vous ? Comment s'est passée l'entrée en maternelles ?