dimanche 15 mars 2015

L'homme et la femme derrière les parents


Je pense que pour certaines personnes, c'est plus difficile que pour d'autres, de continuer à exister en tant qu'homme et femme quand on devient parent. 

C'est sûr et certain, devenir parent est un bouleversement inimaginable avant de l'avoir vécu. C'est vraiment comme si on reformatait totalement le programme. 

Alors beaucoup se perdent, se laissent absorber, ou au contraire, luttent pour que tout reste comme avant, et alors c'est l'enfant qui en pâtit, parce qu'on ne veut pas lui faire de place. 

Je m'interroge encore sur le bon équilibre à trouver. Je pense qu'on ne peut s'occuper de personne, au détriment de soi, et qu'on ne doit pas faire d'un enfant le centre de notre monde, mais qu'au contraire, on parvient à bien nourrir une relation saine avec son enfant, quand on sait aussi le quitter quelques heures. 

Et je pense qu'avant toute chose, l'enfant a besoin de voir et de sentir qu'il est la conjugaison d'un couple qui s'aime et qui entretient cet amour. C'est important pour son équilibre maintenant, et c'est crucial pour sa vie amoureuse future. Le modèle d'amour qu'il voit dans le couple de ses parents est et sera toujours sa référence, alors si c'est un couple qui se supporte, qui fonctionne uniquement en mode "parents" et bien c'est pauvre, c'est triste, ça ne donne pas envie, ni d'être en couple, ni d'être parents un jour. 

Alors il faut se battre, contre les emplois du temps surchargés, contre la routine, contre ce vers quoi on se sent naturellement poussé parfois, parce que ce qu'il y a à sauver, à préserver, à cultiver est précieux, ça n'a pas de prix, et là-dessus tout l'avenir repose. 

Comment peut-on traverser les difficultés de la vie si on laisse notre ancre s'étioler ? 

Comment peut-on continuer à donner tant d'attention, d'énergie, d'abnégation à un enfant, si aucune autre relation intime ne nous nourrit ? 

Si on laisse le couple à l'arrière plan pendant l'éducation des enfants, on risque de se réveiller un matin à côté d'un étranger. Chacun aura choisi une parralèle et si les enfants en sont plus là pour nous réunir, on n'aura plus rien en commun. Où sera passée la belle histoire d'amour qui a motivé à concevoir ces enfants justement ? Où seront nos rêves ? nos projets ? notre complicité, notre folie ? 

Pourquoi aura-t-on lutté pour être ensemble si après on laisse mourir l'amour ? 

Donner du temps et de l'attention à son couple, ce n'est pas une option, ce n'est pas une bonne chose à faire de temps en temps, c'est une nécessité absolue, pour le bien-être de tous. C'est vital pour la survie, des protagonistes, des enfants, de la famille et au final, de la société. 
Car si il n'y a plus d'amour dans les familles, où en trouvera-t-on ? Et si il n'y a plus d'amour dans le monde, et bien tout retournera au néant, la nature reprendra ses droits, sans nous. 

mercredi 4 mars 2015

L'inscription à l'école, toute une aventure !


Je ne connais pas exactement les procédures dans d'autres pays, mais à Bruxelles, la situation est un peu particulière. Un article de la ligue des familles m'apprenait récemment que les écoles bruxelloises sont remplies à 99%, et il parait qu'il n'y a pas de place pour tout le monde à l'école maternelle !

Et après, il y a bien sûr de grands déséquilibres entre certaines écoles très prisées, d'autres moins ... 

Et puis il y a les règles de priorités dans les écoles communales. 

Au milieu de tout cela, il y a des parents, comme nous, qui voulions avant tout faire un choix pédagogique, c'est à dire que nous voulions choisir une école qui corresponde à notre vision de l'enfant et de l'apprentissage, nous ne voulions pas seulement qu'il ait une place dans une école proche de la maison ! 

Alors j'ai fait beaucoup de recherches sur internet, j'ai laissé trainé mes oreilles, et puis j'ai envoyé des e-mails, j'ai pris des rendez-vous ! Au final, nous avons visité 3 écoles. 

Nous avons opté pour une école d'inspiration Decroly, pas trop éloignée de la maison. 

C'est une école que nous avons visité tous les 3, et tous les 3 nous nous y sommes sentis bien. 

En tant que parents, nous avons été ravi d'entendre qu'on nous considérait comme des partenaires, en co-éducation. Nous avons été ravi d'entendre qu'on souhaitait que les parents s'impliquent dans la vie de l'école, et que la porte était toujours ouverte pour aborder la vie de l'école, ainsi que les éléments de la vie à la maison qui pourraient avoir des répercussions à l'école. 

Nous étions enchantés de connaître le slogan de l'école : "chaque enfant est unique", et de voir dans les couloirs des illustrations du "Petit Prince". 

C'est donc maintenant très sereinement, et même avec délices et impatience que nous attendons cette première rentrée, en septembre ... pour un bout de chou qui n'aura pas encore 3 ans, mais qui aura déjà plus que 2 ans et demi. 

Je ne doute pas qu'il sera prêt ! Même si d'ici là, il y a encore l'étape de la propreté à franchir ! 

Cette école a aussi fait le choix d'une certaine verticalité entre les accueil et les M1, ensuite entre M2 et M3 et puis P1 et P2, P3 et P4 et enfin P5 et P6. Et au final, il parait même que les enfants qui sortent de cette école primaire sont aussi très bien préparés à l'entrée dans le secondaire. 

Après, il y a quand même des moins : pas de cours de natation, trop cher pour trop peu de temps dans l'eau, pas de repas chaud ... 

Même leur façon de se concevoir "école catholique" nous plait : pas de messe et de prière, mais des références à Jésus pour transmettre des valeurs.

Bref, nous avons conscience que nous avons de la chance, et c'est tout à fait anormal que certains parents campent devant certaines écoles pour avoir une place. 

C'est aussi anormal que les classes soient souvent trop nombreuses et trop petites, ce qui rend difficile la mise en oeuvre des pédagogies plus actives, plus basées sur la manipulation, si cruciale pour les plus jeunes !

Alors si il y a des bonnes volontés qui veulent ouvrir des écoles à pédagogies actives à Bruxelles, subventionnées bien sûr pour qu'on n'accentue pas encore le fossé entre nantis et pauvres ... et bien vous aurez tout mon soutien moral, et peut-être même plus qui sait ... 

Car un de mes rêves est d'ouvrir un jour à Bruxelles une école vraiment Montessori, et vraiment subventionnée ... pour le moment, ça reste un rêve ! Il faut bien commencer par là !!!