vendredi 11 décembre 2015

Protéger les enfants de la peur ?

J'ai pris un peu de temps avant d'aborder le sujet des "événements" du 13 novembre à Paris. 

Je voulais éviter d'écrire sur mon blog à chaud sur ce sujet. L'expérience m'a montré que certaines personnes frustrées aiment à interpréter les choses sans se demander une seule seconde si c'est bien ce que l'auteur d'un post a voulu dire. 

Pour ma part, protéger mon fils du climat délétère ne fut même pas difficile, je n'avais pas peur, l'équipe éducative de son école n'avait pas peur ... personne ne paniquait autour de lui, donc je crois qu'il n'a pas non plus eu peur. 

La seule chose est que lorsqu'il s'est réveillé le dimanche matin, j'étais en larmes devant les infos parce que je connais beaucoup de gens à Paris, et au fur et à mesure que les nouvelles de chacun se disant en sécurité me parvenaient, je suis passée à autre chose. 




Pour moi, ce n'était finalement qu'un fait divers atroce parmi tant d'autres. Et croyez-moi, il se produit des tas de choses semblables, partout dans le monde et on n'en fait pas pas autant de publicité !!! Alors quoi, la douleur a-t-elle une couleur ? La souffrance d'une personne n'est-elle pas aussi inacceptable que celle d'une autre, indépendamment du lieu où elle est née ? 


Sauf que beaucoup de gens n'ont pas du tout vu les choses comme moi, tout cela est monté en épingle et très vite, notre Bruxelles s'est vu envahie par des militaires, des patrouilles de police ... 

Et j'ai trouvé cela délétère, et même plus que ça, voir des militaires dans ma station de métro, j'ai trouvé ça irritant !

Oui oui, on sait payer des plantons qui ont tout juste l'air d'êtres sortis des jupes de leur mère, par contre, les escalators eux ne roulaient pas ! 

Et les gens y vont de leurs mines apeurées en discours de repli sur soi ... on rase les murs ... 

Et pendant ce temps-là, trop peu de gens pour réfléchir aux problèmes de fond : 

- quelle place faisons-nous aux étrangers dans nos pays occidentaux ? 
- quel sentiment d'impunité donnons-nous aux criminels ? 
- comment laissons-nous certaines minorités profiter de nos libertés pour porter atteinte à celles d'autrui ? 
- comment réglons-nous nos conflits et quel exemple donnons-nous à nos enfants sous ce rapport ? 
- quel soin prenons-nous de notre personne intérieure, de nos émotions, de nos traumatismes ? 

Les mesures "sécuritaires" d'un état policier ne nous rendront pas la vie plus belle. 

Le changement, il passe par chacun, non pas en allant voter pour des pantins, mais en prenant soin de nous, en étant solidaires, en consommant de façon responsable et consciente, en éduquant nos enfants dans la bienveillance, en résolvant nos conflits sans perdants et sans violence ... 

Le changement passe par l'éducation, la conscience et le soin, et par nul part ailleurs ! 


mardi 24 novembre 2015

Enfin sevré, pour de vrai !

Il faut dire, que je le préparais déjà depuis très longtemps, comme vous savez. 

J'avais cru que l'entrée à l'école changerait tout, elle a changé beaucoup de choses ... 

Ce fut : pour ces 3 ans, le 01/11 nous étions chez mes parents pour fêter de bonnes nouvelles, resto en famille avec des amis aussi. 
Il était prévu qu'après le resto, mon mari et moi repartions chez nous et le petit resterait chez mes parents jusqu'à mercredi. Seulement voilà quand nous sommes rentrés, il n'a pas du tout été d'accord qu'on le mette au lit, il s'endormait, mais dès qu'il sentait qu'on essayait de partir, il se réveillait. 

Comme il a confiance en nous, on a promis de dormir là et il a enfin cédé au sommeil, et nous, nous avons campé au salon sur un matelas ... chouette expérience pour le dos en tout cas ! 

Le matin, nous avions réunion, nous y sommes allés avec une partie de ma famille, mais comme il n'avait pas voulu prendre son petit dèj, préférant jouer avec les petites voitures, il a très vite eu faim, donc je suis allée le nourrir à la nurserie. 

Je n'oublierai donc jamais cette dernière tétée, et je dois dire que je suis heureuse de m'en souvenir aussi bien. Parce que si il n'y avait pas eu celle-là, je n'aurais pas eu de souvenirs précis et cela aurait été dommage, vraiment dommage. 

Je n'ai pas pris de photos, mais les images sont dans ma tête ! 

Aujourd'hui, cela fait donc 23 jours, et il vient encore de temps en temps farfouiller et demander, et puis il fait sembler de manger la peau de mon décolleté avec de petits bruits trop mimi ... On a trouvé une nouvelle façon de se caliner et c'est heureux !

C'est la fin d'une très belle aventure, et je dois dire que grâce à cela, j'espère vraiment pouvoir retrouver mon corps, celui avec 18 kg en moins. 

En même temps, cela fait longtemps que je ne me pèse plus, plus d'un mois je dirais. Mais c'était trop déprimant. 

J'ai mis en place plusieurs choses pour prendre soin de moi, tout cela va décanter et porter ses fruits, j'en suis sûre et certaine. 

C'est comme le désencombrement que je viens d'entreprendre, je savais que je le ferais depuis longtemps, j'attendais l'énergie et le déclic pour m'y mettre, et ce qui devait arriver, arriva. 

Je dois cependant avouer, que parfois, quand il se met à pleurer fort, il me traverse l'esprit de ressortir la tétée, cela me traverse l'esprit, et c'est tout, ce n'est pas comme si je n'avais pas eu cette habitude pendant presque, à 6 jours près, 3 ans !!! 

Je reste convaincue que c'est une belle aventure à vivre, je n'en démords pas moins que nous, mères, devons nous respecter nous-mêmes, nous écouter aussi et qu'il existe peu d'aventures aussi intimes et "dévorantes"que celle-là, raison pour laquelle il est d'autant plus essentiel d'être en harmonie avec soi-même pour la mener à bien. 






mardi 15 septembre 2015

L'heure du sevrage qui s'éternise encore et encore !

Et oui, vous me connaissez, vous ne serez pas choqués, j'allaite encore ... 

Il aura presque 3 ans, et il y a toujours des moments où il réclame, de moins en moins, mais quand même ! 

C'est toujours un formidable moyen de calmer les douleurs, c'est toujours bon pour son système immunitaire, et bon pour mon sommeil. 

Après la réflexion d'une amie, je me dit que ce n'est peut-être pas si bon pour mon poids !

Il est vrai que juste après la naissance, l'allaitement, permet normalement de retrouver sa forme relativement rapidement. 

Sauf que pour moi cela ne s'est pas du tout passé comme cela. J'avais pris 13 kg pour ma grossesse, 3 semaines après la naissance j'en avais perdu 8 après j'en ai repris 10 et puis j'ai continué à monter, j'en ai perdu 8 encore et puis repris donc actuellement je dois me traîner environ 18 kg en trop, je dis environ car je ne me suis plus pesée depuis un moment, je n'ai pas envie de voir un chiffre démoralisant sur la balance, ma perte d'appétit n'a pas encore duré assez longtemps ! 

Cet été j'ai vu un psy et coach spécialiste dans le rapport à la nourriture, il m'a donné plusieurs pistes intéressantes, il faut croire que je n'étais pas encore prête à ce moment-là, mais ces conseils je les applique de mieux en mieux : 

- manger en conscience, écouter son appétit, ses émotions, ses envies, prendre du recul
- manger plus lentement : ne pas porter à la bouche la bouchée suivante avant d'avoir tout à fait terminé la précédente
- faire une pause au milieu du repas et se demander si on a encore vraiment faim
- ajouter à ma vie des tas d'autres sources de plaisir qui ne soient pas liées à la nourriture ! 
Du coup je chante, je sors, je me remets à jouer avec de la peinture et des marqueurs ! et j'ai bien fait les soldes aussi ! Demain, j'irai à l'aquagym, pour découvrir, car je ne connais pas, et mes genoux souffrent dès que je marche trop ou fait trop de vélo d'appartement ! 

J'ai fait une belle digression, tout ça pour dire qu'une amie m'a dit qu'elle avait perdu du poids au moment du sevrage. 

En repensant au phénomène qui cause la cellulite, je commence à penser que c'est possible, peut être que mon corps est toujours en mode stockage pour être sur de pouvoir couvrir nos besoins à tous deux ... et que quand les besoins diminueront, je pourrai perdre plus facilement, comme avant, quand j'étais jeune, dit la vieille de 30 ans ;-) 

L'autre chose que j'ai aussi commencée, toujours dans la même optique de recherche modérée des plaisirs : c'est de me maquiller plus souvent. 




Je n'étais pas fan avant, car je ne connaissais pas de produits cosmétiques bio de qualité, donc intuitivement, je n'avais pas envie de mettre des tas des choses potentiellement immondes sur ma peau, et si j'aimais les vêtements bien coupés et bien assortis, je préférais la beauté au naturel. Je gardais le sophistiqué pour les grandes occasions, ou le matin où l'envie me prenait ! 



Et force est de constater que l'envie me prend beaucoup plus souvent, et que j'en reçois des compliments, et que ma main devient de plus en plus sûre avec l'eye-liner ! 

A défaut d'être svelte, mon visage semble plus agréable à regarder, malgré les cernes que je traîne depuis toujours et qui ne sont jamais parties. Pourtant, j'ai aussi entendu dire, que parfois, elles disparaissaient avec le changement de métabolisme de la grossesse ! Mais pas pour moi, il faut croire qu'elles font parties de mon héritage familial et de mon identité ... comme mon foie ... 

Par contre, j'ai gagné un autre truc que je n'avais jamais connu avant d'être enceinte, enfin pas à mon souvenir : les brûlures d'estomac ! J'ai constaté que c'est surtout quand je bois du café ! Chez moi, le café est un subtil moment plaisir, et j'aime vraiment cette boisson, bien plus que le thé et autres tisanes. Par contre, j'avais lu dans le livre des régimes selon les groupes sanguins de d'Adamo que le café ne convient pas aux personnes de mon groupe, O, je n'avais jamais trop compris pourquoi, parce qu'il ne m'empêche même pas de dormir ! Maintenant, je le sens ! 

Et donc voilà, pour ce qui est du sevrage, je ne sais pas quand il se fera, j'arrête d'y penser, et je refuse des tétées de temps en temps, comme je prends encore des photos aussi ! Tout est dans les mains de Manoah ... j'avais cru que l'entrée à l'école serait un bon moment pour la fin, maintenant je m'arrête sur la date des 3 ans, on verra bien ! 





L'entrée à la maternelle checked


Quelle aventure ! Nous sommes le 15 septembre, il est maintenant temps de vous raconter tout cela !

Comme je l'avais dit, j'étais plutôt enthousiaste pour sa première rentrée. Surtout que les deux stages qu'il a fait durant les vacances se sont très bien passés, il s'est vite habitué à ces nouveaux endroits et nouvelles têtes, et les adultes responsables le disaient tout à fait prêt ! 

Par contre, il n'avait plus envie d'aller à la crèche après le premier stage qui eu lieu fin juillet, donc je l'ai gardé davantage, et cela aussi s'est mieux passé que ce que j'avais imaginé ! Je n'avais pas le coeur de le laisser dans des locaux surchauffés, sans jardin et avec toujours les mêmes activités qu'il connait depuis des mois, donc je n'ai pas voulu insister pour qu'il y retourne. 

Par contre, nous avons préparé un petit souvenir pour l'équipe qui s'est très bien occupée de lui depuis novembre 2014 et, en échange, il a reçu son diplôme de l'enfant sage, une farde avec ses dessins et un petit plumier minions. Nous sommes allés dire au revoir, en promettant de revenir donner des nouvelles aux prochaines vacances scolaires. 

Et le grand jour arriva. 

J'étais toute excitée ! Nous avons rencontré une autre famille à l'arrêt du bus, avec deux petits métisses, comme le mien, sauf que le papa était plutôt d'origine pakistanaise ou quelque chose comme cela ... et le petit garçon avait le même âge que mon fils, seulement il n'est pas dans la même classe. 

Il s'avère que son instit principale travaille en 4/5e donc le lundi il a quelqu'un d'autre, pour de si petits, ce n'est pas l'idéal ... mais bon ... 

On a salué la maitresse, j'ai récupéré des documents, ensuite on a mis le manteau et le sac au porte-manteau, et les collations dans les petits caddies préposés à cela. Puis il a commencé à jouer avec des bateaux, la première fois que j'ai dit que j'allais partir, il s'est un peu effondré, alors je suis restée encore quelques minutes, et quand je suis vraiment partie, il chouinait légèrement ... 

Le soir, quand je suis retournée le chercher, il donnait la main à l'éducatrice de la garderie et il m'avait mouillé son pantalon ! 

Ce fut pareil pendant les 8 premiers jours. Sauf que dès le 2e jour, le matin c'était : je ne veux pas aller à l'école, nnnnnooooooonnnnnn



Avec bien sûr, refus de s'habiller, refus de marcher jusqu'au bus ... et moi qui arrivait à chaque fois en retard au travail, je ne vous dis pas le stress ... 

Surtout que le lundi suivant j'ai voulu discuter avec l'instit et j'ai compris qu'elle était en 4/5e, et puis, celle que j'avais devant moi, me rassurait "bêtement" : "oui c'est normal il a besoin de s'adapter, y'a 2 ou 3 enfants comme cela, c'est normal ne vous en faites pas"

Merci, je sais tout cela, moi ce que je voulais savoir c'est comment se sent-il, qu'avez-vous observé ? à quels moments, mais c'était logique qu'elle ne puisse rien me dire, vu que pour elle, c'était son premier jour avec lui vraisemblablement ! Cette réflexion-là, je me la fais maintenant !

A ce moment-là, cela m'a coupé l'appétit et le sommeil, je peux accepter une difficulté que je comprends, qui est identifiée clairement, mais juste savoir "que ça ne se passe pas super bien", sans savoir exactement le comment du pourquoi, cela m'est insupportable, tout comme le fait d'arriver systématiquement en retard au travail, cela me met de mauvaise humeur ! 

Donc bien sûr, le corps a lâché, et le mercredi, j'étais juste incapable de me lever pour aller travailler ! Le jeudi je suis allée voir mon médecin qui m'a dit de prendre du magnesium, car j'avais déjà ce qu'il fallait pour soigner mon rhume ! Elle m'a aussi donné mon vendredi !

Le magnesium a été souverain, tout comme la décision de mon mari de s'occuper à nouveau d'aller le conduire et le chercher pendant 10 jours, à partir d'aujourd'hui donc ! 

Et ce matin, tout s'est très bien passé ! Pas de crise le matin, pas de pantalon mouillé ! 

L'autre point qui me pose problème, c'est bien ce qu'il mange : beaucoup trop de sucreries, mais le souci c'est que je n'ai pas l'impression d'avoir beaucoup de possibilités pour qu'il mange sain tellement il refuse les légumes. 

De plus, sans repas chaud, pour lui les choix sont restreints, vu qu'habituellement, nous ne sommes pas vraiment des dévoreurs de pain, il mange plus de pâtes, de riz et de frites. Seulement toujours tièdes et sans sauces ni mayonnaises, il accepte seulement le fromage râpé sur les pâtes. 

Et ce qui le fait manger des légumes c'est, soit les pots pour enfant de 6 mois de chez carrefour, soit manger comme tous les enfants à la crèche, soit cuisiner une quiche soi-même ... mais je ne suis pas sûre qu'il mangerait la quiche sans qu'elle soit réchauffée ! 

Donc pour le moment son lunch c'est deux tranches de pain et deux tranches de jambon, et puis il a des biscuits, une compote et de l'eau bien sur, mais j'ai l'impression qu'il boit bcp moins qu'à la maison, ou alors on lui remplit sa gourde sur place ! 

Pendant le premier stage, je lui avais mis des tomates cerises, mais il n'en a pas voulu ... Il faudra tenter avec d'autres choses ! 

Si vous avez des idées, je suis preneuse ! 

Les fruits, il accepte juste les bananes et les pommes et il a enfin goûté un petit morceau d'ananas ! 

Mais les compotes de fruit il les mange toutes. Moi qui aies toujours adoré les fruits, je ne comprends pas qu'il ne les souhaite pas en morceaux. Il faudra aller les cueillir sur l'arbre, ça pourrait marcher.  

Bref, c'était une sacrée aventure et ce n'est pas terminé !

En dehors de cela il rentre totalement crevé, si bien qu'à 19h, il doit dormir, il doit se réveiller pour 7h actuellement. 

Le dernier mardi où je suis allée le chercher, il ne donnait plus la main à l'éducatrice de la garderie quand je suis arrivée, il jouait au bac à sable avec d'autres enfants, j'étais contente, un petit pas de franchi ! 





dimanche 16 août 2015

Peps le magazine de la parentalité positive

Je ne sais pas si vous avez déjà eu l'occasion de découvrir le magazine Pep's. 

Sinon c'est ici : http://pepsmagazine.com/

Pour moi, c'est une vraie mine d'or ! Après avoir pu acheter quelques anciens numéros en soldes, j'ai décidé de m'abonner. Finalement, attendre trois mois le prochain numéro, cela me semble même un peu long. 

N'empêche, la qualité y est, et on comprend que pour obtenir une telle qualité, un travail sérieux et conséquent soit nécessaire, ce qui nécessite du temps à trouver dans les vies déjà bien remplies du comité de rédaction !

Je ne vais pas vous détailler la biographie de sa créatrice Catherine Dumonteil-Kremer, vous trouverez toutes les informations pertinences ici : http://www.cdumonteilkremer.com/2014/12/bienvenue-a-bisounoursland.html

Vous trouverez également plusieurs articles et évènements de son cru ici : http://www.wmaker.net/maisonenfant/La-Maison-de-l-Enfant_a101.html

Le seul livre que j'ai lu d'elle pour le moment est "éduquer sans punir". Très intéressant, très pratique, bien écrit. Je ferai un article consacré à ce livre prochainement. 

Revenons à Peps ! 

Son titre est amplement mérité, il donne en effet de la joie, de l'énergie, il fait pétiller la vie. 

Voici les différentes rubriques que vous pourrez y trouver : 

- Société : le regard de Peps
- Nourrir les liens
- Parentalité Positive
- Dossier en plusieurs articles
- Petits ruisseaux, grandes rivières
- Désir d'apprendre
- Simplifions-nous la vie

et bien sûr : un édito et des recommandations de lectures. 

Peps c'est aussi un slogan : Parler et Ecouter pour Pacifier les espaces Sociaux. Vaste entreprise ! 

Le prix est démocratique 8,25 par numéro. 

Et pour conclure, en guise d'amuse-bouche quelques titres d'articles : 

L'indifférence peut-elle être bienveillante ? (n°10)

Des pères se racontent : je dors avec mes enfants et je le vis bien. (n°10)

Se déprogrammer pour apprendre (n°5)

Celles qui ... portraits de femmes qui changent le monde : Isabelle Filliozat : une psy du côté des enfants. (n°5)

Dossier preux chevalier et douce princesse (n°6)

Faisons les fous, notre sélection de jeux (n°6)

Les jeux vidéos peuvent-ils changer le monde (n°4)

Initiative originale : apprendre dans la rue (n°4)

Alors, pas encore convaincus ? Il ne vous reste plus qu'à surfer sur les sites mentionnés ci-dessus, vraiment vous ne le regretterez pas !! 




mardi 21 juillet 2015

Le livre : J'arrête de râler sur mon conjoint et mes enfants de Christine Lewicki et Florence Leroy

Ce livre est juste fabuleux, et très bien écrit, jamais lourd, pas trop de répétitions comme j'en lis souvent dans tout ce qui touche au développement personnel, comme par exemple dans le livre de Thomas d'Ansembourg, cessez d'être gentils, soyez vrais. 

Et pour les parents pressés, à la fin de chaque chapitre, il y a un petit résumé des points pratiques à appliquer. 

Les extraits que je vais recopier, proviennent de ces résumés. 




Evidemment, la première étape consiste à faire un état des lieux et se demander : pourquoi on râle ! Le livre expose différentes raisons, les plus communes. 

Premier rappel p. 67.

Quand je râle, je veux satisfaire un de mes besoins, mais la stratégie que j'utilise amène les autres à me fuir (ou m'ignorer) ou à m'attaquer pour se défendre.

Si vous avez un peu de mal à situer la frontière entre "je râle pour dire ce que je pense" et "j'exprime mon opinion sans me laisser faire", souvenez-vous que si vous exprimez : 
- en étant victime de la situation et en cherchant un coupable (positionnement)
- en ruminant (ton)
- en n'ayant pas le mot juste, que vous exagérez, amplifiez vos propos avec des "toujours", des "jamais" (propos) ; 

alors vous râlez !

p.77 
Je ne râle pas pour ne pas ancrer mes frustrations dans ma réalité et pour apprendre à puiser dans mes ressources qui elles, pourront créer du vrai changement. Si je râle, je remets les compteurs à zéro. 

Je communique directement en face à face avec les personnes concernées par mon problème, sans accuser et sans dramatiser, j'apprends à avoir le mot juste. 

p.87
Les 4 phases du challenge sont : 
1- L'enthousiasme
2- Je prends conscience combien je râle et je commence à penser que je n'y arriverai jamais. 
3- Je réussis à passer quelques jours sans râler. 
4- Je ne râle plus jamais, je puise dans mes ressources ! 


p.96 Arrêtez de râler ne veut pas dire tout accepter. 
Quand une situation potentiellement à risque de râlerie se présente, prendre du recul et observer ce qui se passe en moi et en l'autre. 
Essayez différentes choses jusqu'à trouver celle qui marche. 
Traiter les problèmes au plus vite, dès la racine. 

p.102
L'insanité consiste à faire toujours la même chose et à espérer un résultat différent. A. Einstein. 
Choisissons nos batailles, tout traiter en même temps n'est pas possible, une chose à la fois !

p.116 
Quand une situation ne nous convient pas, il s'agit de décrire les choses précisément à la personne concernée, sans exagérer, de parler en "je", en exprimant le besoin qui n'est pas satisfait, en faisant une demande claire et en vérifiant que la personne accepte. 

p.119 La bienveillance est le langage qu'un sourd peut entendre et qu'un aveugle peut voir. M. Twain. 

p.123 Pour être bienveillant, il faut pouvoir discerner l'état émotionnel de l'autre, et avoir conscience du sien et en tenir compte. Semer la bienveillance amènera forcément une récolte de bienveillance. 
Apprenons à différer notre réponse pour pouvoir réfléchir et prendre tous les aspects en compte. 

p.129
Célébrer c'est utiliser nos mots pour ancrer nos joies dans notre vie. 
En célébrant nous donnons une nouvelles directions à toutes nos conversations. 
Une once de pratique vaut mieux qu'une tonne de théorie. Maitre Yoga. 

p.136
N'attendons pas que tout soit parfait pour reconnaître les efforts de chacun. 
Evitons les étiquettes sur les gens. 
Même quand un comportement qui ne nous convient se cachent des éléments qui vont dans le bon sens. 
Un enfant qui ne reçoit pas d'attention positive en cherchera de la négative parce que l'attention négative c'est mieux que l'indifférence. 
La reconnaissance est un élément crucial d'une vie familiale heureuse et sereine. 

p.141 
Se culpabiliser de nos échecs ne nous fait pas avancer, ce qui est important c'est ce qu'on décide de faire maintenant pour arranger les choses. 
Nous avons toujours une nouvelle opportunité de faire mieux. 

p.171
Faire un tableau avec les projets, les rêves et les valeurs familiales avant d'échanger sur des choses qui nous tiennent à coeur et colorent notre vie, et pas seulement sur la logistique du quotidien. 

p.176 Croire que nos proches font partie de la solution et non du problème. 

p.177 Oser demander l'aide et la reconnaissance dont on a besoin. 

p.186 Se rappeler que si notre enfant était capable de faire ce qu'on lui demande, il le ferait. Chercher ensemble ce qui bloque et trouver une solution. 


p.197 Quelques trucs à faire pour prendre soin de soi :
- donner la priorité au sommeil
- prévoir une virée seul ou en couple tous les 3 mois
- s'autoriser à se faire plaisir
- choisir une vie de famille imparfaite
- s'entourer aussi de familles qui nous ressemblent
- se fier à notre intuition profonde
- prendre rendez-vous avec son conjoint pour parler calmement des questions importantes


Voilà, c'est un livre formidable, j'espère que cette petite mise en bouche vous aura donné envie de le lire en entier. 

Pour ma part, j'ai commencé hier un défi : pas de sucre raffiné pendant 21 jours. Je vous dirai ce que ça donne. 

Pour le défi j'arrête de râler ... je me prépare encore un peu ! 



vendredi 17 juillet 2015

L'importance de l'exemple

Comme je l'ai déjà écrit plusieurs fois, être parent nous confronte beaucoup à nous même. Nos enfants, sans le savoir souvent, ont l'art de nous pousser dans nos retranchements, pour nous forcer à devenir meilleurs. 

Et ça peut être très difficile à gérer, avec le stress de la vie quotidienne et son rythme trépidant ! 

D'où l'importance, de se rappeler de temps en temps, que nous sommes des exemples, parfois sans le vouloir. C'est une responsabilité qui nous incombe pourtant. 

Et que nous le voulions ou non, nos enfants sont bien plus sensibles à nos actes, à nos habitudes, à nos attitudes, qu'à nos mots ... 

La partie du cerveau qui analyse ce qui passe par les yeux est la plus énorme comparé à celles qui gèrent les autres sens ... Ceci explique cela ... 

Sans compter tous les proverbes issus de la sagesse populaire du style : les chiens ne font pas des chats ... ou c'est tout le portrait de son père (de sa mère) 

Au final, élever des enfants, c'est une occasion de faire une pierre deux coups : devenir une meilleure personne, et les aider à rester de bonnes personnes. 

Car oui, comme Maria Montessori, j'aime à penser que l'enfant est plutôt naturellement porté à faire le bien, et que c'est un environnement toxique, inadapté qui le rend méchant. 




Pour moi, ainsi, le conseil de "quand la colère monte, prends congé" est aussi un bon exemple pour les enfants. Quand on sent que notre patience s'épuise, qu'on n'arrive plus à gérer nos propres émotions ... pourquoi rester et finir par crier ? pour s'en vouloir après ? 

Non, quand j'en ai la possibilité, je vais me calmer ailleurs, et je compte sur ma moitié pour prendre le relais ... parce que c'est aussi à cela que ça sert d'être deux !

Et Dieu merci, jusqu'ici, on ne s'est jamais retrouvé tous les deux incapables de faire face, au même moment ... c'est la magie quand on choisit un conjoint dont la personnalité nous complète, et pas nous ressemble !!! 

Je me félicite d'un tel choix ! 

Je trouve ça sain qu'un enfant voit que les parents savent se soutenir, et se passer le relais quand c'est nécessaire, ça montre qu'on peut faire confiance aux proches et c'est important. C'est aussi une forme de modestie, que de reconnaître que, là, maintenant, c'est trop, on a besoin d'aide. 

Au final, la vraie vie, avec son lot d'apprentissages en tous genres, c'est très formateur pour les fins observateurs que sont enfants. 

La question n'est jamais "que vivez-vous", mais toujours "comment on le gère". 

Une chose que je trouve importante à mettre en place, c'est de célébrer le quotidien, de savourer les bonnes choses de la vie, de prendre le temps de les marquer, de les constater, de s'en imprégner car, sur le lit de mort, c'est ça qui nous fera sentir que nous avons "bien vécu". 





vendredi 10 juillet 2015

le DVD Etre et Devenir



J'avais commandé le DVD Etre et devenir, avant qu'il soit terminé, il s'agissait d'une souscription. 

Il a donc fallu longtemps avant que je le reçoive, pourtant mon intérêt ne s'est pas éteint avec le temps qui a passé, au contraire. 

Ce DVD raconte les rencontres qu'une femme a faites pendant sa grossesse et les premiers mois de la vie de son enfant. 

Elle a commencé à réfléchir au genre d'instruction qu'elle voulait pour lui, et au lieu de seulement lire des livres et regarder des reportages, elle est partie à la rencontre de gens qui avaient faits des choix de non scolarisation pour les leurs.

Elle a rencontré des familles aux modes de fonctionnement variés. D'une part, parce que chaque famille est unique, mais aussi parce que les contraintes sont différentes en fonction des pays. 

L'Angleterre, par exemple, a une culture plus ouverte vis à vis de l'instruction en famille, que la France où cela semble toujours assez marginal voir suspect. 

Ce DVD est donc une formidable aventure de rencontres. 

Pour ma part, les informations que j'ai davantage appréciées, sont celles des adultes qui ont grandi grâce à l'instruction en famille. 
De voir où ils étaient arrivés, en étant jamais allé à l'école traditionnelle, cela donne à rêver, cela alimente la réflexion. 

Ces adultes semblent être des gens très équilibrés et épanouis. Quand ils ont voulu apprendre quelque chose, y compris le solfège au conservatoire, leur grande motivation leur a permis de le faire facilement, car ils avaient un objectif précis et personnel à atteindre, sans aucune pression extérieure ! 

Il y avait aussi une femme qui a été recteur à l'université, et qui a choisi de ne pas scolariser ses propres enfants, elle a également constaté que les enfants non scolarisés qui arrivent au final à l'université sont plus avides d'apprendre, plus motivés et surtout plus créatifs que les autres étudiants. Par leurs questions, ils poussent les professeurs à sortir des sentiers battus. 

C'est Mandela qui disait que : 
« L’éducation est l’arme la plus puissante que vous puissiez utiliser pour changer le monde.  »

et Maria Montessori qui disait que : 
"« N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur. Alors apprenons-leur à s’adapter »

Pour moi, ce sont les fondements d'une éducation réussie : parvenir à humaniser le monde affreux dans lequel nous vivons, ramener l'humain et la planète au centre des préoccupations, au détriment de l'argent qui règne en maître depuis environ 150 ans ! 
Et également, être capable de s'adapter, d'avancer, de continuer à explorer, à découvrir. 

Pour ceux qui en ont l'occasion, et qui se posent des questions sur l'instruction qu'ils souhaitent pour leurs enfants, ce DVD est vraiment riche d'enseignements. 

Et même si pour le moment, j'ai décidé d'envoyer mon fils à l'école, si il s'en plaint, si par malheur, cela se passe mal, il nous faudra trouver une alternative qui nous corresponde. 




samedi 13 juin 2015

Livre de Thich Nhat Hanh Prendre soin de l'enfant intérieur : faire la paix avec soi


J'ai lu ce livre en 2014, et comme j'ai décidé de m'abstenir de souligner dans les livres, je recopie des citations dans un carnet. 
Je pensais au départ pouvoir relire ce livre avant d'écrire cet article, mais je n'en ai pas eu l'occasion. 

Voici donc de quoi vous donner envie de le lire vous aussi, si vous êtes en recherche de sérénité intérieure, et de reconnection à soi. 



L'énergie de pleine conscience nous permet de soigner notre petit enfant intérieur. 

1- Reconnaitre la présence de l'enfant intérieur avec ses émotions
2- En prendre soin : le baigner de tendresse et de compassion, ainsi, même si la souffrance est là, elle est moindre, et l'apaisement vient. 
3- Soulager nos émotions difficiles
4- Pour les soulager, en percevoir les racines
5- Notre vision des choses s'élargit, s'approfondit, nous faisons une percée dans la réalité. 

L'énergie de pleine conscience nous permet de regarder en profondeur et d'acquérir la vision profonde dont nous avons besoin pour rendre possible toute transformation. 

A l'inverse, l'énergie d'habitude nous pousse à faire certaines choses, sans intention particulière, nous agissons sans conscience de ce que nous faisons, ou nous posons des actes que nous voulions éviter. 
L'énergie d'habitude vient des ancêtres, pour la neutraliser, nous devons le reconnaître, et faire le choix conscient d'agir autrement, mettant ainsi fin à la souffrance. 

A l'âge adulte, nous vivons encore avec la peur originelle d'être abandonné et avec le désir originel de survie. C'est parce que nous avons peur de mourir que nous désirons qu'une personne nous protège et nous aide à survivre. 
Or, reconnaissons que nous avons réellement besoin de peu pour être heureux, que toutes les conditions du bonheur sont réunies ici et maintenant et que maintenant, adultes, nous pouvons survivre par nous-même. 

Nous avons tendance à nous projeter sans arrêt le film de nos douleurs passées. Et bien que ce ne soit qu'un film, notre souffrance est réelle. Alors cessons de projeter le film, rassurons l'enfant intérieur sur le fait que les souffrances sont finies, nous avons grandis, nous sommes forts et capables de nous protéger ! 

Notre capacité à comprendre la souffrance permet de développer notre compassion et notre amour. La souffrance est notre maître. Elle nous enseigne énormément de choses si nous parvenons à la gérer. 

Si vous savez comment souffrir, la souffrance n'est plus un problème. 

Car en adoptant une attitude d'accueil véritable de la souffrance, on la sent nettement moins. 

La peur se fonde sur l'ignorance et ce manque de compréhension est lui-même source de colère. 

Il n'y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin. 

Générer des sensations de joie et de bonheur est nécessaire dans le but de nous nourrir régulièrement avant de prendre soin des douleurs. 

En surface, l'océan est calme, mais il masque de nombreux courants dans ses profondeurs. Si notre pratique (de la joie et du bonheur) est superficielle, notre tranquilité le sera également. 

Comme nous ne connaissons pas toujours la nature de notre blessure, notre conscience n'est pas en mesure d'éclairer ni d'identifier sa présence cachée dans les profondeurs de l'inconscient. 

Lâcher-prise, c'est être dans l'ici et maintenant, en pleine conscience. 

La joie consiste à voir une oasis dans le désert, le bonheur serait de savourer l'eau de cette oasis ... 

La méditation doit apporter de la joie. 

Pour transformer la souffrance : 
1- semer et arroser des graines de joie et de bonheur
2- cultiver la pleine conscience en permanence
3- être en pleine conscience et inviter la souffrance à monter dans notre conscience mentale. 

Beaucoup restent prisonniers d'image du passé qui ne correspondent plus à la réalité d'aujourd'hui. 

L'amour n'est accessible que si nous comprenons notre souffrance et celle de l'autre. En acceptant de toucher notre souffrance, nous développons amour et compassion, indispensables au bonheur. 

Les cellules de notre corps coopèrent les unes avec les autres sans discrimination, avec équanimité. 

La nourriture et les divertissements sont des moyens de fuir la souffrance. Nous sentant vides et frustrés, nous vivons dans la peur et tentons de combler ces états d'âme, il s'agit de refoulant la douleur en consommant. 
Plus nous consommons, plus nous incorporons toxines et violence en nous, et plus la situation empire. 

Rien ne peut survivre sans nourriture, pas même la souffrance. 

Si nous voulons que notre amour survive, nous devons le nourrir. 
En mettant fin à la consommation d'images violentes et de conversations toxiques, nous alimentons un bon terreau pour la compréhension, la compassion, qui guérissent les souffrance en nous et autour de nous. 

Pour surmonter la peur : 
1- la reconnaître
2- être déterminé à la ne pas la fuir
3- observer notre réaction en l'absence de fuite. 
4- faire face avec gentillesse, acceptation et compassion envers nous-même. 

Tout cela demande de l'entrainement. 

Il est utile de dialoguer, d'écrire des lettres à l'enfant intérieur, des lettres d'amour. 

Elargissons notre coeur et nous pourrons alors étreindre la douleur sans en souffrir. 

Ce n'est qu'après avoir développé notre capacité à nous aimer et à prendre soin de nous que nous pourrons apporter une aide véritable aux autres. 

Devenons un ami pour nous-même, un ami, bon et aimant. 

Examiner nos sensations, notre corps, nos formations mentales, notre conscience, aspirer à l'amour, avec la pratique, l'aspiration devient une intention profonde. 

La pratique de l'amour développe notre tolérance, notre capacité à faire preuve de patience et à apprivoiser difficultés et douleurs. 

Notre traité de paix :
Je suis en colère, je souffre et je veux que tu le saches. 
Je fais de mon mieux. (c'est à dire, en colère, je me tais et n'agit pas) 
Svp, aide-moi. 

Dès que quelque chose va de travers, on voudrait que cela s'arrange immédiatement. 
1- Reconnaitre la difficulté
2- Faire parler la victime
3- Montrer de l'amour et de la compassion
4- La réconcilation et le soulagement viennent. 




L'usage des toilettes, checked

Et voilà, mon petit n'a plus rien d'un petit : il marche, il parle, même avec des phrases maintenant. Et depuis peu, il fait un presque parfait usage des toilettes !

Vous avez peut-être remarqué que dans mon précédent article sur le sujet, je ne parlais pas de l'apprentissage de la propreté !
C'est une expression que je trouve totalement hors de propos ... c'est nous qui mettons les enfants en conditions de faire leurs besoins dans une couche ... c'est nous qui les rendons "sâles". 

Je dirais que cet apprentissage qui a pris moins de deux mois a finalement été assez facile, sans prises de têtes, sans cris, avec juste une serpillère et une machine à laver. Quand j'imagine tout l'argent que cela va nous faire économiser maintenant, je me dis que cela en valait vraiment la peine.

Je n'avais pas de méthode particulière, depuis qu'il a 18 mois, je tentais de temps en temps une demi journée sans couche, pour voir comment il réagissait, pour savoir si il était prêt. 

Et puis avec avril, les beaux jours, et l'entrée à la maternelle qui se profilait, je voulais lui laisser le temps tout en franchissant une étape. 

Il faut voir comme il est fier maintenant de venir apporter son pot avec un cadeau dedans !!! De voir comme il est sent bien de contrôler par lui-même: monter et descendre le pantalon, aller au bon endroit, quand il veut ... 

Et pour cela, je trouve que l'approche crèche, et l'approche maison se sont bien complétées. A la crèche, on leur propose d'aller aux toilettes à des moments fixes, les mêmes tous les jours. A la maison pas, de temps en temps je lui proposais d'y aller, mais 9 fois sur 10, il disait non et il faisait un peu plus tard ... 

Souvent on lui a dit : tu peux être fier de toi, et il voyait comme on était content ... Parfois il faisait à l'endroit où il était, alors que 2 minutes avant je lui avais proposé d'y aller, et que le pot était tout près, alors je lui disais, tu vois maman doit tout nettoyer, c'est où qu'on fait pipi ? Il savait très bien me répondre : à la toilette ... 

Ayant vécu tout cela, le seul conseil que je pourrais donner, est de ne pas en faire un enjeu, de laisser le temps et de toujours respecter le rythme de l'enfant, c'est à dire, de ne pas attendre de lui quelque chose qu'il ne comprend pas encore ... mais vérifier de temps en temps si il a avancé dans sa compréhension ... 

Rassurez-vous, de la même manière qu'on ne voit pas d'ado téter leur mère, être conduits en poussette ou en manduca ... on ne voit pas d'ado porter des couches, ils finissent tous par apprendre, et quand ils sont décidés, cela peut parfois aller très vite. 



Il faut aussi tenir compte de la maturation des organes, il y a des enfants qui ont une maturation de la vessie plus longue qui les empêche par exemple de ne pas uriner dans leur lit quand ils dorment, il ne sert à rien de les culpabiliser, ils n'y peuvent rien. 

jeudi 4 juin 2015

L'entrée à la maternelle qui approche


J'ai déjà évoqué l'école maternelle. 

Et j'y reviens, parce que pour mon fils, cela approche. 

Il y a environ 6 semaines, j'avais l'impression qu'il ne se sentait plus aussi à l'aise à la crèche, alors je pensais avancer son entrée en maternelle. 
Pourtant, deux points m'ont fait renoncer à cette idée. 
 - Déjà, il devait être sans couche, donc parfaitement capable d'utiliser les toilettes à chaque fois, et ça, ça n'était pas encore le cas, il a beaucoup progressé depuis, et apparemment, à la crèche, il n'y a plus d'accident. 
 - le mettre à l'école en mai signifiait devoir soit payer des stages, soit le garder 24h/24 avec moi en juillet et août. Vu que je ne sais pas si je devrai travailler, et qu'en plus, être 24h/24 avec lui pendant 2 mois ça me semble beaucoup, j'ai préféré garder la crèche.

En juillet et août il n'ira que 2 jours entiers par semaine, au moins il y voit ses copains et y mange ses légumes, et moi je pourrai souffler et être plus disponible et joyeuse quand il sera avec moi ! 

Samedi dernier, nous sommes retournés dans sa future école pour leur fête annuelle. Et je dois dire que je suis toujours enchantée de notre choix. 
Il y avait une très très bonne ambiance joyeuse, familiale, détendue. Bref, que demander de plus ? 

Ainsi, les choses deviennent davantage réelles pour lui, il visualise mieux les lieux, le trajet. Reste que j'aurais aimé pouvoir m'entretenir avec sa future institutrice, mais je ne sais pas encore qui ce sera ... On attendra donc septembre. 

Je le sens au moins aussi impatient que nous. 

Les seules choses qui me posent encore vraiment question, sont 
 - le lunch de midi
 - la distance avec mon boulot
 - la garderie du mercredi après-midi. 

Je me demande ce qu'il acceptera de manger à midi, sachant que je dois lui préparer un lunch, et que par conséquent, tous les enfants viennent avec un lunch différent. A la crèche, il mange ses légumes la plupart du temps, justement parce que tous les enfants mangent la même chose ... 

Si je retrouve mes postes actuels en septembre, j'aurai une 1h de trajet matin et soir certains jours et 45 min matin et soir les autres jours pour arriver à l'école ... Ce sera long pour lui, sauf si son papa peut s'en charger, au moins en partie ... 

Mon mari et moi avions des mères au foyer, nous n'avons jamais mis pied dans une garderie ... alors y imaginer mon fils tous les mercredis après-midi, c'est un peu pénible ... Comme je ne sais pas encore quelles seront nos vies professionnelles d'ici-là, peut-être pourra-t-on trouver une meilleure solution ! Ou peut-être qu'ils organisent de chouettes activités et qu'il adorera y aller ? 

On prépare donc activement la rentrée, il me reste à avoir la liste de matériel scolaire nécessaire ! Et oui, il y a du matériel à acheter pour l'entrée en maternelle ... ce n'était pas comme ça de mon temps ... mais voilà, les temps changent ! 

Et pour vous ? Comment s'est passée l'entrée en maternelles ? 

dimanche 3 mai 2015

Laxisme et bienveillance, c'est pas la même chose !

Apparemment, il est utile de repréciser que vouloir être un parent bienveillant et respectueux, ce n'est pas la même chose qu'être un parent permissif et laxiste !

Exemple : le parent permissif dira : c'est pas grave si tu transformes la maison en champ de bataille, la femme de ménage va tout ranger ... 

le parent respectueux dira : je vois que tu as sorti tout tes jouets, moi j'ai besoin que le salon soit ordonné, viens, on va tout remettre en place. 

Le parent respectueux connait le développement normal d'un enfant et n'a pas des attentes irréalistes, il ne met pas l'enfant en situation d'échec. 

Exemple : un parent permissif se dira : on ne va pas aller aux réunions avec un gamin, parce qu'il ne peut pas rester assis 1h30. 

le parent respectueux (de lui même et ses besoins aussi donc) se dira : on va à la réunion, on lui prend des jeux calmes, on se relaye avec le conjoint et les amis pour qu'il puisse bouger dans la pièce attenante ... 

Etre un parent respectueux, je le redis, ce n'est pas laisser tout faire. C'est être raisonnable, ne pas entraver les apprentissages de l'enfant, ne pas avoir des règles rigides héritées de je ne sais où et jamais remises en question. 

Etre un parent respectueux c'est mettre les limites qui garantissent le bien être de tous les membres de la famille, et donc faire comprendre aux enfants que les parents aussi ont des besoins, et qu'il faut aussi en tenir compte. 

Etre un parent bienveillant et respectueux, est selon moi, la seule façon d'élever des enfants qui soient aussi respectueux d'eux-mêmes, des autres et du matériel !

Une autre blogueuse suggérait d'établir des règles au lieu d'énoncer des interdits. Je pense aussi qu'une formulation positive de ce qui est attendu, autorisé aura un meilleur impact, sera mieux comprise, surtout par un petit !

Par contre, je suis d'avis, qu'il faut peu de règles, et encore moins de règles immuables. Juste celles nécessaires pour garantir la sécurité physique, affective et psychique.  
Personne n'aime vivre dans un cadre restreint où tout est interdit. 

Les enfants ont besoin de liberté, de pouvoir explorer, découvrir, ce sont des machines à apprendre, mais si à chaque pas qu'ils font, chaque initiative qu'ils prennent, on stop net leur élan ... on leur brise les ailes, et on tue dans l’œuf leur soif d'apprendre, c'est criminel pour moi !

Nos peurs ne devraient jamais brimer l'élan d'apprentissage de nos enfants ! Ils sont souvent bien plus capables que ce que nous imaginons ! Et si, au lieu d'intervenir prématurément, on restait en retrait pour observer, leur faisant confiance, comme nous y engage Maria Montessori ? 

Le parent laxiste en réalité, se soucie très peu de son enfant, il laisse faire, plus par fainéantise et négligence que par désir de donner de la liberté à son enfant, c'est le même parent laxiste qu'on retrouve dépassé par un ado exigeant et insatiable, rebelle et impossible à canaliser ! 

Le parent bienveillant a une bonne relation avec son ado, ils communiquent librement et dans la confiance, il ne s’immisce pas dans la vie privée, mais il donne les informations importantes, le soutien, et encore et toujours la confiance ! La plupart du temps donc, il n'y a pas d'ado rebelle, mais plutôt un ado bien dans sa tête, engagé, plein de projets et avide de découvrir le monde. 



A l'inverse du parent laxiste, on trouve le parent hyper strict. Celui-là pour moi, tombe dans un autre écueil, il veut tout contrôler et a peur de tout. Son problème, pour moi, est qu'il ne fait pas du tout confiance à l'enfant, et c'est pour moi une autre forme d'handicap qu'il cause à son enfant. Un enfant à qui on ne fait pas confiance ne tente rien, parce qu'il se laisse paralyser par la peur de son parent, et si il ne tente rien, il ne prend jamais conscience de ses capacités, donc il continue à se sentir incapable. La confiance en soi se travaille, et si on ne la travaille jamais, elle n'a aucune chance de grandir ! 
L'enfant qui a une forte personnalité et a un parent trop strict et rigide va un jour exploser, et il y a peu de chance qu'il "explose" d'une façon mature et raisonnable, il va plutôt aller à fond dans ce que son parent lui aura toujours interdit de faire et d'être ! 
L'enfant plus effacé qui a un parent strict et rigide n'aura jamais aucun souhait propre, il sera au final incapable de prendre des décisions, il s'en remettra toujours à une quelconque autorité, plus capable que lui. 

Au final, que ce soit un parent laxiste ou un parent trop strict, le perdant est toujours l'enfant parce qu'il n'est pas respecté pour ce qu'il est, parce qu'on ne tient pas compte de ses besoins, de son développement et de son épanouissement. 


PS : je n'ai pas choisi les photos au hasard, dans les deux premières photos, on voit clairement le rapport de force, l'un écrase l'autre, dans la dernière photo, les deux personnes sont à la même hauteur, c'est ça pour moi le parent bienveillant, il se met à la hauteur de son enfant pour lui parler comme à une personne à part entière, qu'il est en devoir de tout faire pour comprendre, aider, et aimer.