lundi 30 décembre 2013

Applaudir

Je ne sais plus quand était la première fois où mon fils a applaudi. 



J'ai beaucoup aimé ce moment, je l'apprécie toujours avec le temps, et surtout, quand il s'applaudit lui-même. Il prend petit à petit conscience de ses petites victoires, de ses progrès, et il voit quand on est content, alors il applaudit. 

Pour lui, pour le moment, les applaudissements, c'est plus une manière d'exprimer sa joie, son contentement. C'est agréable à voir !

Et j'espère qu'avec le temps, il continuera à s'applaudir. 

Car c'est important de célébrer ses succès, mêmes les plus infimes, les plus anodins, les plus imperceptibles. La joie, le bonheur, ce sont des états d'esprits, des petits gestes du quotidien. 

Bien sûr au cours d'une vie, il y a de grandes occasions, des jours spéciaux qui peuvent être particulièrement heureux. Et en même temps, la vie serait très morne et triste si on ne se réjouissait qu'aux grandes occasions, soit une trentaine de fois dans une vie, si on a de la chance. 

C'est une des choses importantes que nous souhaitons lui apprendre, qu'il faut se réjouir dès que c'est possible. Et qu'il vaut mieux rire de tout que d'en pleurer ... 

Même si les larmes soulagent et permettent d'évacuer de temps en temps, elles sont aussi nécessaires. 

La vie est comme on la prend, pour ma part, je préfère que la vie soit une fête. 




Dans le film le Comte de Monte-Cristo, à un moment donné, Edmond Dantès, joué par Gérard Depardieu, se lève de bonne heure pour aller affronter un rival en duel, il fait un petit déjeuner de roi, comme si c'était le dernier petit déjeuner de sa vie. Quand il revient en vie de son duel, il se dit qu'il faudrait toujours vivre ainsi, toujours vivre comme si il allait mourir l'instant d'après. 

Vivre comme si cet instant était le dernier, ça ne veut pas dire faire n'importe quoi en pensant échapper aux conséquences, cela veut dire, se débarrasser du superflu, des relations toxiques, des choses qui encombrent ... 

Cela veut dire faire un maximum pour être en paix avec Dieu, avec soi-même, avec les autres. Vivre la conscience tranquille, faisant constamment de son mieux, regrettant le moins de choses possibles. 

Avec le recul, je sais que cela en choquera certains, je dirais que je ne regrette même pas mes erreurs, car c'est d'elles que j'ai le plus appris, sur moi-même, et sur les autres !
Et oui, ce n'est pas quand tout va bien qu'on peut savoir qui sont vraiment ses amis, c'est plutôt quand tout va mal ! 

Apprends donc ceci mon fils : applaudis-toi dès que c'est possible, savoure tes succès, apprends de tes erreurs, essaye à chaque instant de faire de ton mieux et de rester en paix, avec Dieu, avec toi-même, avec les autres pour autant que cela dépende de toi ! 
Et les gens nuisibles, surtout fuis-les ! La vie est trop courte, et suffisamment difficile pour s'encombrer de tracasseries inutiles ! 

Lavabo d'apprentissage

Je me suis fait plaisir et mon fils apprécie grandement !

Je lui ai acheté ceci : 



C'est fou comme il est resté concentré sur la brosse à dent et le gobelet, il touillait dans l'eau, il s'amusait, et il était incroyablement concentré, tellement concentré que lorsque je l'ai pris pour le changer, il a hurlé et s'est débattu jusqu'à ce que je le rende à son activité. 

Cette petite anecdote me conforte dans l'idée de Maria Montessori que la concentration des touts petits est possible et mếme automatique, quand on leur permet de se plonger dans une activité qu'ils ont choisie et qui les intéresse !

Ici j'ai posé le "jouet" sur le rebord de la baignoire, j'ai mis un peu d'eau, je l'ai amené devant, et tout de suite il a été captivé. 

Je n'ai pas l'habitude de l'interrompre dans ses activités. Cette fois, mal m'en a pris, j'éviterai encore plus à l'avenir ... 
Troubler la concentration d'un enfant, c'est presque un crime tant c'est épatant à voir ! Un petit, si petit encore (13 mois et 24 jours) concentré sur un geste quotidien auquel on ne prête même plus la moindre attention.
Pour lui c'est différent, c'est une découverte, une aventure, un challenge ... une immensité de possibles à explorer. 

Je n'hésiterai pas à lui proposer d'autres activités, avec l'espoir qu'il y trouve autant d'intérêt et qu'il se concentre avec la même facilité, la même évidence ! 

Vraiment voir un enfant grandir est quelque chose d'extraordinaire, pour celui qui prend le temps de regarder, et d'apprendre, car oui, nous avons énormément à apprendre de nos enfants ! 

Quand la médecine fait perdre aux femmes leur capacité d'accoucher


J'ai eu envie de réagir à cet article : Michel Odent - Les pratiques médicales qui font perdre aux femmes leur capacité d'accoucher



Comme l'explique très bien Michel Odent, l'imaginaire collectif autour de l'accouchement en fait un événement traumatisant, une opération à haut risques, un moment de grand stress. 

Ceux et celles qui ont lu mes premiers articles savent quel accouchement merveilleux j'ai vécu. Avec deux autres, c'était un des meilleurs moments de ma vie, j'accoucherais bien demain à nouveau, si il ne fallait pas d'abord passer par la grossesse et après assumer un enfant au quotidien ... accoucher, en soi, j'ai trouvé ça génial !

Ce fut génial, parce que c'était bien préparé et que j'étais bien entourée. 

Toutes ne font pas les mêmes choix, bien des femmes en réalité ne choisissent rien du tout, pas étonnant que ça se passe parfois mal, alors qu'au départ il n'y a pas de problème particulier !

En effet, une femme qui accouche a besoin de bienveillance, de calme, de sécurité, de pouvoir entrer dans sa bulle. 
Une femme qui accouche a besoin qu'on l'accompagne dans la gestion de la douleur, elle n'a pas besoin qu'on lui donne des consignes. 

Bien des femmes l'ont oublié, mais notre corps sait accoucher. Ce que nous ne savons plus, c'est l'écouter et le laisser faire. 

Pour une femme et un bébé en bonne santé, accoucher n'est pas dangereux. Accoucher est une merveilleuse rencontre, une incroyable démonstration de puissance, un miracle. 

Le rôle d'une obstétrique raisonnable, c'est d'intervenir quand quelque chose ne va pas, mais de tout faire pour que le corps puisse être aux commandes. 

Ce pourquoi les protocoles rigides sont un non sens absolu. Il n'y a pas deux femmes identiques, pas deux bébés identiques, et donc pas deux accouchements identiques ! C'est le discernement d'une professionnelle qui devrait dire ce qu'il convient de faire, et pas un protocole standardisé. 

On pourrait réduire quasi jusqu'à 0 les problèmes autour de l'accouchement si le médical n'intervenait qu'en cas de nécessité réelle. 

Et pour moi, la première chose à mettre en place pour que les femmes accouchent dans de bonnes conditions, c'est qu'il devrait y avoir une sage-femme pour un accouchement. Une personne unique, si possible rencontrée avant le jour J, qui reste avec vous du début à la fin. Pour se sentir rassurée et pour avoir un suivi global et cohérent, c'est un must ! 

En un mot : humaniser la naissance. 


dimanche 22 décembre 2013

Les 4 accords Toltèques de Don Miguel Ruiz

J'ai aujourd'hui envie de vous parler d'une lecture intéressante que je fais en ce moment. 

Il s'agit d'un livre dont mon professeur de poésie (en 5e humanité) m'avait parlé, si mes souvenirs sont exacts, ou alors un autre professeur de la même époque. 
Ou alors c'était mon promoteur de stage à la Maison de la Poésie. Pourtant je penche plutôt pour JR. 

Quoi qu'il en soit, il m'aura fallu des années avant de l'acheter, peut-être que cela aurait changé ma vie de le lire plus tôt, peut-être que je n'aurai pas été prête à le recevoir comme il se doit. Nul ne saura jamais. 

Mis à part le fait qu'il écrive que tout le monde passe son temps à médire, et à mentir depuis son plus jeune âge, j'ai apprécié énormément cet ouvrage. Médire et mentir sont des travers que j'ai toujours préféré éviter, cela ne veut pas dire que cela ne m'est jamais arrivé, pourtant, j'ai cela en horreur, et j'ai eu le privilège de ne pas trop faire les frais de ces défauts chez les autres. Je pense avoir une sorte de radar intérieur qui me pousse inconsciemment à m'éloigner des gens que mon cerveau reconnait comme potentiellement nuisibles. Évidemment ce radar n'est pas infaillible et des circonstances particulières expliquent ses ratés. 

Sans plus tarder, voici quels sont les 4 accords Toltèques :

1) Avoir une parole impeccable. 

2) Ne pas faire de tout une affaire personnelle.

3) Ne pas faire de suppositions.

4) Faire toujours de son mieux.

Je ne vais pas trop détailler pour vous laisser le plaisir de découvrir à votre tour ce livre enrichissant.

Moi qui suis une fervente lectrice de la Bible, j'ai bien entendu savouré avec délices les nombreuses similitudes qu'on peut trouver autour de ces 4 thèmes entre la Bible et le livre de Ruiz.

Concernant, "ne pas faire de tout une affaire personnelle", j'ai trouvé une phrase qui va dans le même sens et aborde l'éducation des enfants dans cet article : "Quoi que vous disiez sur l’éducation et les soins aux enfants, il y aura donc toujours quelqu’un pour se sentir accusé et culpabilisé par vos propos."

Je pense l'avoir déjà mentionné dans d'autres articles sur ce blog, que mes lectrices (lecteurs) me pardonnent si mes propos font parfois résonner en eux des jugements, des reproches ou des critiques.

Mon but est de participer à diffuser des idées qui vont à contre-courant de ce qu'on entend trop souvent notamment sur l'éducation. Je crois à la théorie de l'attachement, au maternage proximal, je défends l'allaitement, je plaide pour une plus grande intelligence émotionnelle dans la société car je pense que c'est ce qui pourrait contribuer à diminuer la violence, le malheur, la criminalité.

Je pense également que si l'on sature son esprit avec ce qu'on considère comme positif, ce vers quoi on souhaite aller, il y a de moins en moins de place pour tout ce dont on souhaite se débarrasser, de façon plus concise est poétique : Aucun nid de haine ne parasitera un cerveau saturé d'amour véritable.

J'adhère aussi à l'idée selon laquelle, il faut régulièrement et longuement baigner son cerveau dans une idée si on veut parvenir à la mettre en pratique, puis à se l'approprier de manière à ce qu'elle fasse partie de nous.

Mon blog a donc cette fonction, me permettre de digérer, d'intégrer des idées, des points de vue qui m'intéressent et sont pour moi des outils pertinents sur le chemin d'une vie heureuse, et de partager cela avec ceux qui le souhaitent.

Il y a de plus en plus de gens qui réfléchissent sur ces thèmes, ma voix, c'est une parmi des milliers. Il y a tellement de gens qui usent constamment leur langue et leurs doigts avec des propos malveillants. Ma cible, c'est la parole impeccable. Il est possible que je trébuche, pourtant toujours je me relèverai et poursuivrai mes efforts, parce qu'on a pas le droit de rendre sa vie décevante ! Rien qu'en décidant chaque jour de faire de son mieux, on gagne une joie intérieure qui peut nous habiter et nous protéger contre les vicissitudes de l'existence.

Maintenant, je voudrais également mettre en dialogue ce bon livre, avec le plus excellent qui a jamais été écrit : la Bible. 

Pour cela, je vais citer des passages des Quatre accords toltèques et les versets bibliques qui vont dans le même sens. 

On trouvera les citations du livre dans un ordre chronologique, il me sert de fil conducteur. 

Page15 Je suis fait de lumière, je suis constitué d'étoiles. 
Ici, c'est Hubert Reeves que je cite, qui dit que nous sommes des poussières d'étoiles. Il explique en effet que les mêmes atomes se retrouvent dans la composition des étoiles et celle du corps humain. 
(Matthieu 5:14-16) 14 “ Vous êtes la lumière du monde. Une ville ne peut être cachée quand elle est située sur une montagne. 15 On allume une lampe pour la mettre, non pas sous le panier à mesurer, mais sur le porte-lampe, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 16 De même, que votre lumière brille devant les hommes, pour qu’ils voient vos belles œuvres et rendent gloire à votre Père qui est dans les cieux.

Page 24 Une part de notre esprit juge toute chose et chacun. [...] Tout est soumis à la tyrannie de ce juge intérieur. 
(Matthieu 7:1, 2) [...] Cessez de juger, afin de ne pas être jugés ; 2 car c’est avec le jugement dont vous jugez que vous serez jugés ; et c’est avec la mesure dont vous mesurez qu’on mesurera pour vous. 

Page 27 Si l'on regarde la société humaine, on constante que la raison pour laquelle il est si difficile d'y vivre est qu'elle est régie par la peur. 
(1 Jean 4:18) [...] Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait jette dehors la crainte, parce que la crainte est un frein. En fait, celui qui vit dans la crainte n’a pas été rendu parfait dans l’amour. 

Page 28 Toute l'humanité est à la recherche de la vérité et de la justice. 

(Jean 8:31, 32) [...] Jésus donc dit encore aux Juifs qui l’avaient cru : “ Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, 32 et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous libérera.  [...] 

(Job 19:7) [...] sans cesse je crie au secours, mais il n’y a pas de justice.
(Proverbes 10:2) [...] Les trésors du méchant ne serviront à rien, mais la justice délivrera de la mort. 

(Proverbes 11:19) 19 Celui qui prend fermement position pour la justice va à la vie, mais celui qui poursuit ce qui est mauvais va vers sa mort.
(Ecclésiaste 8:11) [...] Parce que la sentence contre une œuvre mauvaise n’a pas été exécutée rapidement, voilà pourquoi le cœur des fils des hommes s’est pleinement enhardi en eux à faire le mal.

Page 31 La manière dont on se juge est la plus sévère qui soit. 
(Romains 12:3) [...] ne pas penser de lui-même plus qu’il ne faut penser ; mais de penser de manière à être sain d’esprit [...] 

Page 32 On a besoin d'être aimé et accepté par autrui mais on est incapable de s'accepter et de s'aimer soi-même. 
(Matthieu 22:39) [...] Tu dois aimer ton prochain comme toi-même [...] 

Page 37 Que votre parole soit impeccable. 
(Colossiens 4:6) [...] Que votre parole soit toujours accompagnée de charme, assaisonnée de sel, pour savoir comment vous devez répondre à chacun.
(Proverbes 15:1, 2) [...] Une réponse, lorsqu’elle est douce, détourne la fureur, mais une parole qui cause de la douleur fait monter la colère. 2 La langue des sages fait du bien avec la connaissance [...] 
(Jacques 4:11, 12) [...] Cessez de parler les uns contre les autres, frères. [...]12 Il n’y a qu’un seul législateur et juge, celui qui peut sauver et détruire. Mais toi, qui es-tu pour juger ton prochain ?
(Jacques 3:2) Si quelqu’un ne trébuche pas en parole, celui-là est un homme parfait, capable de tenir aussi tout [son] corps en bride.
(Psaume 141:3)  Établis, ô Dieu, une garde pour ma bouche ; établis une surveillance à la porte de mes lèvres.
(Psaume 19:14) Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur deviennent agréables devant toi, ô Dieu mon Rocher et mon Rédempteur !
(Proverbes 17:27) 27 Quiconque retient ses paroles possède de la connaissance, et un homme de discernement a l’esprit calme.

Page 41 Le mot "impeccable" vient du latin pecatus qui signifie péché et du radical im, qui signifie sans, impeccable signifie donc "sans péché". Un péché est quelque chose que vous commettez contre vous-même. 
it-2 p. 511 Le terme hébreu courant traduit par péché est ḥatta’th ; en grec, le mot usuel est hamartia. Dans les deux langues, les formes verbales (héb. : ḥata’ ; gr. : hamartanô) signifient “ manquer ”, dans le sens de manquer ou de ne pas atteindre ou trouver un objectif, un chemin, une cible (un but) ou le bon endroit. 
 => Ainsi une parole "peccable" participe au désordre généralisé, soit on parle en mal de soi, soit on parle en mal d'autrui dans un cas comme dans l'autre, on ne pourra moissonner que la désolation. A l'inverse, avec une parole impeccable, le boomerang renvoie du bien-être, de la joie, de l'amour véritable. 

Page 48 Vous ne pouvez recevoir une idée négative que si votre esprit y est ouvert. 
(Proverbes 14:15) Quiconque est inexpérimenté ajoute foi à toute parole, mais l’homme astucieux est attentif à ses pas.
(Actes 17:11) Ils reçurent la parole avec le plus grand empressement, examinant soigneusement les Écritures chaque jour [pour voir] si ces choses étaient ainsi.

Je vais continuer cette mise en perspective des citations de ce livre, avec ce que je trouve de lié dans la Bible. Ce sera donc un sujet en plusieurs parties, afin de ne pas retenir mon lecteur trop longtemps d'un coup ...

La suite, au prochain épisode.