vendredi 25 octobre 2013

Les relations fraternelles



J'ai une nombreuse fratrie et j'en suis contente, je déplore seulement qu'on ne soit pas plus proches. 

Chaque famille a son histoire, la nôtre nous a mené là où nous sommes aujourd'hui, mon dernier petit frère est maintenant un jeune adulte, disons qu'on a encore une 50taine d'années dans ce monde-ci pour se rapprocher, ça devrait le faire ! 

Les relations fraternelles sont loin d'être évidentes, entre comparaisons, rivalités, concurrence, jalousies ... tisser des liens harmonieux n'est pas une mince affaire ! 

Pourtant, cela est possible. Et les parents ont un grand rôle à jouer là-dedans, et oui, encore eux ! 

Déjà, les parents devraient garder en tête que chaque enfant est différent et a des besoins et des goûts tout à fait spécifiques. Ils ne devraient jamais comparer, ou citer un enfant en exemple. Pourquoi ? Parce que cela suscite de la jalousie et c'est dénigrant pour celui qui "ne fait pas ce qu'ils attendent". Cela lui renvoie une mauvaise image de lui-même, et avoir une mauvaise opinion de soit n'a jamais aidé personne à s'améliorer. 

Chaque enfant, est un enfant unique. 

Une autre chose qui me semble importante et qui est un des principaux avantages de la fratrie selon moi, c'est d'apprendre à régler des conflits. Etant posé qu'on a pas le droit d'user de violence, d'insultes ou de cris, quand il y a un différent entre frères et soeurs, les parents n'ont pas un rôle d'arbitre, mais de médiateurs. Ils doivent poser le cadre propice à la négociation et à la limite suggérer des pistes quand les enfants n'en trouvent pas, mais en aucun cas ils ne devraient trancher dans le vif. Quand ils résolvent le problème à la place des enfants, les enfants n'ont rien appris. 

Or savoir résoudre un conflit de façon pacifique et respectueuse est un apprentissage très précieux dans la vie d'adolescent et d'adulte ! Plus tôt on l'apprend, plus tôt on développe une compétence de l'intelligence émotionnelle, et mieux c'est ! N'oublions pas que ce sont les êtres émotionnellement intelligents qui réussissent leur vie, en plus d'éventuellement réussir dans la vie ! 

Pour moi, une période délicate dans relations fraternelles, c'est l'arrivée d'un nouveau venu. Surtout quand il s'agit du 2e enfant. Le premier a été jusque là un enfant unique qui recevait 100% de l'attention disponible de ses parents. Tout d'un coup, l'arrivée du bébé lui en vole au moins 60%, car le bébé est d'office totalement dépendant, alors que le grand a déjà au moins un peu d'autonomie. 



Ce n'est pas parce qu'on a un peu d'autonomie qu'on a moins besoin d'attention. Le besoin d'attention nous poursuit à l'âge adulte jusque dans le mariage ! Combien de femmes ou d'hommes prennent un amant ou une maitresse parce que leur conjoint ne le voit plus ! 

C'est aussi le regard des parents sur eux qui poussent les enfants à grandir, qui leur donne la confiance nécessaire pour tenter de dépasser leurs limites, se surpasser, ce regard attentif et bienveillant, on en a besoin toute sa vie. En grandissant un jeune ado, ou un adulte est capable de s'en passer de temps en temps, ou de le réclamer simplement, en revanche, un petit enfant peut se sentir très délaissé sans avoir justement les moyens de se faire comprendre à l'arrivée du bébé. 

La qualité principale requise des parents à cet instant délicat est l'empathie. Si l'aîné se sent compris, valorisé, qu'il est impliqué dans les soins au bébé et que les parents collaborent pour toujours trouver du temps pour lui aussi, si on s'arrange pour que l'attention de l'entourage ne se focalise pas exclusivement sur le bébé, alors le rôle d’aîné peut être très bien vécu. 

Une fois les premiers mois passés, on veillera à ne jamais faire porter les responsabilités parentales à l'aîné, cela restera toujours un enfant, et peu importe l'écart d'âge, il n'a pas à être responsable des plus jeunes, il a droit à son enfance. 

Ceci posé, les parents ont toutes les cartes en mains pour que des relations épanouissantes se tissent entre leurs enfants. 

mercredi 23 octobre 2013

A devenir mère, j'ai de nouvelles envies professionnelles ?

Il y a des femmes qui adorent leur boulot, et pour quoi devenir mère n'y change strictement rien. 

Et puis il y en a, comme moi, pour qui devenir mère change tellement de choses, tellement profondément en nous, qu'on n'est plus pareille, qu'on a de nouveaux centre d'intérêts et qu'on souhaite s'investir dans le monde de la petite enfance. 

C'est pour cela que vous avez pu lire dans d'autres posts que je souhaiterais devenir doula et aussi éducatrice Montessori. 


Ce métier de doula, je l'ai découvert récemment, et je trouve que c'est important d'être bien accompagnée pendant la grossesse et l'accouchement, surtout si on n'a pas la chance de pouvoir bénéficier d'un suivi avec une sage-femme. 

La naissance est un voyage qu'on ne devrait pas faire seule. Pour moi, on a davantage besoin de soutien, de confiance, de réconfort, d'encouragement que de tout autre chose. La doula a ce rôle-là. Il ne nécessite pas de formation médicale, seulement une qualité d'être, d'empathie, et d'avoir soi-même accouché. 

J'ignore encore quand je pourrai mener ce projet à bien, mais il reste dans un petit tiroir de ma tête. 

Quant à Educatrice Montessori, c'est parti d'un autre constat criant : les faiblesses toujours croissantes de l'école traditionnelle. Je tiens à préciser que je ne jette pas la pierre aux enseignants, la majorité sont formidables et font ce qu'ils peuvent avec les moyens dont ils disposent. Non, j'en veux au système qui formate des esprits plus qu'il n'aide chacun à s'épanouir selon ce qu'il est. 

Vu la longue observation des enfants qui a conduit Maria Montessori à mettre sur pied sa pédagogie, elle est au plus près de leurs besoins, de leurs aptitudes ! 
Dans le système traditionnel, on se moque totalement des besoins et aptitudes des enfants, ils doivent se conformer à ce qu'on attend d'eux, tant pis si ils s'ennuient, si ils ont du mal à suivre parce que ça va trop vite, si ils sont dissipés parce que cela ne les intéresse pas ! 

L'école traditionnelle tue trop souvent le plaisir d'apprendre et c'est une calamité !

Le désir d'apprendre est puissant chez les tout-petits et écrit en nous de façon indélébile, quand il se brise, cela met grandement en péril l'avenir professionnel du jeune et c'est très dommage !

J'ai une amie qui aimerait mettre sur pied une halte-garderie ... une autre qui pense aussi à devenir doula ... 

Et si j'ai ces nouveaux projets, ce n'est pas que je ne n'aime pas mon métier, mon métier fait partie de ce que je suis, non ce qui ne me correspond plus, c'est le poste que j'occupe, pas assez d'humain, pas assez de sentiment d'utilité, et trop d'heures assise derrière un écran. 

mardi 22 octobre 2013

Quand il y a un problème

J'ai découvert un site où on évoque une question sensible : que faire, si pendant la grossesse les médecins diagnostiquent de graves problèmes de santé, parfois même létaux chez l'enfant à naître. 

Beaucoup de médecins dans ce contexte recommandent une "interruption médicale de grossesse". Cela leur semble tellement logique. 

Pour beaucoup de parents, ce choix n'est pas acceptable, pas en accord avec leurs valeurs. 

Evidemment, quand j'étais enceinte, je n'ai jamais voulu penser à ce cas de figure, mon mari et moi sommes encore dans la force de l'âge, nos familles et nous sommes en bonne santé, il n'y avait pas de raisons de craindre ce genre de problème, et heureusement pour nous, notre fils est né en parfaite santé, plein d'énergie, grâce à Dieu. 

J'ai donc découvert des témoignages de parents qui ont choisi d'accompagner leur enfant jusqu'au bout de sa très courte vie, parfois quelques minutes après un accouchement par voie basse, parfois quelques mois. 

Pour ces parents, chaque instant avec leur bébé était un cadeau, ils ont fait des tas de photos, de films, ils ont gardé une boîte avec toutes les affaires du bébé, il a eu un prénom, un faire-part, un enterrement. 

Evidemment c'est horriblement triste et extrêmement douloureux à vivre, on sait qu'un jour on perdra nos grands-parents, puis nos parents, puis nos amis, mais perdre un enfant, ce n'est pas du tout normal, d'où la difficulté à s'en remettre. Ma cousine qui a accouché à 7 mois d'un bébé décédé dans son ventre (étranglé par le cordon) a mis 10 ans à s'en remettre. Elle aussi a pris des photos, et nous avons assisté à l'enterrement. 

Pourtant, dans ces témoignages de parents qui ont profité de chaque instant, on sent une joie, un soulagement, la sérénité d'avoir vécu tout ce qu'il était possible de vivre avec cet enfant-là. 

J'ai trouvé cela très courageux et très beau de respecter à ce point la nature. Bien sûr, le plus grand souci pour ces parents était que leur enfant ne souffre pas, et dans 95% des cas, dans le ventre de sa mère, même avec des malformations, il ne souffre pas. 

La majorité de ces petites merveilles se sont endormies paisiblement dans les bras de leurs parents pour ne jamais se réveiller, tout doucement. 

Bien sûr je souhaite à tous les parents qui me liront de ne jamais vivre ça, mais pour ceux qui malgré eux y sont confrontés, je crois que c'est important d'y réfléchir, de ne pas prendre une décision à la hâte en écoutant le médecin qui veut nous "débarrasser du problème". 

Le deuil est un lent processus que chacun doit pouvoir faire pour continuer à vivre après, et quand on veut bâcler, ou se convaincre de mensonges comme : "il n'a pas vraiment, vécu, c'était pas encore tout à fait notre enfant ..." à mon avis, on souffre bien plus longtemps ! 







lundi 21 octobre 2013

La désinformation autour de l'allaitement


J'ai rarement eu des envies de militantisme, pourtant, avec l'allaitement, ça m'est venu tout naturellement. 

Simplement parce qu'en Europe de l'ouest, on n'a pas tellement une culture de l'allaitement ! Toute maman qui allaite exclusivement jusqu'à 6 mois est candidate pour recevoir une médaille du mérite. Par contre, celle qui s'entête au delà de cette date butoir passe au mieux pour une extraterrestre, au pire pour une allumée anti-féministe !

Je n'ai jamais vraiment compris les thèses des féministes, et c'est pas trop mon débat. Pour moi, les hommes et les femmes sont intellectuellement, psychologiquement et physiologiquement différents, et complémentaires. 

Chacun a droit au respect, il ne devrait pas y avoir de rapport de force. 

Élever un enfant, et le nourrir, c'est aussi quelque chose, qui devrait se faire à deux. Pour ma part, je n'aurais pas réussi mon allaitement sans le soutien indéfectible de mon mari, qui a géré l'intendance, qui a aidé à bien positionné le bébé, qui l'a pris dans les bras pendant que je tirais le lait ! 

Ce qui me chagrine le plus concernant l'allaitement en général, c'est que, soit on désinforme allègrement, en faisant passer les préparations pour nourrisson (oui c'est la formule scientifiquement exacte) pour équivalentes au lait maternel ; soit on invente tout un tas de balivernes pour faire croire que "tu n'a pas assez de lait", "tes seins sont trop petits", "ça abîme la poitrine", "ça fatigue", "ça empêche le couple de retrouver une vie intime", "c'est pas compatible avec la reprise du travail" ... et j'en oublie ! 

On oublie que le corps féminin a été conçu pour porter et nourrir nos enfants, nous sommes des mammifères, ne l'oublions pas. La nature est remarquablement bien faite, pour moi, l'allaitement, comme la conception, comme la grossesse sont des miracles qui révèlent l'ingéniosité et l'amour du Créateur. 

Pour moi, l'allaitement, c'est donc aussi un peu une question de foi, est-ce que je profite à fond des dispositions divines, qui sont supérieures à tout ce que les humains peuvent inventer, ou est-ce que je succombe à l'état d'esprit ambiant, qui me dit que "à partir de 6 mois, le lait maternel, ça ne vaut plus rien?" 

Oui cette ineptie-là je l'ai entendue aussi. 

En dehors des bénéfices scientifiquement prouvés de l'allaitement, je pense que c'est excellent pour le lien qu'on tisse avec son enfant, surtout si l'accouchement a été difficile ou très différent de ce qu'on espérait. 

Je rêve que le jour où ce sera à ma fille, ou à ma belle-fille d'allaiter, elle puisse disposer d'un an de congé maternité, que toutes les sage-femme soient bien formées en allaitement, que les pédiatres soient un peu plus encourageants à ce sujet, et que tout le monde trouve ça normal d'allaiter jusqu'à 1 an, voir 2, mais je ne me fais pas trop d'illusions. 

vendredi 18 octobre 2013

Comment se soude un couple

Je ne vais pas parler pour les autres, mais en discutant avec une amie chère ce matin, j'ai réalisé qu'en effet, les épreuves peuvent souder un couple plus que n'importe quelles belles qualités de cœur, et qu'on ne devrait pas redouter de les avoir dès le début. 

Le schéma classique de la rencontre, c'est plutôt on s'aperçoit, on se charme, on se séduit, on s'approche, on s'enlace, on fait des projets, on se marie, ... et puis les ennuis arrivent, et révèlent qui chacun est vraiment, et mettent au jour le caractère judicieux ou non du choix du partenaire. 

Chez nous, ça n'a pas du tout, du tout, été ça. C'était, on s'aperçoit, on se dit que rien ne sera jamais possible, on discute, je parle de mon ex, on a pitié l'un de l'autre, on discute, on s'approche, on se dit que non pas maintenant, on s'éloigne, on se manque, on se rapproche, on se dit que non pas encore maintenant, on nous éloigne, on se manque, on se rapproche et là on ne se quitte plus, bébé est en chemin, on se marie, et là, le bien être arrive ! 

Parcours plus ou moins atypique, qui a donc commencé sur une pitié réciproque, ensuite sur une profonde honnêteté, authenticité. 
Nous n'avons pas de secrets l'un pour l'autre, nous savons chacun qui nous sommes et à qui nous avons à faire, nous savons que l'autre nous aime tel que nous sommes, sans artifices, sans comédie, et c'est très agréable. 

Bien sûr, une grossesse, cela chamboule bien des choses dans une vie, surtout psychologiquement, cela fait resurgir des "fantômes" du passé, une fois chassés, on est plus sereins, tournés vers l'avenir. 

A partir de là, la confiance ne cesse de croire, tout comme le désir de rendre la vie de l'autre la plus agréable possible. 

Chacun est donc disposé à travailler sur lui-même, non pas pour plaire au conjoint, mais pour plaire au Créateur, pour s'améliorer, être un exemple pour cet enfant qui nous est confié et pour embellir la vie du conjoint. 

Ainsi, on part sur des fondements solides sur lesquels le bonheur peut s'installer, même si tout n'est pas simple, tout n'est pas rose dans ce monde, et tout ne tourne pas toujours comme on l'aurait imaginé et souhaité. 




Le bonheur dépend de ce qu'on juge essentiel, une fois qu'on l'a, le reste a peu d'importance. 

Et mon essentiel, c'est toi. 

jeudi 17 octobre 2013

Un rêve parmi d'autres

Il y a une chose que j'ai toujours voulu faire et que je ferai un jour, quand j'aurai assez vécu, c'est écrire un roman. 
Un bon roman, un qui mérite une publication, qui se lit agréablement, qui touche son lecteur, qui lui fait passer un bon moment, qui le fait sourire et qu'il porte en lui après l'avoir refermé. 
Pour cela, il me faut encore mûrir un peu, vivre un peu, réaliser d'autres rêves. 

C'est important d'avoir des rêves, et ce que je voudrais en tant que mère, c'est toujours encourager les rêves de mon fils, parce qu'à force de les méditer, de les mâcher, de les triturer, on pourrait finir par les réaliser !

C'est Do qui dit que : Les plus grands projets ont d'abord été des rêves. 

Et c'est Félicien Marceau qui dit que : Le bonheur c'est de savoir ce qu'on veut, et le vouloir passionnément ! Au moins, cela porte en avant !

Parce qu'il faut bien trouver de vraies raisons de se lever de bonne humeur chaque matin. 

Et je dois dire, que ces dernières années, pour moi, ça c'était très difficile ! Je ne m'épanouissais pas du tout dans mon boulot, mais voilà, j'avais peur du changement, peur d'un nouveau salaire moins confortable et surtout j'étais trop malheureuse pour trouver le courage de m'attaquer sérieusement à ce problème. 

Aujourd'hui, c'est différent, déjà je suis heureuse, ensuite on me pousse au changement, l'initiative ne vient pas de moi, et c'est mieux quelque part, parce que je n'ai pas le choix, je DOIS changer. Parce que même si je ne voulais pas, la vie s'en chargerait pour moi !

Ainsi je me sens tellement plus légère, soulagée, pleine d'entrain pour aborder cette nouvelle étape de ma vie !

Ne pas savoir où je serai dans 5 mois et demi, cela a finalement quelque chose de grisant, comme une nouvelle aventure, un départ vers l'inconnu ! 

Contrairement aux pessimistes, je crois que l'inconnu peut cacher quelque chose d'infiniment mieux que le connu d'aujourd'hui, qui me lasse et m'emprisonne. 

Et comme je le pensais déjà à 13 ans : Notre avenir nous appartient.

mercredi 16 octobre 2013

Un corps sexy après bébé ?

La photo en elle-même est plutôt agréable à regarder ! Par contre le "quelle est votre excuse", très peu pour moi !

Que la dame en question sache que toutes les mamans ne travaillent pas dans le fitness et n'ont donc pas nécessairement le temps pour faire autant de sport qu'elle, ce qui est obligatoire pour avoir un corps comme elle ! 

Reste que pour Do, et pour bien d'autres hommes j'en suis sûre, elle ne ferait même pas envie, pas assez de formes ! Et elle n'a pas du beaucoup allaiter ses enfants, sinon elle en aurait garder une peu de poitrine ... 

Au fond, elle correspond à toutes ces anorexiques de magazines, aux photos retouchées ... Je veux bien croire à sa réelle minceur ... là n'est pas le problème. Le problème est qu'on veut nous faire croire, et surtout à nos ado influençables, que c'est ça une belle femme !

Et bien non, je ne suis pas d'accord. Pour moi, celles-ci qu'on pouvait voir dans la campagne "Dove" sont plus jolies : 



Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, un sommeil de qualité et suffisant, sont les fondements d'une bonne hygiène de vie, celle qui favorise aussi la beauté physique. Dans de telles conditions, une maman peut tout à fait retrouver son corps de jeune fille, ou presque. 

Il est également vrai qu'un laisser-aller ne serait pas profitable au couple, ni au moral. 

Pourtant, on n'a jamais motivé quelqu'un en le culpabilisant ! 

Qu'elle nous propose plutôt son aide, si elle m'envoie un virement de 2500 euros par mois, je veux bien aller faire une heure de sport tous les jours et manger bio ! 

mardi 15 octobre 2013

Que c'est délicieux

Hier, comme ça, par surprise, on s'est offert un petit retour en arrière, un retour aux débuts de notre histoire !


Qu'est ce que ça fait du bien ! C'était improvisé, c'était court (la durée d'Hotel California)
mais c'était tendre, c'était romantique, c'était succulent. 

Des moments comme ça, il devrait y en avoir plus souvent. 

Trop absorbés par notre rôle de parent, par les obligations de la vie, on laisse trop de choses nous empêcher d'être juste un couple. 

Il y en a qui n'ont aucunes difficultés à confier leur bébé à une baby-sitter pour aller au resto ou au ciné. C'est loin d'être notre cas, surtout le mien je crois. Il est encore si petit. 

Pourtant il faudra que je me décide, parce qu'être juste un couple, c'est trop bon, j'ai toujours adoré ça. 

Un jour, plus tard, quand il sera plus grand, il faudra aussi tenter les weekend en amoureux, la semaine de vacances en amoureux. C'est pas pour demain, mais je suis sûre que cela fera beaucoup de bien !

Et puis il y aura aussi l'âge des colonies de vacances où ce sont les enfants qui partent, encore faut-il qu'ils partent tous en même temps ... 

Le jour où je travaillerai moins, je trouverai aussi le moyen d'avoir du temps pour moi, pour faire du sport, du shopping, aller à la bibliothèque ... 

Il parait que notre vie ne doit pas être centrée sur notre enfant, je suis d'accord, et en même temps, cela dépend de son âge. Je ne peux pas le pousser à plus d'autonomie pour mon confort personnel. Ce serait injuste et préjudiciable sur le long terme. 

Par contre, ce que je peux faire, c'est encourager ses désirs d'autonomie, lui permettre de l'atteindre le plus tôt possible, en lui donnant les outils, les repères pour le faire. Il n'y a que les enfants blessés qui veulent rester éternellement dans les jupes de leurs mères, les autres préfèrent découvrir le monde. Voilà qui est heureux, ainsi un jour, demain même, nous serons à nouveau deux !

La "bonne" fessée - ou comment fabriquer un futur caïd !


Quand j'ai lu ceci : 
"Si elle a été administrée correctement, et même si cela vous paraît bizarre, la fessée peut être une expérience positive dans l’apprentissage de l’enfant. Bien que certains pensent que cela encourage la violence, la fessée n’apprend pas à votre enfant à résoudre ses problèmes par la violence. Une relation de confiance se créé entre les membres de la famille et la plupart des enfants méritent une bonne fessée au moins une fois dans leur vie pour corriger leur comportement. C’est normal. Vous vous sentirez peut-être mal intérieurement (ce qui est tout à fait normal), mais cela ne fait pas de vous un mauvais parent car si vous la donnez de la bonne manière (sans abus et pour les bonnes raisons), la fessée fait partie de l’éducation. Une fois que vous aurez terminé de le fesser, assurez-vous de rappeler à votre enfant que vous l’aimez toujours, faites-lui un câlin et un bisou. Il vous en voudra pendant quelques jours mais finira en général par vous pardonner."
sur ce blog : http://lesvendredisintellos.com/2013/09/06/le-how-to-de-la-bonne-fessee-ou-comment-bien-eduquer-son-enfant/

J'ai été abyssalement choquée, oui au plus profond de mon être !

Quelles inepties, quelle connerie ! N'est-ce pas trahir la confiance toute naturelle de son enfant que d'user de violence envers lui ? N'est-ce pas cruel de maltraiter volontairement et à froid un être sans défenses dont on est justement responsable, ainsi que de sa sécurité physique et affective ? 

Honnêtement, au travail, si vous faisiez une erreur et que votre patron use de violence ou d'humiliation publique envers vous, vous trouveriez ça normal ? Acceptable ? Et encore, vous n'êtes pas sans défense contre votre patron comme l'est un enfant devant son parent !

Il n'y a jamais de bonne raison de donner une fessée ! Et si, le parent qui ne connait pas d'autres moyens d'obtenir de son enfant un comportement adapté est un mauvais parent !

Qu'on se le dise !

Je comprends le parent poussé à bout qui laisse échapper une fessée sous le coup de la colère, c'est humain. 

Mais jamais au grand jamais je ne trouverais de circonstances atténuantes ou de justifications acceptables pour le parent qui la donne à froid ! Celui-là, pour moi, c'est juste un monstre ni plus ni moins. 

Et biensûr qu'il enseigne ainsi à l'enfant que les conflits se règlent dans la violence et l'abus de pouvoir et non dans le dialogue !

Les enfants sont bien moins sensibles à ce qu'on dit qu'à ce qu'on fait ! Ils calquent l'exemple plus qu'ils n'écoutent les mots !

Nul doute que l'auteur du paragraphe ci-dessus a reçu des fessées, qu'il en adonnées, sinon il n'éprouverait pas le besoin d'écrire de telles conneries, si infamantes ! 



La vraie question c'est comment faire autrement !

Déjà, garder son calme quand les enfants testent les limites, et quand on sent qu'on perd le contrôle, on peut de soi-même s'éloigner, respirer un bon coup, boire un grand verre d'eau, sortir au jardin marcher un peu ... 

Ensuite, dire clairement à son enfant ce qu'on attend de lui et pourquoi. 

Après écouter les raisons de son refus. 

Si il touche à ce qui est négociable, alors on négocie. Si il touche à ce qui est non-négociable (la sécurité, le respect d'autrui, de soi) alors on impose fermement et calmement sa volonté, avec des aménagements si c'est possible. 

Si il s'entête, rappeler la sanction prévue, sanction qui doit être une conséquence logique : par exemple celui qui renverse un verre doit nettoyer, celui qui rentre un jour en retard doit après rentrer plus tôt, celui qui dépasse son forfait de portable reçoit un forfait plus petit le mois suivant et doit rembourser la différence avec son argent de poche ... 

Si l'enfant est en crise, il a besoin qu'on pratique l'écoute active, qu'on l'aide à découvrir le véritable besoin non satisfait qui se cache sous la colère, la fatigue, les cris. 

Si l'enfant est trop "hors de lui" pour communiquer, et qu'il est encore petit, on peut le maintenir dans les bras le temps qu'il se calme. 

Si cela fait décupler sa colère, on peut l'emmener dans sa chambre, ou au jardin, et rester à côté de lui le temps qu'il se calme. 

L'idéal étant de désamorcer la colère avant qu'elle monte trop, par exemple en utilisant un signal qu'on a choisi ensemble et qu'on utilise quand on sent la crise arriver. 

Tout cela pour dire qu'il y a des moyens d'éduquer un enfant, et qu'on n'est pas obliger d'utiliser des techniques de dressage violentes ! 

lundi 14 octobre 2013

Cette société qui nous force à travailler à l'extérieur


Vous remarquerez le "à l'extérieur", car oui messieurs (surtout) les mères au foyer travaillent !
En réalité, elles n'ont jamais de vacances ! Dans une maison, surtout avec des enfants, il y a toujours beaucoup à faire : le linge, les repas, l'entretien de la maison, les soins aux enfants, les jeux avec les enfants, le taxi pour les enfants ... les courses, la déco, les réparations diverses, les démarches administratives. 

J'ai lu un jour qu'on a calculé qu'une mère de famille, si elle devait être remplacée par une personne salariée, coûterait au moins 3000 euros brut par mois !

Alors messieurs qui avez l'immense privilège d'avoir votre femme à la maison pour élever vos enfants, pensez-y ! Votre femme vous fait faire de belles économies ! Alors il n'y a pas de raisons pour qu'elle n'ait pas accès au compte sur lequel le salaire est versé !

A moins que vous lui versiez un salaire correct ! 

J'adorerais vivre dans une société où on donne un salaire aux mères au foyer ! Ainsi, il y aurait plus de place sur le marché de l'emploi pour les célibataires, les sans-enfants ... celles avec de grands ados ! 

Les enfants seraient mieux éduqués (on l'espère) la société serait moins violente, moins délinquante, et le marché de l'emploi se porterait mieux !

Car en effet, pour moi, les mères qui travaillent ont gagné un double esclavage, en plus de toutes les responsabilités habituelles, elles ont gagné un maître de plus : le patron, qui les considère parfois comme taillables et corvéables à merci, et elles tombent dans le piège de se sentir obligées de prouver qu'elles peuvent en faire autant que les autres sans enfants, ou que les hommes ! 

Pour moi, dans la vie, il y a des choix à faire. C'est illusoire de penser qu'on peut bien s'occuper de ses enfants soi-même et en même temps faire une belle carrière où on bosse 60h par semaine !

Il n'y a que 24h dans une journée, il faut dormir de temps en temps ! Que certaines femmes misent tout sur leur carrière, tant mieux, si c'est cela qui les épanouit ... 
Alors pourquoi vouloir en même temps une famille nombreuse ? pour les vieux jours ? 
Je ne comprendrai jamais qu'on engendre des enfants pour que d'autres les élèvent ... c'est pour moi un non sens total ... ce n'est que mon avis !

Et puis il y a des femmes qui ont la chance d'avoir un boulot qui les épanouit avec un horaire flexible qui leur permet d'être là pour leurs enfants, à condition d'une bonne organisation ! Tant mieux pour celles-là également.

Non, celles que je plains, ce sont celles qui, comme moi, aimeraient rester à la maison et pour des raisons économiques, ne le peuvent pas. Et c'est ça que je trouve dommage dans notre société. L'état devrait davantage encourager les femmes à prendre soin de leurs enfants, en leur assurant un pécule qui complète les revenus du papa ou qui assure une vie décente à ces mères célibataires. 

Je rêve je sais. Et je ne fais pas de politique, donc c'est pas demain qu'on va m'écouter ... c'est à nous de créer la vie dont nous rêvons, sans rien attendre de personne, cela prend plus de temps qu'on ne l'imagine au départ, l'important est d'y arriver ! 

Le plus tôt sera le mieux ! 



Les inepties de l'éducation occidentale

La plus flagrante pour moi, c'est ce désir fou de vouloir qu'un petit qui a passé 9 mois au chaud dans notre ventre, entouré de chaleur, de bruits, confiné, dorme seul dans sa chambre dès la naissance !

C'est, selon moi, un non sens total ! Et d'ailleurs, parmi les mammifères, aucune autre espèce n'agit de la sorte, quand on dort, on est vulnérable, encore plus quand on est bébé, donc on reste proche de ses parents, qui pourront réagir en cas de danger !

Bon c'est vrai, on ne vit pas dans la jungle, et il n'y a pas de gros dangers dans une chambre de bébé.

Mais que dire du besoin de contacts, de chaleur ? 

Pendant ma grossesse nous avons abordé ce thème avec mon mari, et en Afrique, qu'un enfant dorme seul ne viendrait à l'esprit de personne. Quand il grandit il dort avec son frère, sa soeur, son cousin, et c'est seulement à l'adolescence que chacun a sa chambre. 

Au début, j'étais d'accord pour qu'il dorme dans notre chambre, mais dans son lit. 

Et puis, il est né, et mon point de vue a changé devant la réalité ! Mon petit poyon ne voulait pas dormir ailleurs que contre moi.

Au début, il était si petit, cela ne m'allait pas du tout, je dormais très mal avec lui dans mon lit. Alors j'ai fait le forcing pour qu'il aille dans son berceau. Sans trop de succès, j'étais fatiguée. Et puis il a grandi, alors cela m'a moins dérangé qu'il dorme avec moi. Et puis je m'y suis carrément habituée !

Si deuxième il y a, dommage pour la famille, je ne demanderai plus le berceau de mon grand-père. J'irais acheter un lit à barreau chez ikea dont une barrière est escamotable, et je ferai ainsi un side-bed. Ainsi dès la naissance, il sera près de moi, mais dans son espace, en sécurité, nous pourrons dormir ! 

Une autre ineptie de l'éducation occidentale, selon moi, c'est l'absence du portage. 
Heureusement que cela commence à être de plus en plus connu et que bien des parents l'adoptent devant sa facilité, son confort ! Mais cela n'a pas toujours été le cas, loin s'en faut ! 
Et pourtant, nous sommes des porteurs, comme les singes. Et nous avons besoin de ce contact fréquent pour tisser du lien, pour que nos enfants aient confiance en nous, et puis surtout en eux ! Et puis c'est une hauteur adéquate pour satisfaire leur curiosité et voir tout ce que nous faisons. Ce qui leur donnera envie de le faire aussi ! 
C'est aussi une hauteur géniale pour ne pas respirer les gaz d'échappements de voiture ! Pour moi, la poussette, on devrait la cantonner au parc, aux espaces les moins pollués ! Et puis en transports en communs, c'est franchement pas pratique !

Et une dernière pour la route : la peur qui nous fait dire non à trop de leurs envies d'explorations ! A l'âge où ils commencent à se déplacer, c'est tout à fait normal qu'ils aient envie de découvrir, de toucher, de tester, d'escalader ... 

Autant nous voulions les pousser à rester seuls dans leur lit dès la naissance, autant quand ils grandissent et veulent naturellement s'éloigner de nous, alors on voudrait freiner des 4 fers !

Phénomène qui se reproduit quelques années plus tard à l'adolescence, quand ils veulent encore plus de libertés, bien des parents voudraient alors tout surveiller, contrôler ... 

Et si on écoutait un peu plus les besoins de nos enfants ? Et si on était plus attentifs à eux, de manière à discerner leurs capacités, afin de leur donner l'espace de libertés dont ils ont besoin et qu'ils sont capables de gérer ? 

Un jour mon mari a sorti une très belle phrase sur notre démarche éducative : 
"Ici, il n'y a pas de culture, il n'y a que les principes (bibliques) et le bon sens." 

Je trouve que c'est une base saine et solide. 

samedi 12 octobre 2013

Maria Montessori - la découverte

Je crois que ma première rencontre avec Maria Montessori, ce fut sur un forum, ou un blog ... c'était fortuit et un peu court.


Alors j'ai commencé à lire, et en premier : Les étapes de l'éducation. C'est un bon résumé je trouve pour découvrir. Le temps passant j'achèterai d'autres livres, il faudra que j'approfondisse.

Un slogan qu'on retrouve chez elle et qui est assez central c'est : apprends-moi à faire seul.

Pour moi, c'est ça le but d'une éducation, d'une instruction réussie : que notre enfant devenu ado ou adulte soit parfaitement capable de se débrouiller seul. Pour cela, il faut connaître les étapes de son développement, et l'accompagner au mieux en lui proposant les stimulations qui sont adaptées à son intérêt et à son niveau de compétence. 

La pédagogie de Maria Montessori repose sur son intense observation des enfants, cette observation attentive, bienveillante. Au fond, c'est nous qui avons beaucoup à apprendre d'eux, pour autant qu'on prenne le temps. 

Ce que j'ai retenu de la pédagogie de Maria Montessori c'est que l'enfant traverse des périodes sensibles au cours desquelles il est particulièrement réceptif à de nouveaux apprentissage, l'adulte est là pour proposer l'activité qui mettra cette période à profit. 

sLe matériel pédagogique élaboré par Maria Montessori est conçu pour que l'enfant l'utilise seul une fois qu'on lui en a présenté l'utilisation "standard", après il est libre de l'exploiter comme il le souhaite, autant de fois qu'il le souhaite. En laissant l'enfant manipuler le matériel à son rythme, il forge sa propre concentration et assoit ses connaissances sur des bases très solides qu'il n'oubliera jamais. Il s'approprie le savoir au lieu de simplement l'ingurgiter. C'est très différent comme approche. Et comme l'enfant prend plaisir à utiliser le matériel, il se discipline de lui-même pour aller jusqu'au bout. Pas besoin de coercition, pas besoin d'exiger le silence, qu'on reste à sa place, cela va de soi. 

Dans cette vidéo : Montessori en ZEP on voit l'ambiance qui règne dans une classe, je trouve cela assez formidable. 
Et si pour une raison ou l'autre, je n'ai pas l'opportunité d'instruire mon enfant moi-même, je ferai tout ce qui est en pouvoir pour qu'il ait accès à une école Montessori. 

C'est pas pour rien si les génies du web, devenus riches, sont passés par là. 

Je pense que l'école traditionnelle tue la créativité naturelle des enfants et les formate plus que de les aider à s'épanouir, c'est très dommage, et ce n'est pas ce que je souhaite pour mon enfant. 

L'instruction en famille

A dire vrai, jusqu'à il y a peu, je ne savais pas que l'école n'était pas obligatoire. En fait, ce qui est obligatoire, c'est l'instruction !

On peut donc instruire son enfant soi-même, chez soi, et il passe périodiquement des examens afin que son niveau soit évalué et qu'il puisse obtenir les mêmes certificats et diplômes que les autres. 

J'ai commencé à me poser des questions sur le sujet quand j'ai pu constater la violence qui règne aujourd'hui dans les écoles, violence entre les enfants, violence des professeurs, violence du système en lui-même. 


Entasser 35 enfants dans une classe avec un professeur, c'est pour moi un non-sens total. 
Parce que le professeur ne peut pas, dans ces conditions, faire un travail intéressant pour lui et profitable aux enfants. 

Chaque enfant avance a son rythme, certains rencontrent des difficultés, d'autres comprennent tout tellement facilement qu'ils n'ennuient et perturbent le cours ... Comment faire au mieux dans ce cas ? 

Après, j'ai commencé à réfléchir au genre de pédagogie qu'il faudrait mettre en place, vouloir instruire ses enfants c'est bien, mais cela ne s'improvise pas, il faut quand même des repères, un fil conducteur, en plus d'avoir du temps, du matériel pédagogique, une classe à la maison ... 

C'est dans ce cheminement que j'ai découvert Maria Montessori dont je parlerais dans un prochain post. 

Ce qui revient souvent comme craintes quand on parle d'instruction en famille, ou d'enfants non scolarisés c'est : oh mais comment aura-t-il des copains de son âge ? 
Et bien en faisant du sport, des arts ... avec la famille élargie, les voisins, les enfants des amis des parents, et en ce qui nous concerne parmi ceux qui partagent notre foi. 

Je pense que cela doit être une formidable aventure que d'instruire ses enfants, et j'ai vraiment envie de me lancer là-dedans, parce que le lâcher dans la jungle, à 3 ans, je trouve que c'est vraiment tôt. Il sera toujours bien temps de le faire à 12 ans ou à 18 ans ... 


Mise à jour ce 11/12/2013 : Découverte d'un article et d'un livre captivants et utiles dans cette réflexion : L'insoumission à l'école obligatoire, article de L'elfe, et livre de Catherine Baker.

Une petite citation en guise d'amuse-bouche, ce que l'elfe dit de Catherine Baker :

"Méfiante envers tout mouvement organisé, toute pensée collective, elle est moins dans la construction d’une société idéale que dans la création d’un espace de liberté, de bonheur et d’amour pour l’individu vivant au sein d’une cette société imparfaite, dangereuse et destructrice pour les garants de ses valeurs aussi bien que  pour celles et ceux qui n’y adhèrent et désirent la changer. Comme elle le dit dans le chapitre intitulé « contre la normalisation » : "Les rapports institutionnalisés entachent de surcroît tout ce qui serait tenté contre eux. Être contre est encore un esclavage. Il faut être HORS DE.""

jeudi 10 octobre 2013

Continuer d'être un couple, en étant parent

C'est une difficulté à laquelle je n'ai pas trouvé beaucoup de réponses, en tout cas, pas de réponses tout à fait satisfaisante pour moi. 

Etre une famille, c'est très différent d'être un couple. A cause de ce petit être tellement dépendant, toute l'attention est focalisée sur lui, c'est bien normal, et pourtant ...

J'aurais voulu profiter davantage de la vie à deux, c'est ce que je me dis souvent. Et la seconde d'après je me dis que si on ne l'avait pas conçu ce jour-là, ce ne serait pas lui, et ça, ce serait trop dommage, parce qu'il est génial notre fils. 

Evidemment, il va grandir, il va rechercher de plus en plus d'autonomie, nous laissant de plus en plus de possibilités d'être à deux ... oui mais en attendant ?

En attendant, on essaye de continuer à se parler, d'autres sujets que le petit poyon, en attendant on regarde ensemble notre petite série du soir ... en attendant, on essaye quand même de prendre soin l'un de l'autre, de profiter de chaque instant. 

Et puis un jour, il faudra qu'on se décide à le faire garder, pour une soirée, pour être juste tous les deux ... il faudra oui ... 

Une chose qu'on fait quand même, c'est de lui signaler sa place clairement. Moi aussi j'aime qu'il me prenne dans les bras, alors quand je vais vers lui sous le regard attentif du petit, je le regarde aussi, et je lui dis : ben oui c'est mon amoureux, toi t'es mon bébé, moi aussi je veux mes bras ! 

Et quand chéri vient vers moi et que j'ai le petit dans les bras, et qu'il lui lance un regard style : c'est MA maman, chéri lui sort : c'est MA femme. 

Non je suis pas fusionnelle avec mon petit poyon, je trouve que ça fait du bien de dire quelle est la place de chacun, ça clarifie. 

Enfant unique ou famille nombreuse ?


Je suis l'ainée d'une famille nombreuse, mon mari aussi. 

Des enfants uniques, j'en fréquente, et bien sûr, il y en a qui sont extra. 

Pourtant, pour moi, un enfant unique, ça reste bien triste, surtout pour lui. 

Alors c'est vrai aujourd'hui, je suis comblée, et ma vie est telle qu'un autre bébé là, maintenant, ce ne serait pas du tout une bonne idée, pourtant, c'est un souhait, pour un peu plus tard. 

Parce que si je ne suis pas pour l'enfant unique, je ne suis pas non plus pour le tir groupé ! Pour moi, avant d'avoir un 2e enfant, il faut que le premier ait déjà gagné une certaine autonomie, pour que justement, il ne voit pas le petit nouveau comme une menace qui lui vole l'attention dont il a encore grandement besoin. Je sais qu'un enfant de 3 ans a encore besoin de beaucoup d'attention, mais quand même pas comme un petit de 18 mois, un enfant de 3 ans sait jouer seul, et a même envie de "s'occuper" du bébé avec maman. 

Pour aller aussi dans le terre à terre, pour faire un 2e enfant, il faut aussi penser au budget, parce que, y'a pas à dire, un enfant c'est mignon, mais c'est pas gratuit, il faut la place, il faut soit le faire garder, soit arrêter de travailler, et ça, ça ne se fait pas toujours comme on voudrait. 

Du point de vue de l'enfant, je pense qu'on trouve toujours des avantages à une situation qu'on soit enfant unique ou dans une fratrie, comme il y a aussi des inconvénients des deux côtés. Pour ce que j'en connais, les avantages de la fratrie restent supérieures aux avantages d'être un enfant unique. Et j'en connais beaucoup qui auraient voulu un frère ou une sœur. 

J'ai des frères et soeurs, et nous ne sommes pas très proches, et ça, je le regrette. La vie nous a fait ainsi ... et puis quand je vois que dans certaines fratrie ça se déchire à fond, je me dis que finalement en étant pas trop proches, on n'a pas non plus trop de raisons de s'en vouloir et c'est pas si mal ! 

Des tabous, des non-dits dans la relation parent/enfant

Ces dernière décennies, les relations entre parents et enfants ont considérablement évolué. 
En perdant un peu de leur autorité, en renonçant un peu à cette obéissance aveugle et sans discussion, les parents, en général, sont devenus plus abordables pour leurs enfants. 
C'est une excellente chose. 
On éduque mieux son enfant si on le comprend, on le comprend mieux si il nous livre le fond de son cœur, le fond de sa pensée. Il peut nous parler si il ne sent pas jugé, si il ne craint pas nos réactions. 
Reste qu'il y a quand même encore parfois certains tabous, certains sujets qui nous gênent. 

Par exemple, bien des jeunes parents d'aujourd'hui n'ont jamais eu avec leurs propres parents une conversation ouverte sur la sexualité. Oui, on leur a bien expliqué la contraception, les changements physiques, mais parler du plaisir, de comment ça se passe, tout ça, "ça ne se fait pas". Conséquence : le jeune qui a des questions, il va chercher ses réponses ailleurs, et parfois, au pire endroit ! Le pire endroit il y a 30 ans d'ici était encore très soft comparé au pire endroit d'aujourd'hui ! Quand on sait tout ce qui est facilement accessible aux jeunes, sur tous les supports que cela soit, cela fait peur !
Il est d'autant plus indispensable pour nous, jeunes parents, d'oser aborder ces sujets un peu délicats. Car il est évident qu'à un certain âge, notre jeune se posera des questions. Alors tout ce qu'on pourra espérer, c'est qu'il se sente à l'aise de nous les poser, à nous ! 
A nous de nous préparer à nous sentir à l'aise pour lui répondre !

Un autre sujet parfois difficile, ce sont les "secrets de famille". De nombreuses familles ont leurs zones d'ombre, on préfère le cacher aux enfants "pour ne pas les perturber". Jusqu'à ne jamais dire à un enfant qu'il a été adopté par exemple, ou que son père qui l'élève, n'est pas son père biologique. 
Le problème avec les secrets de famille c'est que de un, tout finit toujours par se savoir. De deux, ce qui n'est pas dit, est quand même ressenti, et si c'est douloureux, cela peut créer un traumatisme qui provoque des symptômes physiques difficiles à expliquer et à soigner ! 

Faut-il tout dire aux enfants et parler de tout ? 

Oui et non. La priorité pour moi, est déjà de répondre à leurs questions. Le plus honnêtement possible, dans des termes adaptés à leur âge. Ne pas avoir peur de dire, je ne sais pas, je vais chercher. 
On ne devrait non plus rien leur cacher sur leur propre histoire : le désir d'enfant, la conception, la grossesse, l'accouchement, la petite enfance. Ils ont besoin de savoir d'où ils viennent, car cela définit en partie qui ils sont. Ce n'est pas obligatoire d'ajouter force détails, mais les grandes lignes, et si ils veulent en savoir plus, ils poseront des questions au moment qui leur conviendra. 
On ne devrait pas non plus leur cacher les choses qui ont de l'influence sur leur quotidien. Si un grand-parent décède, il faudra expliquer la mort, et pas juste dire : il est parti. 
Si leur oncle et leur tante divorcent, il faudra expliquer ce qui se passe, et pas simplement les voir séparément. 
Si papa est très malade, il faudra aussi expliquer. 
Si maman est enceinte, on ne le dira pas à la dernière minute. 

Au quotidien, partager nos émotions, leur permettra aussi d'acquérir le vocabulaire émotionnel qui ouvre la porte à l'intelligence émotionnelle, faculté indispensable pour réussir sa vie. Dire comment on se sent et pourquoi, cela rapproche, cela amène la compréhension et l'empathie. De beaux exemples qu'ils imiteront. 

Doit-on évoquer toutes ses frasques de jeunesse ? Seulement si ils peuvent en tirer une leçon intéressante et seulement aux alentours du même âge. 


Faut-il parler de religion aux enfants ? 

Définitivement oui. Cela fait partie de notre rôle d'éducateur, et encore plus de chrétien, de partager notre foi. Partager, ne signifie pas imposer ! On ne devrait pas prendre de décision à leur place. On ne devrait pas leur forcer la main. Et pour aller jusqu'au bout de la démarche, on devrait même leur donner les bases théoriques pour comprendre les autres religions et courants de pensées ! 

Et quand les enfants grandissent ...?

Nos enfants deviendront adultes. Un jour, bien que moins expérimentés, ils seront du même côté que nous. Ce qui va déterminer la franchise de nos rapports à ce moment-là, c'est notre humilité, notre capacité à nous remettre en question. 
Un enfant réellement adulte saura faire la part des choses entre l'éducation qu'il a reçue, les motivations de ses parents, le résultat obtenu et ce qu'il a découvert à l'extérieur. Si nous, nous sommes capables d'entendre ce qu'il a à nous dire, nous pourrions en sortir grandi. Si il ne dit rien, ne remets rien en cause, c'est probablement qu'il est un peu piégé par l'affectif et qu'il redoute d'être moins aimé, de moins plaire si il dit ce qu'il pense, ce serait très dommage, cela signifierait qu'il n'a pas compris que notre amour pour lui est inconditionnel et qu'il perdurera quoi qu'il fasse, quoi qu'il dise. 

Devenir mère, ce que ça change



Tout le monde imagine assez facilement ce que "devenir mère" change au quotidien. 
Je crois qu'on en a toutes une idée avant de franchir le cap. 
Une fois qu'on y est, c'est quand même un peu différent. 

Au quotidien, on fait presque constamment passer les besoins d'un autre être avant les nôtres, parce qu'il est de nous, parce qu'il est sans défenses et totalement dépendant, et aussi, parce qu'il est trop mignon et que cela va de soi. 

Reste que parfois, un coup de main serait le bienvenu, parce qu'on aimerait prendre une douche tranquille sans l'entendre hurler dans son lit, parce qu'on aimerait manger sans l'avoir sur les genoux, parce qu'on aimerait du temps en amoureux, comme avant ... 

Et pourtant, les premiers mois, c'est si difficiles de le lâcher, de le confier ... 

Etre mère, nous pousse à mettre une bonne part de notre égoïsme de côté, et c'est plutôt une bonne chose. Bien sûr, il y a une limite à poser, il ne faudrait pas s'oublier totalement au profit de son enfant. Car un enfant, a besoin d'une mère (et d'un père aussi) heureuse, c'est à dire qui s'épanouit dans sa vie en dehors de lui. C'est plus sain pour l'enfant, ainsi il peut trouver en sa mère un modèle d'inspiration, et surtout cela le dispense d'une pression inutile. Car c'est bien connu, les parents qui vivent par procuration à travers leur enfant ont des attentes démesurées qui, si elles n'étouffent pas totalement l'enfant, l'empêchent de prendre sa vie en mains ! 

Devenir mère, cela nous rend donc par ricochet plus sensible aux besoins des autres, pas seulement ceux de notre enfant, mais ceux du reste du monde aussi. Cela change notre regard, et cela peut aussi nous permettre de faire un tri dans nos amis. 

Devenir mère, cela donne de la force, du courage, de la motivation, c'est curieux, mais c'est plus facile de se battre quand ce n'est pas seulement pour soi, mais quand c'est pour un des êtres à qui on tient le plus au monde. 

Devenir mère, cela réclame de mieux s'organiser, sinon impossible de tout gérer. Cela demande aussi de savoir lâcher-prise pour se concentrer sur le plus important. 


Devenir mère, cela fatigue, on ne peut le nier. Sauf peut-être pour les chanceuses qui ont des bébé marmottes qui se couchent à 19h30, se réveillent à 8h, font encore une sieste entre 10 et 11h et une autre entre 14h30 et 16h. Pourtant, à mon avis, ces bébés-là sont plutôt rares ! Toutes les autres mamans accumulent des nuits hachées, n'ont pas le temps de faire la sieste, les cernes se creusent. Heureusement, on trouve nos solutions pour survivre, et puis on parvient même à trouver un équilibre qui nous permet de récupérer un peu. 

Devenir mère, cela colore la vie. Oui parce que voir son enfant grandir, progresser, s'éveiller, c'est quelque chose de prodigieux. Surtout chez nous, je lui répète souvent : "la vie est plus belle en souriant". Alors on sourit souvent, et lui aussi, c'est contagieux. 
Quand j'étais célibataire, je commençais à ne plus savoir sourire tellement je me sentais seule et vide. Aujourd'hui, mon fils est ma meilleure raison de sourire, il est tout mignon, il est adorable, je l'aime, grâce à son papa, et grâce à lui, je ne me sens plus seule, je sais que je compte pour quelqu'un, et pour mon petit, je sais que je lui suis même indispensable. Cela me motive à m'épanouir aussi en dehors de mon rôle de mère, ma vie a plus de sens, plus de saveur. 

Je ne suis pas en train de vous dire de faire un enfant pour soigner votre mal-être. Ca ne marche pas comme ça. Comme je l'ai expliqué dans le premier post sur le désir d'enfant, vouloir un enfant, c'est un déclic, et vu l'investissement que cela demande, mieux vaut que ce désir soit profond et surtout partagé par le futur papa !
Ce que je veux dire, c'est que devenir mère est une expérience incroyablement enrichissante, qui nous oblige à nous dépasser, qui est exigeante, mais qui apporte tellement en retour que si on le souhaite, il ne faudrait surtout pas s'en priver ! 

mardi 8 octobre 2013

Le rôle du père

Les pères d'aujourd'hui, ne sont plus ceux d'hier, et pour ma part, je dis : tant mieux !

Pour moi, pères et mères sont des rôles différents, et pourtant totalement interdépendants, complémentaires. Je n'aime pas trop la vision de Freud du père séparateur, celui qui vient "interdire" la fusion entre maman et bébé. 

Et d'ailleurs, je ne l'ai jamais ressenti comme cela. 

C'est mon mari qui a tenu notre fils le premier quand il est sorti du ventre. Il a aussi coupé le cordon. Pour moi, le rôle du père, il est là : il s'est impliqué dans la grossesse dès le début, il n'est pas un spectateur, j'avais besoin de lui, de son soutien, de ses encouragements, et à l'instant T, il a pris les choses en mains, enfin, il a accueilli son fils dans ses mains. 
L'instant d'après, il posait notre fils contre moi, je l'entourais de toute ma chaleur. Cet enfant a deux parents, nous avons tous les deux participé à sa naissance, sans son père, je ne m'en serais pas aussi bien tirée. 

C'est vrai, c'est maman qui porte le bébé en elle, et puis c'est maman qui allaite. Pour que cela soit possible, il faut un père impliqué, conscient des besoins, disponible, désireux d'être là pour sa famille avant tout autre chose. Pendant les débuts de l'allaitement c'était comme ça, je nourrissais notre fils et mon mari me faisait la cuisine. 
Si je n'avais pas pu compter sur lui pour me préparer à manger, nul doute que mon fils aurait fini par en pâtir. 

C'est comme ce cliché du père qui incarne l'autorité et de la mère qui console et rassure. Pour moi, cela ne tient pas la route. Les consignes de la vie familiale s'établissent d'abord au sein du couple, et quand les enfants grandissent, on peut en négocier certaines avec eux. Quand il faut rappeler une consigne, le père, comme la mère sont là pour le faire, selon celui qui est présent aux côtés de l'enfant. 

Les pères d'aujourd'hui changent les couches, donnent le biberon, donnent le bain, portent en écharpe, jouent, vont à l'ONE faire le suivi des vaccins. Ils font tout ce qui, auparavant, était dévolu aux mères. Je trouve cela très bien. Cela leur permet à eux aussi de créer un lien solide avec leur enfant, de bien le connaître, de passer du temps avec lui. 

Nous avons tous nos sensibilités, nos goûts, notre expérience de vie, si un enfant est proche de ses deux parents, si il se sent compris des deux côtés, si il sait que personne ne le jugera, il aura d'autant plus confiance pour parler d'un souci, d'une bêtise, pour poser une question délicate qui le préoccupe. Qu'il puisse au choix se tourner vers son père ou vers sa mère, voilà qui est heureux ! 

Un homme et une femme, cela n'a pas la même vision de la vie, cela ne donne pas les mêmes conseils par rapport aux grandes décisions. Un enfant qui a la chance de pouvoir bénéficier des approches différentes de ses deux parents, a beaucoup à y gagner. 

Les pères d'aujourd'hui ont étendu leurs domaines de compétences, ils sont plus proches de leurs enfants, plus impliqués dans leur quotidien, sur cet aspect, les enfants ont beaucoup de chances. 

Quant à moi, je me félicite tous les jours du choix du père de mon fils. Pourtant, si je l'ai choisi, ce n'est pas parce que je cherchais un père pour mes enfants, non, je cherchais un homme à aimer pour partager ma vie, et c'est bien ce critère qui en fait en plus, un excellent père. 

Education non-violente

Mon premier contact avec la "Communication non violente" je le dois au livre "Cessez d'être gentil, soyez vrai" de Thomas D'Ansembourg. 

On sent qu'il a été avocat, il n'a pas vraiment le sens de la synthèse, de la concision, il se répète, d'un côté c'est pour enfoncer le clou, de l'autre, c'est un peu pénible quand même.

Pourtant, c'est un livre qui a fait date dans ma vie. Il m'a permis de comprendre que l'éducation "traditionnelle" nous apprend très tôt à porter des masques. Dans une relation, quand les deux protagonistes portent un masque, ce n'est plus une relation vraie, profonde épanouissante, non, c'est un bal masqué triste et désolant !

Il évoque les relations "façade à façade" chaque reste en surface, dans le superficiel, le "socialement correct", personne ne se comprend, on se sent seul. 

Il y avait d'ailleurs un schéma très clair à ce sujet qui m'a beaucoup marquée, je vais essayer de le reproduire selon mes souvenirs. 


Ce petit dessin montre que, si chacun reste à la façade, on ne sait pas être proche, on ne peut pas communiquer vraiment. En revanche, si chacun décide de plonger dans son puits, c'est à dire d'écouter ses propres sentiments, alors forcément, on va se rencontrer. 

Pour moi, c'est la base de la communication non violente, être capable de fouiller en soi, pour être capable d'aller vers l'autre, dans une relation vraie et pleine d'empathie. 

J'ai rencontré ce livre, et puis, quelques mois plus tard, j'ai appris que j'étais enceinte. 
Cette découverte a alors pris un sens nouveau. 

Consciente des "méfaits" ou "ratés" de mon éducation, je me suis dit que nous devions trouver un moyen d'éduquer autrement. De communication non violente, je suis alors partie à l'exploration de l'éducation non violente. 

J'avais compris depuis longtemps que les fessées étaient inutiles et ne servaient jamais à rien. Il me fallait convaincre mon mari qui soutenait que, ça dépend du caractère des enfants, il y en a qui comprennent vite, et il y en a qui  ne comprennent rien tant qu'ils n'ont pas reçu une fessée. 

Je ne savais trop que dire, et surtout, je ne savais pas ce qu'on pouvait utiliser comme alternative pour éduquer les enfants, les élever, et ne pas sombrer dans le laxisme et le laisser-faire. 

En creusant davantage le sujet, j'ai compris que la violence éducative ne se résumait pas à des fessées. C'est bien plus un système coercitif global où on utilise à loisir : le chantage affectif, les humiliations, le bâton et la carotte. Il y a aussi les parents inconstants qui fixent les règles en fonction non pas du bénéfice pour l'enfant, mais de leur humeur du moment. Les règles changent ainsi constamment sans que l'enfant puisse comprendre pourquoi, il vit alors dans un climat de profonde injustice et de grande frustration. 

C'est alors que j'ai commencé à fréquenter le post Education Non Violente sur le forum de Magic-Maman. Dans ce post, on trouve les expériences vécues, les petits rappels théoriques, de mamans qui sont "sur le terrain" et qui s'entraident, cherchent des solutions, pour tenter d'appliquer ces principes au quotidien, dans la vraie vie. 

J'ai lu aussi Isabelle Filliozat, et plus précisément "Au cœur des émotions de l'enfant". Ce livre aussi m'a grandement marquée. 

Je l'ai aussi vue et entendue dans des vidéos sur Youtube. Pour moi, c'est un auteur incontournable sur le sujet. 
J'ai aussi d'autres souhaits de lectures comme Gordon, Aletha Solter ... et Dolto. 

Pour moi, l'éducation non violente part de quelques constats assez simples, et pourtant révolutionnaires. 

- Souvent nous interprétons mal les comportements des enfants car nous ne connaissons pas bien leur développement. 

- Les enfants sont des êtres à part entière, différents de nous, ils méritent le plus profond respect. 

- Les enfants ne sont pas mauvais ou difficiles, ils explorent, ils testent, ils sont en proie à de violentes émotions et ont besoin de notre aide pour trouver des repères, des outils pour gérer leurs émotions et se retrouver dans ce monde. 

- Nos enfants apprennent énormément par l'exemple, tout ce que nous souhaitons qu'ils fassent, tous les comportements, les habitudes que nous souhaitons qu'ils prennent, nous devons les vivre nous-même au quotidien. 

- Dire "ne fais pas cela" sera toujours moins efficace que "faisons plutôt ceci". 

Et enfin, quand nous réfléchissons à nos manières d'agir avec nos enfants, n'oublions jamais l'amour et penser à élever, au lieu de penser "dressage". Ce sont des êtres humains que nous aidons à s'épanouir, pas des animaux dont nous attendons une obéissance sans failles.