mercredi 16 novembre 2016

Le changement

Je pense que le changement, c'est quelque chose d'inévitable, je dirais presque un mal nécessaire. 

Sauf que non, le changement, ce n'est pas un mal, bien au contraire. 

Souvent, au premier abord, le changement fait peur, il y a cette plongée dans l'inconnu qui nous insécurise, qui nous sort de notre zone de confort ! Et pourtant, le changement nous révèle à nous-même, nous confronte à des idées différentes, à des rencontres, à des remises en question. 

Le changement nous oblige à développer de nouvelles aptitudes, à découvrir en nous de nouvelles ressources. 

Dans la nature c'est ainsi, rien ne se crée, ni ne se perd, tout se transforme. 

Je pense que pour nous c'est pareil, nos cellules se renouvellent, mais à l'identique ou presque, donc on change, très peu en réalité. 

L'idée pour nous ce n'est pas tellement de changer, mais plutôt d'évoluer, de devenir ...
La meilleure version de soi-même, j'aime beaucoup cette expression. 

Pour moi elle emporte l'idée d'une fine connaissance de soi, d'une bienveillance envers soi-même, et d'un profond désir de s'améliorer, d'aimer plus, d'aimer mieux, d'aimer plus concrètement et donc de semer du bonheur autour de soi. 

J'ai l'impression d'être à un carrefour de ma vie, dans une période pleine de changements. 

Et pour une fois, cela ne me fait pas peur, pas le moins du monde. 

Je sais que tout ne sera pas facile et rose. Je sais qu'il y aura des moments durs, décourageants. 


Je sais aussi que j'ai des ressources en moi, et surtout, j'ai enfin trouver ce truc "LE" truc, MON truc, cette activité qui fait que je me déconnecte des problèmes, je recharge mes batteries, je suis dans l'instant présent et uniquement là : dans un regard, un mouvement une musique : la danse !

En réalité, j'ai commencé les stages de danses que j'étais encore à l'école primaire, mais c'était réservé aux vacances, maman trouvait la prof "vulgaire" donc elle tolérait que je fasse un stage de temps en temps, pas que je sois inscrite pour toute l'année. 
J'étais trop jeune pour m'imposer. 

Plus tard, j'ai pris des cours de danse de salon, avec ma soeur : chacha, rumba, valse anglaise, tango, djive, ça nous plaisait bien, mais on était entourées de couples, on se sentait un peu comme des intruses. 

Et puis j'ai fait ma vie, j'ai rencontré un homme et je lui ai dit qu'on devrait faire ça ensemble, il m'a dit : oui plus tard ... 
Puis un bébé est arrivé, on était le nez dans le guidon, je n'y pensais plus ... 

Le bébé a grandi, j'ai senti à nouveau l'appel de la danse, et cette fois, il m'a suivi. 

Je venais pour la salsa, j'ai découvert la kizomba, pour lui ce fut un coup de foudre, pour moi, du moment qu'on dansait, à la limite peu importait quoi. 

Et puis j'ai découvert la bachata, et je me suis aussi mise à la salsa. 

Aujourd'hui, les cours que je prends sont les soleils de ma semaine, des moments privilégiés que j'attend avec impatience et que je ne manquerait pour rien au monde si cela ne dépendait que de moi ! 

Je pense que lorsqu'on trouve "LA" chose qui nous épanouit, on peut encaisser beaucoup plus facilement tous les changements qui se présentent à nous. On a une ancre, un repère, un refuge, et cela nous renforce pour affronter tout ce qui peut nous sembler difficile, angoissant ou terrorisant ! 

Si vous n'aviez qu'une seule chose à retenir de ce post, ce serait celle-ci : 

Avez-vous trouver VOTRE truc ? Cette chose qui vous épanouit et recharge vos batteries ?

Sinon, il est plus que temps de le chercher. 


mardi 2 août 2016

Comment l'acupuncture a sauvé notre mariage

Quand on a été élevée comme moi, en Occident, par des parents qui n'abusent pas des médecins et des antibiotiques, mais qui ne connaissent pas grand chose d'autre que l'allopathie et l'ostéopathie, ce qui est déjà pas mal ... on n'imagine pas comment l'énergie qui nous anime tous, peut changer notre vie. 

L'acupuncture est à la base, une médecine traditionnelle chinoise, qui fonctionne depuis des siècles de façon empirique. 

Pendant longtemps, l'Occident ne comprenait pas comment des effets étaient possibles. Aujourd'hui, elle est de plus en plus utilisée quand l'allopathie montre ses limites, maintenant, des études ont prouvé des effets sur des pathologies bien précises. Maintenant les méridiens sont étudiés et utilisés dans d'autres médecines alternatives. 

Si vous êtes comme moi, ignorants, vous ne savez pas que l'énergie sexuelle, mise à contribution pour concevoir, fabriquer, donner naissance, allaiter un enfant siège dans les reins. 

Après tout ce processus, toute mère voit son énergie des reins tout à fait déséquilibrée et en manque, ce qui cause parfois un déséquilibre avec l'énergie du foie. Au final, on se sent vidée, à cran, et la fertilité est au plus bas. 

Je suis encore dans cet état 3 ans et 9 mois après mon accouchement ... mon corps n'a pas trouvé le moyen de recharger mes batteries et de retrouver son équilibre seul. Certaines ont peut-être la chance que cela marche ... 

Mais moi je peux dire aujourd'hui que l'acupuncture a sauvé notre mariage, car mon vide d'énergie des reins avait pour effet que mon corps vampirisait l'énergie sexuelle de mon mari lors de nos rapports intimes, ce qui lui causait toutes sortes de symptômes physiques désagréables qui le poussaient à espacer nos rapports, à s'éloigner de moi, en conséquences de quoi je me sentais rejetée comme une ennemie, et donc toujours plus seule dans mon couple. 



Et dire que tout cela n'était qu'un manque d'énergie des reins ... 

Et pourtant j'ai vu un autre acupuncteur durant ma grossesse et même après, mais trop occupé à gérer 2 patients en même temps, pour moi, il n'a pas fait son travail à fond, il se contentait de traiter le problème dont je lui parlais, alors qu'il avait un outil diagnostique qui aurait du le pousser à me proposer des séances régulières pour rééquilibrer tout ça. 

J'ai souffert émotionnellement, je me suis vidée de toute joie de vivre à cause de sa négligence. 

 Bref, il parait que dans la vie, les choses arrivent quand on est prêt, peut-être, je ne comprendrais jamais vraiment la nécessité de souffrir. 
Sauf que Thich Nhat Hanh dit que la souffrance est notre maître. 

Ce qui est sûr c'est que le moment de mon burn-out a été pour moi une occasion de me reconnecter à moi-même, au sens que je veux donner à ma vie, et peut-être que plus tôt je n'aurai pas été prête à cela. Surtout que les praticiens qui s'occupent de moi aujourd'hui, sont compétents, et ils sont ici, là où j'ai déménagé juste avant qu'on ne diagnostique mon burn-out. 

Donc oui, dans la vie, il y a quelque chose, quelqu'un, qui guide nos choix dans les coulisses, pour que finalement, le soulagement vienne, pour que finalement, on trouve le chemin qui mène à notre accomplissement personnel. 

Ce break dans ma vie professionnelle est aussi l'occasion d'opérer une reconversion. Vu que je n'ai jamais pu obtenir le genre de poste que je souhaitais, il est peut-être temps de changer tout à fait mon fusil d'épaule. 

Certains disent qu'une maladie grave est une chance dans leur vie, je les comprends. Je me dis souvent et si ... alors j'aurais pu éviter de tomber si bas. Seulement avec "et si" on met Paris en bouteille. On ne peut pas changer le passé, on peut juste disposer pour l'avenir, rester connecter à soi, à ce qu'il y a de vivant, d'essentiel en nous et se promettre à soi-même de ne plus laisser les injonctions de la société, les tracasseries de la vie, les responsabilités familiales, nous en éloigner. 

Car je le répète, on ne peut prendre soin de personne au détriment de soi !!! 

Ces derniers mois, ma vie a donc beaucoup changé. 

Je vais mensuellement chez l'esthéticienne, je vais danser chaque semaine, je vais pédaler régulièrement, je bois des jus de légumes/fruits régulièrement, je médite souvent, je vois un psy pour moi, un autre pour notre couple, on s'accorde quelques jours juste à deux, pour se reposer vraiment, et on revient ainsi frais et disponibles à fond pour notre fils. A l'occasion je peins ou je colorie, je vais au cinéma, à des conférences. J'ai décidé de me lancer dans un certificat en gestion des conflits interpersonnels à l'université de Paix, et dans un cycle de formation à la méditation de pleine conscience. 

Bref, je mets enfin dans ma vie des ingrédients qui me nourrissent, qui me rechargent les batteries au lieu de les épuiser indéfiniment. 

Ce que j'espère aujourd'hui, c'est pouvoir transmettre tous ces bons outils à mon fils, et à qui veut, pour qu'autrui ne soit pas obligé, comme moi, de passer par la case burn-out !



mercredi 20 avril 2016

Prendre soin de soi - ce n'est pas de l'égoïsme, c'est nécessaire

Après le constat de burn-out, ce que votre médecin vous dit c'est : faites-vous plaisir ! 

Et c'est vrai que la première semaine, quand on a toute la journée pour soi car le mari travaille et le gamin est à l'école ... on trouve quelques petites idées pour se faire plaisir !

Moi je suis allée chez l'esthéticienne, j'ai fait les magasins, j'ai dessiné et colorié, je me suis baladée dans mon nouveau quartier, à la campagne ... 

Peu de temps après, je me suis dit que je devrais tenter d'analyser, de découvrir ce qui me nourrit vraiment profondément, durablement. 

Et bien ça, c'est pas gagné ! Le shopping bien sûr, cela n'apporte qu'un plaisir très éphémère et puis rare sont ceux qui peuvent dépenser sans compter, donc forcément, il faut trouver autre chose. 

Alors j'ai repensé au livre de Thich Nhat Hanh au sujet duquel j'ai fait un article sur ce blog, guérir l'enfant intérieur ... et j'ai repensé à la méditation de pleine conscience ou mindfulness. 

Et c'est vrai que cela, méditer, cela me fait du bien, cela m'apaise, me calme. Si on n'a pas l'occasion de rejoindre un groupe de formation en 8 semaines, on peut déjà trouver des méditations guidées sur youtube, ne serait-ce que pour prendre conscience de sa respiration ... 

Après, la démarche proposée dans le livre, Guérir son enfant intérieur, pour moi est bien plus profonde et elle demande un accompagnement, au moins un certains temps, car guérir son enfance, ce n'est pas une petite affaire, même quand on n'a pas vécu de "graves" traumatismes. 

Ce que j'aime dans les écrits de Thich Nhat Hanh, c'est qu'il nous réapprend à apprécier les miracles auxquels on s'est habitué : comme le fait de respirer, de voir, d'avoir un coeur qui fonctionne bien. 

J'y ai lu que les conditions du bonheur sont réunies dans l'ici et maintenant, quand on est pleinement ancré dans le présent. Bien souvent ce qui nous empêche d'être heureux c'est qu'on a des regrets pour le passé et des inquiétudes pour l'avenir. 

Quand notre énergie et notre attention ne sont pas pleinement dans l'acte qu'on pose, il y a des risques pour que cet acte n'atteigne pas son but, ne nous apporte pas ce qu'on en espère. 

Les enfants sont dans le présent, en ce sens, souvenons-nous des paroles d'un autre sage, Jésus, qui nous recommandait d'être comme des enfants, innocents bien sûr, mais peut-être aussi : présents, pleinement dans ce qu'ils font, capables de s'émerveiller de choses simples, joyeux, curieux et empathiques. 


Et puis ce que j'aime aussi dans la pleine conscience c'est qu'au bout d'un peu de pratique, elle peut faire partie de notre vie quotidienne, sans qu'on lui consacre de longs moments à elle seule. 

On peut marcher en pleine conscience, manger en pleine conscience, cuisiner en pleine conscience, travailler en pleine conscience, se laver en pleine conscience ... 

Notre vie, apparemment, prend alors une saveur différente, non pas parce que nos activités sont différentes, mais parce qu'on vit nos activités dans un autre état, un état où on savoure chaque instant présent, l'un après l'autre. 

L'autre point intéressant est que cette technique n'a rien de religieux, elle a été conçue pour aider à gérer le stress, donc elle peut-être pratiquée par tous, qu'on soit croyant, athée, agnostique ... 

Pratiquer quand on est calme et serein, nous aiderait à retrouver cette sérénité et ce recul, même dans les moments de stress, quand on fait face à une crise qui pourrait nous faire perdre notre self-contrôle.

J'ai lu exactement la même chose au sujet des enfants : c'est quand ils sont calmes qu'il faut leur apprendre à se calmer. 

En réalité qu'on soit adulte ou enfant, l'apprentissage suit la même logique.

Pour ma part, je vais essayer d'inclure une session de méditation guidée de 12 min matin et soir, pour commencer. J'aimerais prendre cette habitude et la garder. 

Et voici la vidéo que j'aime bien : 



Si vous avez d'autres idées, gratuites ou presque, qui vous aide à vous sentir nourri, apaisé, serein, plein d'énergie, ressourcés, j'attends vos suggestions avec impatience ! 

jeudi 17 mars 2016

Quand trop c'est trop

Le monde d'aujourd'hui demande beaucoup trop de nous. Il faut être sur tous les plans, et pas seulement y être, il faut être douée : comme mère, comme femme, comme employée ... 

Tout va toujours de plus en plus vite, on exige toujours plus de nous avec moins de moyens pour y arriver, plus d'obstacles, moins de soutien, moins de compréhension, moins de patience. 

Donc au bout d'un moment, trop c'est trop. 




Il parait que notre génération, la génération Y, est aussi la génération burn-out. 

Et ce n'est pas étonnant, nos parents nous ont permis et parfois poussé, à faire des études, à leur époque, c'était le sésame pour une vie toute tracée : 40 ans dans la même boîte à gravir les échelons années après années, avec le salaire qui augmente aussi. 

Aujourd'hui, si on a fait des études un peu trop longues, c'est plutôt un handicap sur le marché du travail. Et si on a un travail, il y a beaucoup de chance pour qu'on ne soit pas payé ce qu'on mérite, ou qu'on ait aucune sécurité d'emploi. L'ère d'aujourd'hui est une ère d'emplois précaires. On sait aujourd'hui qu'on fera plusieurs boîtes dans sa carrière, peut être aussi qu'on tentera une expérience en tant qu'entrepreneur. 

Parce qu'en dehors de la génération "burn-out", on est aussi la génération qui réfléchit à ses valeurs, on y est forcé car la planète est en danger, notre mode de vie nous rend malade. Ceux qui ne passent pas par la case "burn-out", prennent un jour une décision courageuse : ils changent de vie, ils décident souvent de gagner moins, pour avoir une vie qui a plus de sens, qui est plus en accord avec leurs valeurs. 

Voilà où on en est, prendre un jour un virage à 180° ou ne plus parvenir à faire face et avoir besoin de repos, de soutien, de joie de vivre. 

Voilà où j'en suis aujourd'hui, il n'y a que quelques jours, je me sentais vide, tellement vide, perdue, incompétente, épuisée, cassée, sans entrain, sans joie, sans espoir. 

J'ai vu un nouveau médecin, bienveillante et surtout perspicace, elle a mesuré l'ampleur de mon mal être, alors qu'elle me rencontrait pour la première fois. 

Parce que quand on va trop mal, un médecin qui vous conseille de ... ce n'est pas suffisant, il faut quelqu'un qui vous ouvre les yeux, vous donne des mesures pratiques et concrètes à prendre, et va vous suivre. 

Et finalement avoir pour seule mission de "se faire plaisir", "prendre soin de soi", c'est très agréable, la vie devrait être tout le temps comme ça. 

N'avoir le temps que de "gagner sa vie" et s'occuper de son fils, de sa maison, sans prendre le temps de s'occuper de soi, ce n'est pas une vie, c'est juste de la survie, et à force d'essayer de survivre, on finit par s'épuiser, car sans carburant, aucun moteur ne peut fonctionner très longtemps. 

Je voudrais travailler moins, et surtout je voudrais une activité professionnelle qui me nourrit au lieu de m'épuiser ! Et là, dans les circonstances actuelles, ce n'est pas gagné ! 

Je crois que moi-aussi j'ai besoin d'un virage à 180°, besoin de me trouver, trouver ce pourquoi je suis vraiment douée et qui m'épanouit. 
Gagner sa vie, ce n'est pas vivre, ça ne vous donne pas l'énergie de vous lever le matin ... 

Non il faut faire de sa vie quelque chose qui a du sens pour soi, qui est en accord avec ses valeurs profondes, et surtout, il faudrait pouvoir le faire au rythme qui nous convient, sans stress, sans horaires stricts, sans pressions ... 

Certains me diront que ce que je voudrais est un idéal inaccessible... je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours été optimiste, je suis quelqu'un qui peut espérer longtemps, je crois que si l'espoir s'éteint complètement, ce n'est pas possible de continuer à avancer. 

Espérons, cherchons, prenons le temps de savourer, et nul doute que des jours plus doux sont à venir. 


Lecture - Le cerveau de votre enfant du Dr Dan Siegel et Tina Payne Bryson, préface d'I. Filliozat

Le livre " Le cerveau de votre enfant", manuel d'éducation positive pour les parents d'aujourd'hui est un joyaux, parmi d'autres, mais il vaut le détour. 

Une personne sensible à la langue française sent parfois qu'il a été traduit de l'anglais, mais globalement, il est très clair, très didactique, bien structuré et très agréable à lire. Le ton est celui de pairs, c'est à dire des auteurs qui se présentent avant tout comme des parents qui font part de leur expérience, de leurs découvertes, alors bien sûr, ils vulgarisent des données scientifiques récentes, mais sans la condescendance ou le verbiage assommant que d'autres se permettraient en pareilles circonstances !

Je vous recopie la page 243-244 Pense bête à coller sur le frigo ! 

  • Intégrer le cerveau gauche et le cerveau droit
Gauche + droit = clarté et compréhension : aidez votre enfant à utiliser en même temps son cerveau gauche (logique) et son cerveau droit (émotionnel), à les faire travailler en équipe !
Ce que vous pouvez faire : 
          - se connecter et rediriger : quand votre enfant est bouleversé, connectez-vous d'abord à lui sur le plan émotionnel, de cerveau droit à cerveau droit. Dès qu'il est calme et réceptif, faite appel au cerveau gauche pour parler discipline et règles de vie. 
           - le nommer pour l'apprivoiser : quand le cerveau droit de votre enfant est agité d'émotions incontrôlables, aidez-le à raconter ce qui le bouleverse pour que son cerveau gauche donne un sens à l'expérience qu'il vient de vivre et qu'il retrouve le contrôle de lui-même. 
  • Intégrer le cerveau d'en haut et le cerveau d'en bas
Développez le cerveau d'en haut : chercher à favoriser la construction du cerveau d'en haut, encore "en chantier" pendant l'enfance et l'adolescence, et qui peut être "piraté" par le cerveau d'en bas, (l'amygdale) en particulier dans des situations hautement émotionnelles. 
Ce que vous pouvez faire :
            - Sollicitez-le, ne le faites pas enrager : dans des mots très stressants, faites appel au cerveau d'en haut plutôt que provoquer le cerveau d'en bas. N'utilisez pas de suite la carte "parce que je te le dis !" Posez-lui des questions, demandez-lui de trouver des solutions, acceptez de négocier. 
            - S'en servir pour ne pas le perdre : donnez à votre enfant l'opportunité de faire travailler son cerveau d'en haut. Jouez à "que ferais-tu si ... ?" et ne venez pas à sa rescousse dès qu'il est en difficulté.
            - Bouger le corps pour ne pas perdre l'esprit : quand un enfant a perdu le contact avec son cerveau supérieur, aidez-le à retrouver l'équilibre et incitez-le à bouger. 
  • Intégrer la mémoire
Transformer l'implicite en explicite : aidez votre enfant à rendre ses souvenirs explicites, de sorte que ses expériences passées n'affectent pas négativement son présent. 
Ce que vous pouvez faire : 
Utilisez la télécommande de l'esprit : quand un enfant rechigne à raconter un évènement pénible, il peut, avec un télécommande interne, mettre son récit sur pause, le rembobiner, ou faire une avance rapide, afin de garder le contrôle de ce qu'il passe en revue. 
Souvenez-vous de vous souvenir : aidez votre enfant à travailler sa mémoire en lui donnant de nombreuses occasions de se rappeler les évènements importants : dans la voiture, pendant le diner, ect. 
  • Intégrer les multiples parties du soi
la roue de la conscience : quand votre enfant est fixé sur un point particulier de la roue de sa conscience, aidez-le à choisir où il va concentrer son attention afin qu'il regagne le contrôle de ses émotions. 
Ce que vous pouvez faire : 
Laissez passer l'orage émotionnel : rappelez à votre enfant que les émotions sont passagères. ce sont des états temporaires. 
SISP aidez votre enfant à identifier et comprendre les sensations corporelles, images, sentiments et pensées qui l'habitent. 
Exercez sa claire conscience (mindsight) le mindsight permet à votre enfant de se calmer et de concentrer son attention sur l'objet de son choix. 
  • Intégrer soi et autrui
Câblé pour le nous : profitez de la capacité intégrée du cerveau à bâtir des interactions sociales. Créez des modèles mentaux des relations humaines qui soient positifs. 
Ce que vous pouvez faire : 
Profitez les uns des autres : amusez-vous en famille, faites vivre à vos enfants des expériences positives et satisfaisantes avec les personnes qu'ils côtoient le plus. 
connectez-vous au travers du conflit : au lieu de le voir comme un obstacle, considérez le conflit comme une opportunité d’enseigner à votre enfant les compétences relationnelles essentielles, par exemple, voir le monde par le regard d'autrui, lire les indices non verbaux, faire amende honorable. 

vendredi 11 décembre 2015

Protéger les enfants de la peur ?

J'ai pris un peu de temps avant d'aborder le sujet des "événements" du 13 novembre à Paris. 

Je voulais éviter d'écrire sur mon blog à chaud sur ce sujet. L'expérience m'a montré que certaines personnes frustrées aiment à interpréter les choses sans se demander une seule seconde si c'est bien ce que l'auteur d'un post a voulu dire. 

Pour ma part, protéger mon fils du climat délétère ne fut même pas difficile, je n'avais pas peur, l'équipe éducative de son école n'avait pas peur ... personne ne paniquait autour de lui, donc je crois qu'il n'a pas non plus eu peur. 

La seule chose est que lorsqu'il s'est réveillé le dimanche matin, j'étais en larmes devant les infos parce que je connais beaucoup de gens à Paris, et au fur et à mesure que les nouvelles de chacun se disant en sécurité me parvenaient, je suis passée à autre chose. 




Pour moi, ce n'était finalement qu'un fait divers atroce parmi tant d'autres. Et croyez-moi, il se produit des tas de choses semblables, partout dans le monde et on n'en fait pas pas autant de publicité !!! Alors quoi, la douleur a-t-elle une couleur ? La souffrance d'une personne n'est-elle pas aussi inacceptable que celle d'une autre, indépendamment du lieu où elle est née ? 


Sauf que beaucoup de gens n'ont pas du tout vu les choses comme moi, tout cela est monté en épingle et très vite, notre Bruxelles s'est vu envahie par des militaires, des patrouilles de police ... 

Et j'ai trouvé cela délétère, et même plus que ça, voir des militaires dans ma station de métro, j'ai trouvé ça irritant !

Oui oui, on sait payer des plantons qui ont tout juste l'air d'êtres sortis des jupes de leur mère, par contre, les escalators eux ne roulaient pas ! 

Et les gens y vont de leurs mines apeurées en discours de repli sur soi ... on rase les murs ... 

Et pendant ce temps-là, trop peu de gens pour réfléchir aux problèmes de fond : 

- quelle place faisons-nous aux étrangers dans nos pays occidentaux ? 
- quel sentiment d'impunité donnons-nous aux criminels ? 
- comment laissons-nous certaines minorités profiter de nos libertés pour porter atteinte à celles d'autrui ? 
- comment réglons-nous nos conflits et quel exemple donnons-nous à nos enfants sous ce rapport ? 
- quel soin prenons-nous de notre personne intérieure, de nos émotions, de nos traumatismes ? 

Les mesures "sécuritaires" d'un état policier ne nous rendront pas la vie plus belle. 

Le changement, il passe par chacun, non pas en allant voter pour des pantins, mais en prenant soin de nous, en étant solidaires, en consommant de façon responsable et consciente, en éduquant nos enfants dans la bienveillance, en résolvant nos conflits sans perdants et sans violence ... 

Le changement passe par l'éducation, la conscience et le soin, et par nul part ailleurs ! 


mardi 24 novembre 2015

Enfin sevré, pour de vrai !

Il faut dire, que je le préparais déjà depuis très longtemps, comme vous savez. 

J'avais cru que l'entrée à l'école changerait tout, elle a changé beaucoup de choses ... 

Ce fut : pour ces 3 ans, le 01/11 nous étions chez mes parents pour fêter de bonnes nouvelles, resto en famille avec des amis aussi. 
Il était prévu qu'après le resto, mon mari et moi repartions chez nous et le petit resterait chez mes parents jusqu'à mercredi. Seulement voilà quand nous sommes rentrés, il n'a pas du tout été d'accord qu'on le mette au lit, il s'endormait, mais dès qu'il sentait qu'on essayait de partir, il se réveillait. 

Comme il a confiance en nous, on a promis de dormir là et il a enfin cédé au sommeil, et nous, nous avons campé au salon sur un matelas ... chouette expérience pour le dos en tout cas ! 

Le matin, nous avions réunion, nous y sommes allés avec une partie de ma famille, mais comme il n'avait pas voulu prendre son petit dèj, préférant jouer avec les petites voitures, il a très vite eu faim, donc je suis allée le nourrir à la nurserie. 

Je n'oublierai donc jamais cette dernière tétée, et je dois dire que je suis heureuse de m'en souvenir aussi bien. Parce que si il n'y avait pas eu celle-là, je n'aurais pas eu de souvenirs précis et cela aurait été dommage, vraiment dommage. 

Je n'ai pas pris de photos, mais les images sont dans ma tête ! 

Aujourd'hui, cela fait donc 23 jours, et il vient encore de temps en temps farfouiller et demander, et puis il fait sembler de manger la peau de mon décolleté avec de petits bruits trop mimi ... On a trouvé une nouvelle façon de se caliner et c'est heureux !

C'est la fin d'une très belle aventure, et je dois dire que grâce à cela, j'espère vraiment pouvoir retrouver mon corps, celui avec 18 kg en moins. 

En même temps, cela fait longtemps que je ne me pèse plus, plus d'un mois je dirais. Mais c'était trop déprimant. 

J'ai mis en place plusieurs choses pour prendre soin de moi, tout cela va décanter et porter ses fruits, j'en suis sûre et certaine. 

C'est comme le désencombrement que je viens d'entreprendre, je savais que je le ferais depuis longtemps, j'attendais l'énergie et le déclic pour m'y mettre, et ce qui devait arriver, arriva. 

Je dois cependant avouer, que parfois, quand il se met à pleurer fort, il me traverse l'esprit de ressortir la tétée, cela me traverse l'esprit, et c'est tout, ce n'est pas comme si je n'avais pas eu cette habitude pendant presque, à 6 jours près, 3 ans !!! 

Je reste convaincue que c'est une belle aventure à vivre, je n'en démords pas moins que nous, mères, devons nous respecter nous-mêmes, nous écouter aussi et qu'il existe peu d'aventures aussi intimes et "dévorantes"que celle-là, raison pour laquelle il est d'autant plus essentiel d'être en harmonie avec soi-même pour la mener à bien. 






mardi 15 septembre 2015

L'heure du sevrage qui s'éternise encore et encore !

Et oui, vous me connaissez, vous ne serez pas choqués, j'allaite encore ... 

Il aura presque 3 ans, et il y a toujours des moments où il réclame, de moins en moins, mais quand même ! 

C'est toujours un formidable moyen de calmer les douleurs, c'est toujours bon pour son système immunitaire, et bon pour mon sommeil. 

Après la réflexion d'une amie, je me dit que ce n'est peut-être pas si bon pour mon poids !

Il est vrai que juste après la naissance, l'allaitement, permet normalement de retrouver sa forme relativement rapidement. 

Sauf que pour moi cela ne s'est pas du tout passé comme cela. J'avais pris 13 kg pour ma grossesse, 3 semaines après la naissance j'en avais perdu 8 après j'en ai repris 10 et puis j'ai continué à monter, j'en ai perdu 8 encore et puis repris donc actuellement je dois me traîner environ 18 kg en trop, je dis environ car je ne me suis plus pesée depuis un moment, je n'ai pas envie de voir un chiffre démoralisant sur la balance, ma perte d'appétit n'a pas encore duré assez longtemps ! 

Cet été j'ai vu un psy et coach spécialiste dans le rapport à la nourriture, il m'a donné plusieurs pistes intéressantes, il faut croire que je n'étais pas encore prête à ce moment-là, mais ces conseils je les applique de mieux en mieux : 

- manger en conscience, écouter son appétit, ses émotions, ses envies, prendre du recul
- manger plus lentement : ne pas porter à la bouche la bouchée suivante avant d'avoir tout à fait terminé la précédente
- faire une pause au milieu du repas et se demander si on a encore vraiment faim
- ajouter à ma vie des tas d'autres sources de plaisir qui ne soient pas liées à la nourriture ! 
Du coup je chante, je sors, je me remets à jouer avec de la peinture et des marqueurs ! et j'ai bien fait les soldes aussi ! Demain, j'irai à l'aquagym, pour découvrir, car je ne connais pas, et mes genoux souffrent dès que je marche trop ou fait trop de vélo d'appartement ! 

J'ai fait une belle digression, tout ça pour dire qu'une amie m'a dit qu'elle avait perdu du poids au moment du sevrage. 

En repensant au phénomène qui cause la cellulite, je commence à penser que c'est possible, peut être que mon corps est toujours en mode stockage pour être sur de pouvoir couvrir nos besoins à tous deux ... et que quand les besoins diminueront, je pourrai perdre plus facilement, comme avant, quand j'étais jeune, dit la vieille de 30 ans ;-) 

L'autre chose que j'ai aussi commencée, toujours dans la même optique de recherche modérée des plaisirs : c'est de me maquiller plus souvent. 




Je n'étais pas fan avant, car je ne connaissais pas de produits cosmétiques bio de qualité, donc intuitivement, je n'avais pas envie de mettre des tas des choses potentiellement immondes sur ma peau, et si j'aimais les vêtements bien coupés et bien assortis, je préférais la beauté au naturel. Je gardais le sophistiqué pour les grandes occasions, ou le matin où l'envie me prenait ! 



Et force est de constater que l'envie me prend beaucoup plus souvent, et que j'en reçois des compliments, et que ma main devient de plus en plus sûre avec l'eye-liner ! 

A défaut d'être svelte, mon visage semble plus agréable à regarder, malgré les cernes que je traîne depuis toujours et qui ne sont jamais parties. Pourtant, j'ai aussi entendu dire, que parfois, elles disparaissaient avec le changement de métabolisme de la grossesse ! Mais pas pour moi, il faut croire qu'elles font parties de mon héritage familial et de mon identité ... comme mon foie ... 

Par contre, j'ai gagné un autre truc que je n'avais jamais connu avant d'être enceinte, enfin pas à mon souvenir : les brûlures d'estomac ! J'ai constaté que c'est surtout quand je bois du café ! Chez moi, le café est un subtil moment plaisir, et j'aime vraiment cette boisson, bien plus que le thé et autres tisanes. Par contre, j'avais lu dans le livre des régimes selon les groupes sanguins de d'Adamo que le café ne convient pas aux personnes de mon groupe, O, je n'avais jamais trop compris pourquoi, parce qu'il ne m'empêche même pas de dormir ! Maintenant, je le sens ! 

Et donc voilà, pour ce qui est du sevrage, je ne sais pas quand il se fera, j'arrête d'y penser, et je refuse des tétées de temps en temps, comme je prends encore des photos aussi ! Tout est dans les mains de Manoah ... j'avais cru que l'entrée à l'école serait un bon moment pour la fin, maintenant je m'arrête sur la date des 3 ans, on verra bien ! 





L'entrée à la maternelle checked


Quelle aventure ! Nous sommes le 15 septembre, il est maintenant temps de vous raconter tout cela !

Comme je l'avais dit, j'étais plutôt enthousiaste pour sa première rentrée. Surtout que les deux stages qu'il a fait durant les vacances se sont très bien passés, il s'est vite habitué à ces nouveaux endroits et nouvelles têtes, et les adultes responsables le disaient tout à fait prêt ! 

Par contre, il n'avait plus envie d'aller à la crèche après le premier stage qui eu lieu fin juillet, donc je l'ai gardé davantage, et cela aussi s'est mieux passé que ce que j'avais imaginé ! Je n'avais pas le coeur de le laisser dans des locaux surchauffés, sans jardin et avec toujours les mêmes activités qu'il connait depuis des mois, donc je n'ai pas voulu insister pour qu'il y retourne. 

Par contre, nous avons préparé un petit souvenir pour l'équipe qui s'est très bien occupée de lui depuis novembre 2014 et, en échange, il a reçu son diplôme de l'enfant sage, une farde avec ses dessins et un petit plumier minions. Nous sommes allés dire au revoir, en promettant de revenir donner des nouvelles aux prochaines vacances scolaires. 

Et le grand jour arriva. 

J'étais toute excitée ! Nous avons rencontré une autre famille à l'arrêt du bus, avec deux petits métisses, comme le mien, sauf que le papa était plutôt d'origine pakistanaise ou quelque chose comme cela ... et le petit garçon avait le même âge que mon fils, seulement il n'est pas dans la même classe. 

Il s'avère que son instit principale travaille en 4/5e donc le lundi il a quelqu'un d'autre, pour de si petits, ce n'est pas l'idéal ... mais bon ... 

On a salué la maitresse, j'ai récupéré des documents, ensuite on a mis le manteau et le sac au porte-manteau, et les collations dans les petits caddies préposés à cela. Puis il a commencé à jouer avec des bateaux, la première fois que j'ai dit que j'allais partir, il s'est un peu effondré, alors je suis restée encore quelques minutes, et quand je suis vraiment partie, il chouinait légèrement ... 

Le soir, quand je suis retournée le chercher, il donnait la main à l'éducatrice de la garderie et il m'avait mouillé son pantalon ! 

Ce fut pareil pendant les 8 premiers jours. Sauf que dès le 2e jour, le matin c'était : je ne veux pas aller à l'école, nnnnnooooooonnnnnn



Avec bien sûr, refus de s'habiller, refus de marcher jusqu'au bus ... et moi qui arrivait à chaque fois en retard au travail, je ne vous dis pas le stress ... 

Surtout que le lundi suivant j'ai voulu discuter avec l'instit et j'ai compris qu'elle était en 4/5e, et puis, celle que j'avais devant moi, me rassurait "bêtement" : "oui c'est normal il a besoin de s'adapter, y'a 2 ou 3 enfants comme cela, c'est normal ne vous en faites pas"

Merci, je sais tout cela, moi ce que je voulais savoir c'est comment se sent-il, qu'avez-vous observé ? à quels moments, mais c'était logique qu'elle ne puisse rien me dire, vu que pour elle, c'était son premier jour avec lui vraisemblablement ! Cette réflexion-là, je me la fais maintenant !

A ce moment-là, cela m'a coupé l'appétit et le sommeil, je peux accepter une difficulté que je comprends, qui est identifiée clairement, mais juste savoir "que ça ne se passe pas super bien", sans savoir exactement le comment du pourquoi, cela m'est insupportable, tout comme le fait d'arriver systématiquement en retard au travail, cela me met de mauvaise humeur ! 

Donc bien sûr, le corps a lâché, et le mercredi, j'étais juste incapable de me lever pour aller travailler ! Le jeudi je suis allée voir mon médecin qui m'a dit de prendre du magnesium, car j'avais déjà ce qu'il fallait pour soigner mon rhume ! Elle m'a aussi donné mon vendredi !

Le magnesium a été souverain, tout comme la décision de mon mari de s'occuper à nouveau d'aller le conduire et le chercher pendant 10 jours, à partir d'aujourd'hui donc ! 

Et ce matin, tout s'est très bien passé ! Pas de crise le matin, pas de pantalon mouillé ! 

L'autre point qui me pose problème, c'est bien ce qu'il mange : beaucoup trop de sucreries, mais le souci c'est que je n'ai pas l'impression d'avoir beaucoup de possibilités pour qu'il mange sain tellement il refuse les légumes. 

De plus, sans repas chaud, pour lui les choix sont restreints, vu qu'habituellement, nous ne sommes pas vraiment des dévoreurs de pain, il mange plus de pâtes, de riz et de frites. Seulement toujours tièdes et sans sauces ni mayonnaises, il accepte seulement le fromage râpé sur les pâtes. 

Et ce qui le fait manger des légumes c'est, soit les pots pour enfant de 6 mois de chez carrefour, soit manger comme tous les enfants à la crèche, soit cuisiner une quiche soi-même ... mais je ne suis pas sûre qu'il mangerait la quiche sans qu'elle soit réchauffée ! 

Donc pour le moment son lunch c'est deux tranches de pain et deux tranches de jambon, et puis il a des biscuits, une compote et de l'eau bien sur, mais j'ai l'impression qu'il boit bcp moins qu'à la maison, ou alors on lui remplit sa gourde sur place ! 

Pendant le premier stage, je lui avais mis des tomates cerises, mais il n'en a pas voulu ... Il faudra tenter avec d'autres choses ! 

Si vous avez des idées, je suis preneuse ! 

Les fruits, il accepte juste les bananes et les pommes et il a enfin goûté un petit morceau d'ananas ! 

Mais les compotes de fruit il les mange toutes. Moi qui aies toujours adoré les fruits, je ne comprends pas qu'il ne les souhaite pas en morceaux. Il faudra aller les cueillir sur l'arbre, ça pourrait marcher.  

Bref, c'était une sacrée aventure et ce n'est pas terminé !

En dehors de cela il rentre totalement crevé, si bien qu'à 19h, il doit dormir, il doit se réveiller pour 7h actuellement. 

Le dernier mardi où je suis allée le chercher, il ne donnait plus la main à l'éducatrice de la garderie quand je suis arrivée, il jouait au bac à sable avec d'autres enfants, j'étais contente, un petit pas de franchi ! 





dimanche 16 août 2015

Peps le magazine de la parentalité positive

Je ne sais pas si vous avez déjà eu l'occasion de découvrir le magazine Pep's. 

Sinon c'est ici : http://pepsmagazine.com/

Pour moi, c'est une vraie mine d'or ! Après avoir pu acheter quelques anciens numéros en soldes, j'ai décidé de m'abonner. Finalement, attendre trois mois le prochain numéro, cela me semble même un peu long. 

N'empêche, la qualité y est, et on comprend que pour obtenir une telle qualité, un travail sérieux et conséquent soit nécessaire, ce qui nécessite du temps à trouver dans les vies déjà bien remplies du comité de rédaction !

Je ne vais pas vous détailler la biographie de sa créatrice Catherine Dumonteil-Kremer, vous trouverez toutes les informations pertinences ici : http://www.cdumonteilkremer.com/2014/12/bienvenue-a-bisounoursland.html

Vous trouverez également plusieurs articles et évènements de son cru ici : http://www.wmaker.net/maisonenfant/La-Maison-de-l-Enfant_a101.html

Le seul livre que j'ai lu d'elle pour le moment est "éduquer sans punir". Très intéressant, très pratique, bien écrit. Je ferai un article consacré à ce livre prochainement. 

Revenons à Peps ! 

Son titre est amplement mérité, il donne en effet de la joie, de l'énergie, il fait pétiller la vie. 

Voici les différentes rubriques que vous pourrez y trouver : 

- Société : le regard de Peps
- Nourrir les liens
- Parentalité Positive
- Dossier en plusieurs articles
- Petits ruisseaux, grandes rivières
- Désir d'apprendre
- Simplifions-nous la vie

et bien sûr : un édito et des recommandations de lectures. 

Peps c'est aussi un slogan : Parler et Ecouter pour Pacifier les espaces Sociaux. Vaste entreprise ! 

Le prix est démocratique 8,25 par numéro. 

Et pour conclure, en guise d'amuse-bouche quelques titres d'articles : 

L'indifférence peut-elle être bienveillante ? (n°10)

Des pères se racontent : je dors avec mes enfants et je le vis bien. (n°10)

Se déprogrammer pour apprendre (n°5)

Celles qui ... portraits de femmes qui changent le monde : Isabelle Filliozat : une psy du côté des enfants. (n°5)

Dossier preux chevalier et douce princesse (n°6)

Faisons les fous, notre sélection de jeux (n°6)

Les jeux vidéos peuvent-ils changer le monde (n°4)

Initiative originale : apprendre dans la rue (n°4)

Alors, pas encore convaincus ? Il ne vous reste plus qu'à surfer sur les sites mentionnés ci-dessus, vraiment vous ne le regretterez pas !! 




mardi 21 juillet 2015

Le livre : J'arrête de râler sur mon conjoint et mes enfants de Christine Lewicki et Florence Leroy

Ce livre est juste fabuleux, et très bien écrit, jamais lourd, pas trop de répétitions comme j'en lis souvent dans tout ce qui touche au développement personnel, comme par exemple dans le livre de Thomas d'Ansembourg, cessez d'être gentils, soyez vrais. 

Et pour les parents pressés, à la fin de chaque chapitre, il y a un petit résumé des points pratiques à appliquer. 

Les extraits que je vais recopier, proviennent de ces résumés. 


 

Evidemment, la première étape consiste à faire un état des lieux et se demander : pourquoi on râle ! Le livre expose différentes raisons, les plus communes. 

Premier rappel p. 67.

Quand je râle, je veux satisfaire un de mes besoins, mais la stratégie que j'utilise amène les autres à me fuir (ou m'ignorer) ou à m'attaquer pour se défendre.

Si vous avez un peu de mal à situer la frontière entre "je râle pour dire ce que je pense" et "j'exprime mon opinion sans me laisser faire", souvenez-vous que si vous exprimez : 
- en étant victime de la situation et en cherchant un coupable (positionnement)
- en ruminant (ton)
- en n'ayant pas le mot juste, que vous exagérez, amplifiez vos propos avec des "toujours", des "jamais" (propos) ; 

alors vous râlez !

p.77 
Je ne râle pas pour ne pas ancrer mes frustrations dans ma réalité et pour apprendre à puiser dans mes ressources qui elles, pourront créer du vrai changement. Si je râle, je remets les compteurs à zéro. 

Je communique directement en face à face avec les personnes concernées par mon problème, sans accuser et sans dramatiser, j'apprends à avoir le mot juste. 

p.87
Les 4 phases du challenge sont : 
1- L'enthousiasme
2- Je prends conscience combien je râle et je commence à penser que je n'y arriverai jamais. 
3- Je réussis à passer quelques jours sans râler. 
4- Je ne râle plus jamais, je puise dans mes ressources ! 


p.96 Arrêtez de râler ne veut pas dire tout accepter. 
Quand une situation potentiellement à risque de râlerie se présente, prendre du recul et observer ce qui se passe en moi et en l'autre. 
Essayez différentes choses jusqu'à trouver celle qui marche. 
Traiter les problèmes au plus vite, dès la racine. 

p.102
L'insanité consiste à faire toujours la même chose et à espérer un résultat différent. A. Einstein. 
Choisissons nos batailles, tout traiter en même temps n'est pas possible, une chose à la fois !

p.116 
Quand une situation ne nous convient pas, il s'agit de décrire les choses précisément à la personne concernée, sans exagérer, de parler en "je", en exprimant le besoin qui n'est pas satisfait, en faisant une demande claire et en vérifiant que la personne accepte. 

p.119 La bienveillance est le langage qu'un sourd peut entendre et qu'un aveugle peut voir. M. Twain. 

p.123 Pour être bienveillant, il faut pouvoir discerner l'état émotionnel de l'autre, et avoir conscience du sien et en tenir compte. Semer la bienveillance amènera forcément une récolte de bienveillance. 
Apprenons à différer notre réponse pour pouvoir réfléchir et prendre tous les aspects en compte. 

p.129
Célébrer c'est utiliser nos mots pour ancrer nos joies dans notre vie. 
En célébrant nous donnons une nouvelles directions à toutes nos conversations. 
Une once de pratique vaut mieux qu'une tonne de théorie. Maitre Yoga. 

p.136
N'attendons pas que tout soit parfait pour reconnaître les efforts de chacun. 
Evitons les étiquettes sur les gens. 
Même quand un comportement qui ne nous convient se cachent des éléments qui vont dans le bon sens. 
Un enfant qui ne reçoit pas d'attention positive en cherchera de la négative parce que l'attention négative c'est mieux que l'indifférence. 
La reconnaissance est un élément crucial d'une vie familiale heureuse et sereine. 

p.141 
Se culpabiliser de nos échecs ne nous fait pas avancer, ce qui est important c'est ce qu'on décide de faire maintenant pour arranger les choses. 
Nous avons toujours une nouvelle opportunité de faire mieux. 

p.171
Faire un tableau avec les projets, les rêves et les valeurs familiales avant d'échanger sur des choses qui nous tiennent à coeur et colorent notre vie, et pas seulement sur la logistique du quotidien. 

p.176 Croire que nos proches font partie de la solution et non du problème. 

p.177 Oser demander l'aide et la reconnaissance dont on a besoin. 

p.186 Se rappeler que si notre enfant était capable de faire ce qu'on lui demande, il le ferait. Chercher ensemble ce qui bloque et trouver une solution. 


p.197 Quelques trucs à faire pour prendre soin de soi :
- donner la priorité au sommeil
- prévoir une virée seul ou en couple tous les 3 mois
- s'autoriser à se faire plaisir
- choisir une vie de famille imparfaite
- s'entourer aussi de familles qui nous ressemblent
- se fier à notre intuition profonde
- prendre rendez-vous avec son conjoint pour parler calmement des questions importantes


Voilà, c'est un livre formidable, j'espère que cette petite mise en bouche vous aura donné envie de le lire en entier. 

Pour ma part, j'ai commencé hier un défi : pas de sucre raffiné pendant 21 jours. Je vous dirai ce que ça donne. 

Pour le défi j'arrête de râler ... je me prépare encore un peu ! 



vendredi 17 juillet 2015

L'importance de l'exemple

Comme je l'ai déjà écrit plusieurs fois, être parent nous confronte beaucoup à nous même. Nos enfants, sans le savoir souvent, ont l'art de nous pousser dans nos retranchements, pour nous forcer à devenir meilleurs. 

Et ça peut être très difficile à gérer, avec le stress de la vie quotidienne et son rythme trépidant ! 

D'où l'importance, de se rappeler de temps en temps, que nous sommes des exemples, parfois sans le vouloir. C'est une responsabilité qui nous incombe pourtant. 

Et que nous le voulions ou non, nos enfants sont bien plus sensibles à nos actes, à nos habitudes, à nos attitudes, qu'à nos mots ... 

La partie du cerveau qui analyse ce qui passe par les yeux est la plus énorme comparé à celles qui gèrent les autres sens ... Ceci explique cela ... 

Sans compter tous les proverbes issus de la sagesse populaire du style : les chiens ne font pas des chats ... ou c'est tout le portrait de son père (de sa mère) 

Au final, élever des enfants, c'est une occasion de faire une pierre deux coups : devenir une meilleure personne, et les aider à rester de bonnes personnes. 

Car oui, comme Maria Montessori, j'aime à penser que l'enfant est plutôt naturellement porté à faire le bien, et que c'est un environnement toxique, inadapté qui le rend méchant. 




Pour moi, ainsi, le conseil de "quand la colère monte, prends congé" est aussi un bon exemple pour les enfants. Quand on sent que notre patience s'épuise, qu'on n'arrive plus à gérer nos propres émotions ... pourquoi rester et finir par crier ? pour s'en vouloir après ? 

Non, quand j'en ai la possibilité, je vais me calmer ailleurs, et je compte sur ma moitié pour prendre le relais ... parce que c'est aussi à cela que ça sert d'être deux !

Et Dieu merci, jusqu'ici, on ne s'est jamais retrouvé tous les deux incapables de faire face, au même moment ... c'est la magie quand on choisit un conjoint dont la personnalité nous complète, et pas nous ressemble !!! 

Je me félicite d'un tel choix ! 

Je trouve ça sain qu'un enfant voit que les parents savent se soutenir, et se passer le relais quand c'est nécessaire, ça montre qu'on peut faire confiance aux proches et c'est important. C'est aussi une forme de modestie, que de reconnaître que, là, maintenant, c'est trop, on a besoin d'aide. 

Au final, la vraie vie, avec son lot d'apprentissages en tous genres, c'est très formateur pour les fins observateurs que sont enfants. 

La question n'est jamais "que vivez-vous", mais toujours "comment on le gère". 

Une chose que je trouve importante à mettre en place, c'est de célébrer le quotidien, de savourer les bonnes choses de la vie, de prendre le temps de les marquer, de les constater, de s'en imprégner car, sur le lit de mort, c'est ça qui nous fera sentir que nous avons "bien vécu".