mardi 19 septembre 2017

Les malheurs des enfants d'aujourd'hui

Tout à l'heure, je suis tombée sur un article qui parlait des dangers qui guettent les enfants d'aujourd'hui. 

J'ai commencé à le lire, et je n'ai pas du tout aimé le ton. 

Bien qu'il mette en garde contre des pièges qu'il serait bon d'éviter. 

Nos enfants sont trop tôt et trop longtemps confrontés aux écrans, ils ont besoin de grand air, de jeux en famille, de participer aux tâches de la vie quotidienne avec nous. Ils ont besoin de créer de leurs mains. 

Nos enfants apprécient facilement la nourriture industrielle et tombent dans le panneau d'un packaging attrayant, alors qu'ils devraient manger davantage de fait-maison et cuisiner avec nous, ainsi nous pouvons leur transmettre les principes de diététique de base, ainsi que des connaissances de recette pour ne pas être affamés quand un jour, ils vivront seuls ! 

Nos enfants n'ont pas assez souvent notre attention exclusive, et non, nous aussi nous sommes occupés à mille choses et surtout devant trop d'écrans aussi. 

Sur facebook circulait une petite histoire d'une instit qui avait demandé aux enfants d'écrire une rédaction pour expliquer quel est leur plus grand souhait. Un enfant avait écrit qu'il rêvait d'être un smartphone, parce que le smartphone recevait bien plus d'attention de la part de ses parents que lui !

Cette anecdote est là pour nous rappeler que le temps passé avec nos enfants devrait aussi régulièrement être du temps de qualité, où ils reçoivent notre attention exclusive, cette attention qui remplit leur réservoir affectif et nourrit la complicité, la joie ! 

Une autre vidéo demandait aux enfants ce qu'ils voulaient recevoir comme cadeau, la majorité des enfants n'ont pas demandé de nouveaux jouets coûteux, ils ont demandé du temps en famille ! 

J'aime le proverbe qui dit que "nos enfants sont nos maîtres", maîtres en sagesse, ils sont plus proches du sens de la vie que nous le sommes, ils sentent ce qui est le plus important, et ça ne s'achète pas ! 

Cela ne sert à rien de culpabiliser les parents avec tout ce qu'ils font de mal parce qu'ils sont trop épuisés, occupés, et parfois même dépassés. 

Les parents ont beaucoup sur leurs épaules car la société ne leur facilite pas la vie. Alors si vous voyez un gosse devant un écran, ou un parent en train de hurler, au lieu de juger, offrez un peu d'empathie, quelques heures de baby-sitting ... c'est ce dont ils ont besoin, car aussi imparfaits qu'ils soient, la majorité des parents font de leur mieux, et préfèreraient ne pas utiliser de dessins animés ou de plats préparés !  

Pourquoi je n'en peux plus des jobs "alimentaires"


En revenant sur mon blog, je n'avais pas dans l'idée d'écrire sur le travail, mais bien sur la parentalité. 

Reste que le dernier article publié m'impose d'écrire celui-ci, avant de passer à autre chose. 

J'avais donc repris le travail fin mars. Puis j'ai encore eu 15 jours de vacances de Pâques avec mon fils avant de trouver une mission d'intérim plus longue. 

C'était une mission temps plein, dans le businesscredit center d'une banque, bien payé, pas trop loin de chez moi et avec des collègues sympas. 

Pourtant, je n'aurais pas du accepter cette mission. Et ce pour plusieurs raisons, que j'identifie maintenant avec clarté. 

La première c'est qu'un temps plein, en ce moment, c'est trop pour moi. J'ai besoin de temps pour ma thérapie, pour réfléchir, me centrer, et me reposer. 8h par jour au boulot plus les trajets, ça m'oblige à courir constamment, mon fils a de longues journées, ce n'est pas vivre ça, c'est une course contre la montre, métro - boulot - dodo. Ca ne me nourrit pas, ça m'épuise. 

La deuxième, un job hyper sédentaire, ben oui quand on dispatch des e-mails toutes les journées, on n'a pas beaucoup de raisons de se lever, de marcher, de bouger un peu ... ce n'est définitivement plus pour moi non plus. Depuis presqu'un mois que cette mission s'est achevée, à raison d'une séance par semaine, ma kiné n'a pas encore réussi à m'enlever tous le stress qui partait de ma main droite pour monter jusqu'à mon épaule ! Affligeant non ? 

La troisième, accepter un job très répétitif et un peu ennuyeux simplement parce que c'est dans mes possibilités, et que mon expérience professionnelle et mon diplôme m'offrent ce genre de perspectives, cela ne me permet pas de trouver la motivation de me lever le matin suffisamment tôt, suffisamment longtemps pour que mon patron soit satisfait. 

Je ne suis pas en train de dire que je n'accepterai jamais plus rien d'autre que le job de mes rêves. Et à vrai dire, je ne sais pas exactement ce que c'est le job de mes rêves. Par contre, je sais au moins ce que je ne veux plus ! 

C'est déjà cela. Il y a quelques temps, j'avais retrouvé un petit questionnaire facebook qui me demandait, si vous pouviez faire le job de vos rêves, quel serait-il ? Et j'avais répondu que si je pouvais faire ce que je voulais, j'essayerais différentes choses, jusqu'à trouver ce qui me correspond vraiment, et certainement que ce serait plusieurs métiers différents, et pas un seul ! 

Je sais aujourd'hui, que j'ai besoin d'une activité qui me permet de rendre le monde meilleur, et que je n'aime pas la sédentarité, c'est mauvais pour moi. Quand je regarde le travail de Marshall Rosemberg, le père de la communication non violente, et l'aide qu'il a apportée partout dans le monde, en accompagnant des ennemis à se comprendre et à se rapprocher pour faire éclore la paix, cela me fait vraiment envie. 


mercredi 22 mars 2017

Reprendre le chemin du travail


Aujourd'hui, je reprends le travail, que j'avais laissé de côté depuis un peu plus d'un an.

Et je dois dire que ce matin, je me sentais légère, heureuse, impatiente, presque euphorique.

Le ciel était bleu, j'avais commencé en musique avec Shape on you d'Ed Sheeran, la journée s'annonçait très bien.

Jusqu'à ce que j'arrive à la gare de Bruxelles Midi, et que je vois les militaires. Là tout d'un coup, je me suis rappelé qu'on était le 22 mars, et que le monde avait changé, mon monde, ma ville. 

Cela ne change rien au fait que je suis contente de reprendre le travail, même si ce n'est que pour, a priori, 3 jours d'intérim. Mais je n'ai pas trop envie de rester longtemps sur Bruxelles. 

Ici c'est vrai, c'est décentré, et je traverse un parc pour arriver, l'ambiance est détendue. 

Pourtant, les militaires dans les rues, non vraiment, cela me plombe le moral, et bien entendu, cela ne sert à rien, j'ai entendu un colonel le dire aux infos. 

Aujourd'hui, c'est pour moi l'heure du bilan. Qui suis-je après l'épisode burn-out ?

Et bien je suis plutôt contente de qui je deviens, une femme connectée à elle-même, qui a toujours envie d'être dans les relations, mais qui n'en a plus un besoin viscéral. 
Quelqu'un qui aime mieux, qui s'aime mieux elle-même, qui tente de faire le deuil de ce qu'elle n'a pas reçu enfant, et de se l'offrir à elle-même, vu qu'elle a pris conscience qu'elle est capable de donner à son fils, ce qu'elle n'a pas reçu. Et ca me rend fière, fière de faire mieux, pas pour me sentir supérieure, mais pour sentir que j'avance, que je romps la chaine de la souffrance et ça, ça me remplit de joie. 

Donc je suis davantage moi-même, plus construite à l'intérieur, plus équilibrée, plus ancrée. Le travail n'est pas encore achevé, bien sûr, il y aura encore des étapes à franchir, mais je sais que j'avance dans le bon chemin, mon chemin, celui que je ressens, celui que je choisis, pas celui sur lequel autrui voudrait que j'aille. Donc je me sens légère et joyeuse. 

La reprise du travail intervient dans la même logique, au moment opportun, au moment où j'étais prête, pas au moment où le médecin conseil de la mutuelle a décidé que je devrais. 




samedi 18 mars 2017

Formations à l'Université de Paix


L'université de paix est une association fondée par Dominique Pire, celui qui a aussi inventé les îles de Paix. 




Elle propose de nombreuses formations axées sur la communication, la médiation, la gestion des émotions. Notamment le programme "Graines de médiateurs" à destination des enfants de primaire.

Cela faisait déjà longtemps que je souhaitais suivre des formations chez eux.

En janvier 2017, j'ai enfin franchi le pas. 

Le premier module de 2 jours que j'ai suivi s'intitule : Comprendre et Expérimenter les attitudes en conflit. 

Pour quelqu'un comme moi, qui a grandi au milieu d'un conflit parental insoluble, les échanges entre participantes, ainsi que les grilles d'analyse fournies par la formatrice étaient vraiment éclairants. 

Comme je le sentais sans y mettre de mots, le conflit est à la fois un risque (de briser la relation) et une opportunité (de grandir, de s'affirmer, de consolider le lien). 

Tout dépend de la façon dont on parvient à le gérer.

Il y a principalement 5 Attitudes en conflit, aucune n'est bonne au mauvaise, chacune a son utilité, et bien souvent à travers un même conflit, on tentera les différentes attitudes,  jusqu'à trouver celle qui rencontre le mieux nos objectifs du moment : obtenir ce que l'on veut ou renforcer la relation. 

Ces attitudes peuvent être placée sur un graphique avec deux axes, l'axe de la relation celui de notre objectif. 



La collaboration, en plus de nécessiter du temps, demande le concours des deux parties, ce qui n'est pas toujours simple à obtenir. 

Le repli peut être nécessaire pour prendre du recul, éclaircir la situation et envisager les différentes possibilités, retrouver son calme et ainsi être dans de meilleures conditions pour rentrer à nouveau dans le conflit. 

L'accommodation finit par générer des frustrations s'il s'agit d'une attitude automatique et récurrente, ce qui au final peut gangrener une relation, alors qu'on cherche à la préserver. 

La compétition risque d'abîmer une relation, pourtant elle est parfois la seule option lorsque l'urgence ou l'importance de l'objectif la réclame. 

Enfin, le compromis est l'attitude la plus sensée quand obtenir un accord, même mauvais, est mieux que de rester bloqué dans une impasse. 

J'ai vraiment trouvé très utile cette grille d'analyse, justement pour nous pousser à adopter des attitudes autres que celles qu'on privilégie habituellement. Et c'est d'ailleurs très déstabilisant pour l'entourage, qui s'attend à une réponse identique. 

Mon fils de 4 ans s'est retrouvé tout à fait perdu quand j'ai lâcher prise dans l'accommodation, alors qu'il s'attendait à ce que je rentre dans une opposition farouche ... il s'est trouvé tellement déstabilisé qu'au final j'ai obtenu ce que je souhaitais mais sans bras de fer et sans éclats de voix. C'était grisant de sortir d'un reflex automatique, pour entrer dans un champ d'expérimentation. 

Ce sont les exercices de drill pendant la formation qui nous ont permis de reconditionner notre cerveau à cette forme d'analyse. Cette formation était vraiment concrète et le dosage entre la théorie et la pratique était parfait. 

J'ai aussi pu bénéficier de l'ambiance bienveillante du groupe, c'était un vrai cadeau, pour nous toutes. 

Pour terminer, la technique de l'intervision est une méthode dont je me souviendrai, la prochaine fois qu'un gros conflit, vraiment épineux se présentera à moi. 

Le deuxième module que j'ai suivi était une Introduction à la Communication non Violente. 

C'était également au module auquel je m'étais déjà inscrite, en étant obligée d'annuler au dernier moment. Là aussi, j'ai eu le privilège de faire partie d'un groupe profondément bienveillant, avec des formateurs formidables. 

Je m'intéressais à cette forme de communication depuis plusieurs années, donc la partie théorique n'avait que peu de secrets pour moi. Par contre, les échanges et les exercices étaient extrêmement profitables. Ils m'ont fait comprendre à quel point changer de façon de communiquer est un exercice qui demande de la concentration, et des tâtonnements, au début, quand on commence, on a besoin de faire ses gammes. 

Par bonheur, mon mari avait accepté de faire également ce module, 2 semaines avant moi, avec les mêmes formateurs. Cela nous a vraiment rapproché, aussi grâce au fait qu'en formation, il a pu dialogué avec une femme dont le parcours présentait de nombreuses similitudes avec le mien. 

J'engage toutes les personnes motivées pour avoir de meilleures relations dans leur vie à s'initier à la communication non violente, c'est un outil de connexion à soi et aux autres très puissant, qui pour moi, pourrait réellement réenchanter le monde, et bâtir une société pacifique. 


Marshall Rosemberg est décédé il y a déjà plusieurs années, cependant cet outil qu'il nous a laissé lui survivra, à nous tous de l'utiliser à bon escient. 



lundi 9 janvier 2017

Adopter une posture d'observateur pour tenir son ego en respect


J'ai découvert récemment un nouveau blog "Heureux dans sa vie" qui proposait un article qui m'a vivement intéressée : 

comment-prendre-conscience-de-son-ego-et-de-son-etre

Ce fameux mot "ego", je l'avais déjà rencontré à plusieurs reprises dans mes lectures, et je me demandais ce qu'il signifiait réellement. L'article de ce blog est assez détaillé à ce sujet. 

J'ai d'ailleurs aussi grandement apprécié un 2e article : 

3-habitudes-pour-etre-plus-heureux-au-quotidien

Je ne vais pas vous copier/coller le contenu de ces articles, vous irez les lire si ils vous intéressent. 

Je voulais surtout partager ce que j'en garde, ce qui a attiré mon attention. 

On a tous une petite voix intérieure qui malheureusement est plus souvent là pour nous "casser", nous décourager, nous juger, être dure avec nous, apparemment, c'est ça, notre ego, la part de nous qui a peur, qui rentre dans des colères noires, c'est en fait, notre part blessée et souffrante qu'on a refusé d'écouter, de soigner. 

Ca m'a vraiment fait penser à l'enfant intérieur dont parle Thich Nhat Hanh, peut-être que je me trompe. 

Pourtant, il donne des clés similaires à celles proposées dans ces articles : adopter une posture d'observateur : de nos pensées, de nos émotions, de nos ressentis, de nos actes, afin de prendre du recul et ainsi ne plus être dans la réaction automatique mais dans l'action consciente, adéquate, juste et motivée par la compassion et la bienveillance. 



La part souffrante en nous a besoin d'être reconnue et considérée, quand on se sent compris et accepté, réellement entendu, on souffre déjà moins. 

La question que je me pose aujourd'hui c'est pourquoi est-ce plus facile pour moi d'écouter, être en empathie, rassurer, soutenir mon enfant, plutôt que de m'offrir ces choses à moi-même ? 

Quand mon enfant est débordé par ses émotions, souvent (pas toujours) je trouve en moi la compassion et le calme nécessaire pour l'aider à traverser tristesse, douleur et colère et pourtant quand moi-même je suis débordée par mes émotions, je ressens viscéralement le besoin de quelqu'un d'autre que moi pour me rassurer, compatir ... et si je ne le trouve pas, je finis bien sûr par me calmer, mais en me sentant tellement vide, tellement seule et vulnérable ... 

C'est un mystère pour moi ... comment est-ce possible de donner à autrui ce qu'on ne parvient pas à se donner à soi-même ... si vous avez des pistes, je suis preneuse. 

Il est vrai que la maternité est un tel bouleversement, qu'elle nous donne parfois une force et une audace de faire pour nos enfants des choses dont on se croit incapable et qu'on ne ferait pas pour nous-même ... j'imagine qu'il y a là-dedans un genre d'instinct de préservation de l'espèce à travers notre progéniture, seulement à mon sens, il y plus que cela. 

Au final, plus les choses tournent dans ma tête en écrivant, plus j'en arrive encore à la même conclusion : j'aime mon fils plus que je m'aime moi-même, inconsciemment, à mes yeux il est plus digne que moi (il mérite plus que moi) de recevoir soutien et compassion. 
Et puis nécessité fait loi, si je ne lui apporte pas soutien et compassion pour traverser ses émotions désagréables, personne ne le fera, il en a un besoin vital, donc je donne, quitte à puiser profondément dans mes ressources, quitte à ce que cela finisse par m'épuiser, parce que je suis comme ça, formatée à essayer de combler les besoins des gens que j'aime ... dans l'espoir (inconscient) qu'ils me donnent l'amour dont j'ai moi aussi tant besoin et que je ne parviens pas à me donner à moi-même. 
Et les enfants ont cette générosité, cette spontanéité d'aimer leurs parents de façon inconditionnelle, du moins quand ils sont petits ! 
C'est une bonne chose, seulement ça ne règle pas mon problème, parce que mon fils, je l'élève pour qu'il soit autonome, épanoui et construise sa propre vie, pas pour qu'il soit une béquille dans la mienne. 



mercredi 16 novembre 2016

Le changement

Je pense que le changement, c'est quelque chose d'inévitable, je dirais presque un mal nécessaire. 

Sauf que non, le changement, ce n'est pas un mal, bien au contraire. 

Souvent, au premier abord, le changement fait peur, il y a cette plongée dans l'inconnu qui nous insécurise, qui nous sort de notre zone de confort ! Et pourtant, le changement nous révèle à nous-même, nous confronte à des idées différentes, à des rencontres, à des remises en question. 

Le changement nous oblige à développer de nouvelles aptitudes, à découvrir en nous de nouvelles ressources. 

Dans la nature c'est ainsi, rien ne se crée, ni ne se perd, tout se transforme. 

Je pense que pour nous c'est pareil, nos cellules se renouvellent, mais à l'identique ou presque, donc on change, très peu en réalité. 

L'idée pour nous ce n'est pas tellement de changer, mais plutôt d'évoluer, de devenir ...
La meilleure version de soi-même, j'aime beaucoup cette expression. 

Pour moi elle emporte l'idée d'une fine connaissance de soi, d'une bienveillance envers soi-même, et d'un profond désir de s'améliorer, d'aimer plus, d'aimer mieux, d'aimer plus concrètement et donc de semer du bonheur autour de soi. 

J'ai l'impression d'être à un carrefour de ma vie, dans une période pleine de changements. 

Et pour une fois, cela ne me fait pas peur, pas le moins du monde. 

Je sais que tout ne sera pas facile et rose. Je sais qu'il y aura des moments durs, décourageants. 



Je sais aussi que j'ai des ressources en moi, et surtout, j'ai enfin trouver ce truc "LE" truc, MON truc, cette activité qui fait que je me déconnecte des problèmes, je recharge mes batteries, je suis dans l'instant présent et uniquement là : dans un regard, un mouvement une musique : la danse !

En réalité, j'ai commencé les stages de danses que j'étais encore à l'école primaire, mais c'était réservé aux vacances, maman trouvait la prof "vulgaire" donc elle tolérait que je fasse un stage de temps en temps, pas que je sois inscrite pour toute l'année. 
J'étais trop jeune pour m'imposer. 

Plus tard, j'ai pris des cours de danse de salon, avec ma soeur : chacha, rumba, valse anglaise, tango, djive, ça nous plaisait bien, mais on était entourées de couples, on se sentait un peu comme des intruses. 

Et puis j'ai fait ma vie, j'ai rencontré un homme et je lui ai dit qu'on devrait faire ça ensemble, il m'a dit : oui plus tard ... 
Puis un bébé est arrivé, on était le nez dans le guidon, je n'y pensais plus ... 

Le bébé a grandi, j'ai senti à nouveau l'appel de la danse, et cette fois, il m'a suivi. 

Je venais pour la salsa, j'ai découvert la kizomba, pour lui ce fut un coup de foudre, pour moi, du moment qu'on dansait, à la limite peu importait quoi. 

Et puis j'ai découvert la bachata, et je me suis aussi mise à la salsa. 

Aujourd'hui, les cours que je prends sont les soleils de ma semaine, des moments privilégiés que j'attend avec impatience et que je ne manquerait pour rien au monde si cela ne dépendait que de moi ! 

Je pense que lorsqu'on trouve "LA" chose qui nous épanouit, on peut encaisser beaucoup plus facilement tous les changements qui se présentent à nous. On a une ancre, un repère, un refuge, et cela nous renforce pour affronter tout ce qui peut nous sembler difficile, angoissant ou terrorisant ! 

Si vous n'aviez qu'une seule chose à retenir de ce post, ce serait celle-ci : 

Avez-vous trouver VOTRE truc ? Cette chose qui vous épanouit et recharge vos batteries ?

Sinon, il est plus que temps de le chercher. 


mardi 2 août 2016

Comment l'acupuncture a sauvé notre mariage

Quand on a été élevée comme moi, en Occident, par des parents qui n'abusent pas des médecins et des antibiotiques, mais qui ne connaissent pas grand chose d'autre que l'allopathie et l'ostéopathie, ce qui est déjà pas mal ... on n'imagine pas comment l'énergie qui nous anime tous, peut changer notre vie. 

L'acupuncture est à la base, une médecine traditionnelle chinoise, qui fonctionne depuis des siècles de façon empirique. 

Pendant longtemps, l'Occident ne comprenait pas comment des effets étaient possibles. Aujourd'hui, elle est de plus en plus utilisée quand l'allopathie montre ses limites, maintenant, des études ont prouvé des effets sur des pathologies bien précises. Maintenant les méridiens sont étudiés et utilisés dans d'autres médecines alternatives. 

Si vous êtes comme moi, ignorants, vous ne savez pas que l'énergie sexuelle, mise à contribution pour concevoir, fabriquer, donner naissance, allaiter un enfant siège dans les reins. 

Après tout ce processus, toute mère voit son énergie des reins tout à fait déséquilibrée et en manque, ce qui cause parfois un déséquilibre avec l'énergie du foie. Au final, on se sent vidée, à cran, et la fertilité est au plus bas. 

Je suis encore dans cet état 3 ans et 9 mois après mon accouchement ... mon corps n'a pas trouvé le moyen de recharger mes batteries et de retrouver son équilibre seul. Certaines ont peut-être la chance que cela marche ... 

Mais moi je peux dire aujourd'hui que l'acupuncture a sauvé notre mariage, car mon vide d'énergie des reins avait pour effet que mon corps vampirisait l'énergie sexuelle de mon mari lors de nos rapports intimes, ce qui lui causait toutes sortes de symptômes physiques désagréables qui le poussaient à espacer nos rapports, à s'éloigner de moi, en conséquences de quoi je me sentais rejetée comme une ennemie, et donc toujours plus seule dans mon couple. 



Et dire que tout cela n'était qu'un manque d'énergie des reins ... 

Et pourtant j'ai vu un autre acupuncteur durant ma grossesse et même après, mais trop occupé à gérer 2 patients en même temps, pour moi, il n'a pas fait son travail à fond, il se contentait de traiter le problème dont je lui parlais, alors qu'il avait un outil diagnostique qui aurait du le pousser à me proposer des séances régulières pour rééquilibrer tout ça. 

J'ai souffert émotionnellement, je me suis vidée de toute joie de vivre à cause de sa négligence. 

 Bref, il parait que dans la vie, les choses arrivent quand on est prêt, peut-être, je ne comprendrais jamais vraiment la nécessité de souffrir. 
Sauf que Thich Nhat Hanh dit que la souffrance est notre maître. 

Ce qui est sûr c'est que le moment de mon burn-out a été pour moi une occasion de me reconnecter à moi-même, au sens que je veux donner à ma vie, et peut-être que plus tôt je n'aurai pas été prête à cela. Surtout que les praticiens qui s'occupent de moi aujourd'hui, sont compétents, et ils sont ici, là où j'ai déménagé juste avant qu'on ne diagnostique mon burn-out. 

Donc oui, dans la vie, il y a quelque chose, quelqu'un, qui guide nos choix dans les coulisses, pour que finalement, le soulagement vienne, pour que finalement, on trouve le chemin qui mène à notre accomplissement personnel. 

Ce break dans ma vie professionnelle est aussi l'occasion d'opérer une reconversion. Vu que je n'ai jamais pu obtenir le genre de poste que je souhaitais, il est peut-être temps de changer tout à fait mon fusil d'épaule. 

Certains disent qu'une maladie grave est une chance dans leur vie, je les comprends. Je me dis souvent et si ... alors j'aurais pu éviter de tomber si bas. Seulement avec "et si" on met Paris en bouteille. On ne peut pas changer le passé, on peut juste disposer pour l'avenir, rester connecter à soi, à ce qu'il y a de vivant, d'essentiel en nous et se promettre à soi-même de ne plus laisser les injonctions de la société, les tracasseries de la vie, les responsabilités familiales, nous en éloigner. 

Car je le répète, on ne peut prendre soin de personne au détriment de soi !!! 

Ces derniers mois, ma vie a donc beaucoup changé. 

Je vais mensuellement chez l'esthéticienne, je vais danser chaque semaine, je vais pédaler régulièrement, je bois des jus de légumes/fruits régulièrement, je médite souvent, je vois un psy pour moi, un autre pour notre couple, on s'accorde quelques jours juste à deux, pour se reposer vraiment, et on revient ainsi frais et disponibles à fond pour notre fils. A l'occasion je peins ou je colorie, je vais au cinéma, à des conférences. J'ai décidé de me lancer dans un certificat en gestion des conflits interpersonnels à l'université de Paix, et dans un cycle de formation à la méditation de pleine conscience. 

Bref, je mets enfin dans ma vie des ingrédients qui me nourrissent, qui me rechargent les batteries au lieu de les épuiser indéfiniment. 

Ce que j'espère aujourd'hui, c'est pouvoir transmettre tous ces bons outils à mon fils, et à qui veut, pour qu'autrui ne soit pas obligé, comme moi, de passer par la case burn-out !



mercredi 20 avril 2016

Prendre soin de soi - ce n'est pas de l'égoïsme, c'est nécessaire

Après le constat de burn-out, ce que votre médecin vous dit c'est : faites-vous plaisir ! 

Et c'est vrai que la première semaine, quand on a toute la journée pour soi car le mari travaille et le gamin est à l'école ... on trouve quelques petites idées pour se faire plaisir !

Moi je suis allée chez l'esthéticienne, j'ai fait les magasins, j'ai dessiné et colorié, je me suis baladée dans mon nouveau quartier, à la campagne ... 

Peu de temps après, je me suis dit que je devrais tenter d'analyser, de découvrir ce qui me nourrit vraiment profondément, durablement. 

Et bien ça, c'est pas gagné ! Le shopping bien sûr, cela n'apporte qu'un plaisir très éphémère et puis rare sont ceux qui peuvent dépenser sans compter, donc forcément, il faut trouver autre chose. 

Alors j'ai repensé au livre de Thich Nhat Hanh au sujet duquel j'ai fait un article sur ce blog, guérir l'enfant intérieur ... et j'ai repensé à la méditation de pleine conscience ou mindfulness. 

Et c'est vrai que cela, méditer, cela me fait du bien, cela m'apaise, me calme. Si on n'a pas l'occasion de rejoindre un groupe de formation en 8 semaines, on peut déjà trouver des méditations guidées sur youtube, ne serait-ce que pour prendre conscience de sa respiration ... 

Après, la démarche proposée dans le livre, Guérir son enfant intérieur, pour moi est bien plus profonde et elle demande un accompagnement, au moins un certains temps, car guérir son enfance, ce n'est pas une petite affaire, même quand on n'a pas vécu de "graves" traumatismes. 

Ce que j'aime dans les écrits de Thich Nhat Hanh, c'est qu'il nous réapprend à apprécier les miracles auxquels on s'est habitué : comme le fait de respirer, de voir, d'avoir un coeur qui fonctionne bien. 

J'y ai lu que les conditions du bonheur sont réunies dans l'ici et maintenant, quand on est pleinement ancré dans le présent. Bien souvent ce qui nous empêche d'être heureux c'est qu'on a des regrets pour le passé et des inquiétudes pour l'avenir. 

Quand notre énergie et notre attention ne sont pas pleinement dans l'acte qu'on pose, il y a des risques pour que cet acte n'atteigne pas son but, ne nous apporte pas ce qu'on en espère. 

Les enfants sont dans le présent, en ce sens, souvenons-nous des paroles d'un autre sage, Jésus, qui nous recommandait d'être comme des enfants, innocents bien sûr, mais peut-être aussi : présents, pleinement dans ce qu'ils font, capables de s'émerveiller de choses simples, joyeux, curieux et empathiques. 


Et puis ce que j'aime aussi dans la pleine conscience c'est qu'au bout d'un peu de pratique, elle peut faire partie de notre vie quotidienne, sans qu'on lui consacre de longs moments à elle seule. 

On peut marcher en pleine conscience, manger en pleine conscience, cuisiner en pleine conscience, travailler en pleine conscience, se laver en pleine conscience ... 

Notre vie, apparemment, prend alors une saveur différente, non pas parce que nos activités sont différentes, mais parce qu'on vit nos activités dans un autre état, un état où on savoure chaque instant présent, l'un après l'autre. 

L'autre point intéressant est que cette technique n'a rien de religieux, elle a été conçue pour aider à gérer le stress, donc elle peut-être pratiquée par tous, qu'on soit croyant, athée, agnostique ... 

Pratiquer quand on est calme et serein, nous aiderait à retrouver cette sérénité et ce recul, même dans les moments de stress, quand on fait face à une crise qui pourrait nous faire perdre notre self-contrôle.

J'ai lu exactement la même chose au sujet des enfants : c'est quand ils sont calmes qu'il faut leur apprendre à se calmer. 

En réalité qu'on soit adulte ou enfant, l'apprentissage suit la même logique.

Pour ma part, je vais essayer d'inclure une session de méditation guidée de 12 min matin et soir, pour commencer. J'aimerais prendre cette habitude et la garder. 

Et voici la vidéo que j'aime bien : 



Si vous avez d'autres idées, gratuites ou presque, qui vous aide à vous sentir nourri, apaisé, serein, plein d'énergie, ressourcés, j'attends vos suggestions avec impatience ! 

jeudi 17 mars 2016

Quand trop c'est trop

Le monde d'aujourd'hui demande beaucoup trop de nous. Il faut être sur tous les plans, et pas seulement y être, il faut être douée : comme mère, comme femme, comme employée ... 

Tout va toujours de plus en plus vite, on exige toujours plus de nous avec moins de moyens pour y arriver, plus d'obstacles, moins de soutien, moins de compréhension, moins de patience. 

Donc au bout d'un moment, trop c'est trop. 




Il parait que notre génération, la génération Y, est aussi la génération burn-out. 

Et ce n'est pas étonnant, nos parents nous ont permis et parfois poussé, à faire des études, à leur époque, c'était le sésame pour une vie toute tracée : 40 ans dans la même boîte à gravir les échelons années après années, avec le salaire qui augmente aussi. 

Aujourd'hui, si on a fait des études un peu trop longues, c'est plutôt un handicap sur le marché du travail. Et si on a un travail, il y a beaucoup de chance pour qu'on ne soit pas payé ce qu'on mérite, ou qu'on ait aucune sécurité d'emploi. L'ère d'aujourd'hui est une ère d'emplois précaires. On sait aujourd'hui qu'on fera plusieurs boîtes dans sa carrière, peut être aussi qu'on tentera une expérience en tant qu'entrepreneur. 

Parce qu'en dehors de la génération "burn-out", on est aussi la génération qui réfléchit à ses valeurs, on y est forcé car la planète est en danger, notre mode de vie nous rend malade. Ceux qui ne passent pas par la case "burn-out", prennent un jour une décision courageuse : ils changent de vie, ils décident souvent de gagner moins, pour avoir une vie qui a plus de sens, qui est plus en accord avec leurs valeurs. 

Voilà où on en est, prendre un jour un virage à 180° ou ne plus parvenir à faire face et avoir besoin de repos, de soutien, de joie de vivre. 

Voilà où j'en suis aujourd'hui, il n'y a que quelques jours, je me sentais vide, tellement vide, perdue, incompétente, épuisée, cassée, sans entrain, sans joie, sans espoir. 

J'ai vu un nouveau médecin, bienveillante et surtout perspicace, elle a mesuré l'ampleur de mon mal être, alors qu'elle me rencontrait pour la première fois. 

Parce que quand on va trop mal, un médecin qui vous conseille de ... ce n'est pas suffisant, il faut quelqu'un qui vous ouvre les yeux, vous donne des mesures pratiques et concrètes à prendre, et va vous suivre. 

Et finalement avoir pour seule mission de "se faire plaisir", "prendre soin de soi", c'est très agréable, la vie devrait être tout le temps comme ça. 

N'avoir le temps que de "gagner sa vie" et s'occuper de son fils, de sa maison, sans prendre le temps de s'occuper de soi, ce n'est pas une vie, c'est juste de la survie, et à force d'essayer de survivre, on finit par s'épuiser, car sans carburant, aucun moteur ne peut fonctionner très longtemps. 

Je voudrais travailler moins, et surtout je voudrais une activité professionnelle qui me nourrit au lieu de m'épuiser ! Et là, dans les circonstances actuelles, ce n'est pas gagné ! 

Je crois que moi-aussi j'ai besoin d'un virage à 180°, besoin de me trouver, trouver ce pourquoi je suis vraiment douée et qui m'épanouit. 
Gagner sa vie, ce n'est pas vivre, ça ne vous donne pas l'énergie de vous lever le matin ... 

Non il faut faire de sa vie quelque chose qui a du sens pour soi, qui est en accord avec ses valeurs profondes, et surtout, il faudrait pouvoir le faire au rythme qui nous convient, sans stress, sans horaires stricts, sans pressions ... 

Certains me diront que ce que je voudrais est un idéal inaccessible... je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours été optimiste, je suis quelqu'un qui peut espérer longtemps, je crois que si l'espoir s'éteint complètement, ce n'est pas possible de continuer à avancer. 

Espérons, cherchons, prenons le temps de savourer, et nul doute que des jours plus doux sont à venir. 


Lecture - Le cerveau de votre enfant du Dr Dan Siegel et Tina Payne Bryson, préface d'I. Filliozat

Le livre " Le cerveau de votre enfant", manuel d'éducation positive pour les parents d'aujourd'hui est un joyaux, parmi d'autres, mais il vaut le détour. 

Une personne sensible à la langue française sent parfois qu'il a été traduit de l'anglais, mais globalement, il est très clair, très didactique, bien structuré et très agréable à lire. Le ton est celui de pairs, c'est à dire des auteurs qui se présentent avant tout comme des parents qui font part de leur expérience, de leurs découvertes, alors bien sûr, ils vulgarisent des données scientifiques récentes, mais sans la condescendance ou le verbiage assommant que d'autres se permettraient en pareilles circonstances !

Je vous recopie la page 243-244 Pense bête à coller sur le frigo ! 

  • Intégrer le cerveau gauche et le cerveau droit
Gauche + droit = clarté et compréhension : aidez votre enfant à utiliser en même temps son cerveau gauche (logique) et son cerveau droit (émotionnel), à les faire travailler en équipe !
Ce que vous pouvez faire : 
          - se connecter et rediriger : quand votre enfant est bouleversé, connectez-vous d'abord à lui sur le plan émotionnel, de cerveau droit à cerveau droit. Dès qu'il est calme et réceptif, faite appel au cerveau gauche pour parler discipline et règles de vie. 
           - le nommer pour l'apprivoiser : quand le cerveau droit de votre enfant est agité d'émotions incontrôlables, aidez-le à raconter ce qui le bouleverse pour que son cerveau gauche donne un sens à l'expérience qu'il vient de vivre et qu'il retrouve le contrôle de lui-même. 
  • Intégrer le cerveau d'en haut et le cerveau d'en bas
Développez le cerveau d'en haut : chercher à favoriser la construction du cerveau d'en haut, encore "en chantier" pendant l'enfance et l'adolescence, et qui peut être "piraté" par le cerveau d'en bas, (l'amygdale) en particulier dans des situations hautement émotionnelles. 
Ce que vous pouvez faire :
            - Sollicitez-le, ne le faites pas enrager : dans des mots très stressants, faites appel au cerveau d'en haut plutôt que provoquer le cerveau d'en bas. N'utilisez pas de suite la carte "parce que je te le dis !" Posez-lui des questions, demandez-lui de trouver des solutions, acceptez de négocier. 
            - S'en servir pour ne pas le perdre : donnez à votre enfant l'opportunité de faire travailler son cerveau d'en haut. Jouez à "que ferais-tu si ... ?" et ne venez pas à sa rescousse dès qu'il est en difficulté.
            - Bouger le corps pour ne pas perdre l'esprit : quand un enfant a perdu le contact avec son cerveau supérieur, aidez-le à retrouver l'équilibre et incitez-le à bouger. 
  • Intégrer la mémoire
Transformer l'implicite en explicite : aidez votre enfant à rendre ses souvenirs explicites, de sorte que ses expériences passées n'affectent pas négativement son présent. 
Ce que vous pouvez faire : 
Utilisez la télécommande de l'esprit : quand un enfant rechigne à raconter un évènement pénible, il peut, avec un télécommande interne, mettre son récit sur pause, le rembobiner, ou faire une avance rapide, afin de garder le contrôle de ce qu'il passe en revue. 
Souvenez-vous de vous souvenir : aidez votre enfant à travailler sa mémoire en lui donnant de nombreuses occasions de se rappeler les évènements importants : dans la voiture, pendant le diner, ect. 
  • Intégrer les multiples parties du soi
la roue de la conscience : quand votre enfant est fixé sur un point particulier de la roue de sa conscience, aidez-le à choisir où il va concentrer son attention afin qu'il regagne le contrôle de ses émotions. 
Ce que vous pouvez faire : 
Laissez passer l'orage émotionnel : rappelez à votre enfant que les émotions sont passagères. ce sont des états temporaires. 
SISP aidez votre enfant à identifier et comprendre les sensations corporelles, images, sentiments et pensées qui l'habitent. 
Exercez sa claire conscience (mindsight) le mindsight permet à votre enfant de se calmer et de concentrer son attention sur l'objet de son choix. 
  • Intégrer soi et autrui
Câblé pour le nous : profitez de la capacité intégrée du cerveau à bâtir des interactions sociales. Créez des modèles mentaux des relations humaines qui soient positifs. 
Ce que vous pouvez faire : 
Profitez les uns des autres : amusez-vous en famille, faites vivre à vos enfants des expériences positives et satisfaisantes avec les personnes qu'ils côtoient le plus. 
connectez-vous au travers du conflit : au lieu de le voir comme un obstacle, considérez le conflit comme une opportunité d’enseigner à votre enfant les compétences relationnelles essentielles, par exemple, voir le monde par le regard d'autrui, lire les indices non verbaux, faire amende honorable. 

vendredi 11 décembre 2015

Protéger les enfants de la peur ?

J'ai pris un peu de temps avant d'aborder le sujet des "événements" du 13 novembre à Paris. 

Je voulais éviter d'écrire sur mon blog à chaud sur ce sujet. L'expérience m'a montré que certaines personnes frustrées aiment à interpréter les choses sans se demander une seule seconde si c'est bien ce que l'auteur d'un post a voulu dire. 

Pour ma part, protéger mon fils du climat délétère ne fut même pas difficile, je n'avais pas peur, l'équipe éducative de son école n'avait pas peur ... personne ne paniquait autour de lui, donc je crois qu'il n'a pas non plus eu peur. 

La seule chose est que lorsqu'il s'est réveillé le dimanche matin, j'étais en larmes devant les infos parce que je connais beaucoup de gens à Paris, et au fur et à mesure que les nouvelles de chacun se disant en sécurité me parvenaient, je suis passée à autre chose. 




Pour moi, ce n'était finalement qu'un fait divers atroce parmi tant d'autres. Et croyez-moi, il se produit des tas de choses semblables, partout dans le monde et on n'en fait pas pas autant de publicité !!! Alors quoi, la douleur a-t-elle une couleur ? La souffrance d'une personne n'est-elle pas aussi inacceptable que celle d'une autre, indépendamment du lieu où elle est née ? 


Sauf que beaucoup de gens n'ont pas du tout vu les choses comme moi, tout cela est monté en épingle et très vite, notre Bruxelles s'est vu envahie par des militaires, des patrouilles de police ... 

Et j'ai trouvé cela délétère, et même plus que ça, voir des militaires dans ma station de métro, j'ai trouvé ça irritant !

Oui oui, on sait payer des plantons qui ont tout juste l'air d'êtres sortis des jupes de leur mère, par contre, les escalators eux ne roulaient pas ! 

Et les gens y vont de leurs mines apeurées en discours de repli sur soi ... on rase les murs ... 

Et pendant ce temps-là, trop peu de gens pour réfléchir aux problèmes de fond : 

- quelle place faisons-nous aux étrangers dans nos pays occidentaux ? 
- quel sentiment d'impunité donnons-nous aux criminels ? 
- comment laissons-nous certaines minorités profiter de nos libertés pour porter atteinte à celles d'autrui ? 
- comment réglons-nous nos conflits et quel exemple donnons-nous à nos enfants sous ce rapport ? 
- quel soin prenons-nous de notre personne intérieure, de nos émotions, de nos traumatismes ? 

Les mesures "sécuritaires" d'un état policier ne nous rendront pas la vie plus belle. 

Le changement, il passe par chacun, non pas en allant voter pour des pantins, mais en prenant soin de nous, en étant solidaires, en consommant de façon responsable et consciente, en éduquant nos enfants dans la bienveillance, en résolvant nos conflits sans perdants et sans violence ... 

Le changement passe par l'éducation, la conscience et le soin, et par nul part ailleurs ! 


mardi 24 novembre 2015

Enfin sevré, pour de vrai !

Il faut dire, que je le préparais déjà depuis très longtemps, comme vous savez. 

J'avais cru que l'entrée à l'école changerait tout, elle a changé beaucoup de choses ... 

Ce fut : pour ces 3 ans, le 01/11 nous étions chez mes parents pour fêter de bonnes nouvelles, resto en famille avec des amis aussi. 
Il était prévu qu'après le resto, mon mari et moi repartions chez nous et le petit resterait chez mes parents jusqu'à mercredi. Seulement voilà quand nous sommes rentrés, il n'a pas du tout été d'accord qu'on le mette au lit, il s'endormait, mais dès qu'il sentait qu'on essayait de partir, il se réveillait. 

Comme il a confiance en nous, on a promis de dormir là et il a enfin cédé au sommeil, et nous, nous avons campé au salon sur un matelas ... chouette expérience pour le dos en tout cas ! 

Le matin, nous avions réunion, nous y sommes allés avec une partie de ma famille, mais comme il n'avait pas voulu prendre son petit dèj, préférant jouer avec les petites voitures, il a très vite eu faim, donc je suis allée le nourrir à la nurserie. 

Je n'oublierai donc jamais cette dernière tétée, et je dois dire que je suis heureuse de m'en souvenir aussi bien. Parce que si il n'y avait pas eu celle-là, je n'aurais pas eu de souvenirs précis et cela aurait été dommage, vraiment dommage. 

Je n'ai pas pris de photos, mais les images sont dans ma tête ! 

Aujourd'hui, cela fait donc 23 jours, et il vient encore de temps en temps farfouiller et demander, et puis il fait sembler de manger la peau de mon décolleté avec de petits bruits trop mimi ... On a trouvé une nouvelle façon de se caliner et c'est heureux !

C'est la fin d'une très belle aventure, et je dois dire que grâce à cela, j'espère vraiment pouvoir retrouver mon corps, celui avec 18 kg en moins. 

En même temps, cela fait longtemps que je ne me pèse plus, plus d'un mois je dirais. Mais c'était trop déprimant. 

J'ai mis en place plusieurs choses pour prendre soin de moi, tout cela va décanter et porter ses fruits, j'en suis sûre et certaine. 

C'est comme le désencombrement que je viens d'entreprendre, je savais que je le ferais depuis longtemps, j'attendais l'énergie et le déclic pour m'y mettre, et ce qui devait arriver, arriva. 

Je dois cependant avouer, que parfois, quand il se met à pleurer fort, il me traverse l'esprit de ressortir la tétée, cela me traverse l'esprit, et c'est tout, ce n'est pas comme si je n'avais pas eu cette habitude pendant presque, à 6 jours près, 3 ans !!! 

Je reste convaincue que c'est une belle aventure à vivre, je n'en démords pas moins que nous, mères, devons nous respecter nous-mêmes, nous écouter aussi et qu'il existe peu d'aventures aussi intimes et "dévorantes"que celle-là, raison pour laquelle il est d'autant plus essentiel d'être en harmonie avec soi-même pour la mener à bien. 






mardi 15 septembre 2015

L'heure du sevrage qui s'éternise encore et encore !

Et oui, vous me connaissez, vous ne serez pas choqués, j'allaite encore ... 

Il aura presque 3 ans, et il y a toujours des moments où il réclame, de moins en moins, mais quand même ! 

C'est toujours un formidable moyen de calmer les douleurs, c'est toujours bon pour son système immunitaire, et bon pour mon sommeil. 

Après la réflexion d'une amie, je me dit que ce n'est peut-être pas si bon pour mon poids !

Il est vrai que juste après la naissance, l'allaitement, permet normalement de retrouver sa forme relativement rapidement. 

Sauf que pour moi cela ne s'est pas du tout passé comme cela. J'avais pris 13 kg pour ma grossesse, 3 semaines après la naissance j'en avais perdu 8 après j'en ai repris 10 et puis j'ai continué à monter, j'en ai perdu 8 encore et puis repris donc actuellement je dois me traîner environ 18 kg en trop, je dis environ car je ne me suis plus pesée depuis un moment, je n'ai pas envie de voir un chiffre démoralisant sur la balance, ma perte d'appétit n'a pas encore duré assez longtemps ! 

Cet été j'ai vu un psy et coach spécialiste dans le rapport à la nourriture, il m'a donné plusieurs pistes intéressantes, il faut croire que je n'étais pas encore prête à ce moment-là, mais ces conseils je les applique de mieux en mieux : 

- manger en conscience, écouter son appétit, ses émotions, ses envies, prendre du recul
- manger plus lentement : ne pas porter à la bouche la bouchée suivante avant d'avoir tout à fait terminé la précédente
- faire une pause au milieu du repas et se demander si on a encore vraiment faim
- ajouter à ma vie des tas d'autres sources de plaisir qui ne soient pas liées à la nourriture ! 
Du coup je chante, je sors, je me remets à jouer avec de la peinture et des marqueurs ! et j'ai bien fait les soldes aussi ! Demain, j'irai à l'aquagym, pour découvrir, car je ne connais pas, et mes genoux souffrent dès que je marche trop ou fait trop de vélo d'appartement ! 

J'ai fait une belle digression, tout ça pour dire qu'une amie m'a dit qu'elle avait perdu du poids au moment du sevrage. 

En repensant au phénomène qui cause la cellulite, je commence à penser que c'est possible, peut être que mon corps est toujours en mode stockage pour être sur de pouvoir couvrir nos besoins à tous deux ... et que quand les besoins diminueront, je pourrai perdre plus facilement, comme avant, quand j'étais jeune, dit la vieille de 30 ans ;-) 

L'autre chose que j'ai aussi commencée, toujours dans la même optique de recherche modérée des plaisirs : c'est de me maquiller plus souvent. 




Je n'étais pas fan avant, car je ne connaissais pas de produits cosmétiques bio de qualité, donc intuitivement, je n'avais pas envie de mettre des tas des choses potentiellement immondes sur ma peau, et si j'aimais les vêtements bien coupés et bien assortis, je préférais la beauté au naturel. Je gardais le sophistiqué pour les grandes occasions, ou le matin où l'envie me prenait ! 



Et force est de constater que l'envie me prend beaucoup plus souvent, et que j'en reçois des compliments, et que ma main devient de plus en plus sûre avec l'eye-liner ! 

A défaut d'être svelte, mon visage semble plus agréable à regarder, malgré les cernes que je traîne depuis toujours et qui ne sont jamais parties. Pourtant, j'ai aussi entendu dire, que parfois, elles disparaissaient avec le changement de métabolisme de la grossesse ! Mais pas pour moi, il faut croire qu'elles font parties de mon héritage familial et de mon identité ... comme mon foie ... 

Par contre, j'ai gagné un autre truc que je n'avais jamais connu avant d'être enceinte, enfin pas à mon souvenir : les brûlures d'estomac ! J'ai constaté que c'est surtout quand je bois du café ! Chez moi, le café est un subtil moment plaisir, et j'aime vraiment cette boisson, bien plus que le thé et autres tisanes. Par contre, j'avais lu dans le livre des régimes selon les groupes sanguins de d'Adamo que le café ne convient pas aux personnes de mon groupe, O, je n'avais jamais trop compris pourquoi, parce qu'il ne m'empêche même pas de dormir ! Maintenant, je le sens ! 

Et donc voilà, pour ce qui est du sevrage, je ne sais pas quand il se fera, j'arrête d'y penser, et je refuse des tétées de temps en temps, comme je prends encore des photos aussi ! Tout est dans les mains de Manoah ... j'avais cru que l'entrée à l'école serait un bon moment pour la fin, maintenant je m'arrête sur la date des 3 ans, on verra bien ! 





L'entrée à la maternelle checked


Quelle aventure ! Nous sommes le 15 septembre, il est maintenant temps de vous raconter tout cela !

Comme je l'avais dit, j'étais plutôt enthousiaste pour sa première rentrée. Surtout que les deux stages qu'il a fait durant les vacances se sont très bien passés, il s'est vite habitué à ces nouveaux endroits et nouvelles têtes, et les adultes responsables le disaient tout à fait prêt ! 

Par contre, il n'avait plus envie d'aller à la crèche après le premier stage qui eu lieu fin juillet, donc je l'ai gardé davantage, et cela aussi s'est mieux passé que ce que j'avais imaginé ! Je n'avais pas le coeur de le laisser dans des locaux surchauffés, sans jardin et avec toujours les mêmes activités qu'il connait depuis des mois, donc je n'ai pas voulu insister pour qu'il y retourne. 

Par contre, nous avons préparé un petit souvenir pour l'équipe qui s'est très bien occupée de lui depuis novembre 2014 et, en échange, il a reçu son diplôme de l'enfant sage, une farde avec ses dessins et un petit plumier minions. Nous sommes allés dire au revoir, en promettant de revenir donner des nouvelles aux prochaines vacances scolaires. 

Et le grand jour arriva. 

J'étais toute excitée ! Nous avons rencontré une autre famille à l'arrêt du bus, avec deux petits métisses, comme le mien, sauf que le papa était plutôt d'origine pakistanaise ou quelque chose comme cela ... et le petit garçon avait le même âge que mon fils, seulement il n'est pas dans la même classe. 

Il s'avère que son instit principale travaille en 4/5e donc le lundi il a quelqu'un d'autre, pour de si petits, ce n'est pas l'idéal ... mais bon ... 

On a salué la maitresse, j'ai récupéré des documents, ensuite on a mis le manteau et le sac au porte-manteau, et les collations dans les petits caddies préposés à cela. Puis il a commencé à jouer avec des bateaux, la première fois que j'ai dit que j'allais partir, il s'est un peu effondré, alors je suis restée encore quelques minutes, et quand je suis vraiment partie, il chouinait légèrement ... 

Le soir, quand je suis retournée le chercher, il donnait la main à l'éducatrice de la garderie et il m'avait mouillé son pantalon ! 

Ce fut pareil pendant les 8 premiers jours. Sauf que dès le 2e jour, le matin c'était : je ne veux pas aller à l'école, nnnnnooooooonnnnnn



Avec bien sûr, refus de s'habiller, refus de marcher jusqu'au bus ... et moi qui arrivait à chaque fois en retard au travail, je ne vous dis pas le stress ... 

Surtout que le lundi suivant j'ai voulu discuter avec l'instit et j'ai compris qu'elle était en 4/5e, et puis, celle que j'avais devant moi, me rassurait "bêtement" : "oui c'est normal il a besoin de s'adapter, y'a 2 ou 3 enfants comme cela, c'est normal ne vous en faites pas"

Merci, je sais tout cela, moi ce que je voulais savoir c'est comment se sent-il, qu'avez-vous observé ? à quels moments, mais c'était logique qu'elle ne puisse rien me dire, vu que pour elle, c'était son premier jour avec lui vraisemblablement ! Cette réflexion-là, je me la fais maintenant !

A ce moment-là, cela m'a coupé l'appétit et le sommeil, je peux accepter une difficulté que je comprends, qui est identifiée clairement, mais juste savoir "que ça ne se passe pas super bien", sans savoir exactement le comment du pourquoi, cela m'est insupportable, tout comme le fait d'arriver systématiquement en retard au travail, cela me met de mauvaise humeur ! 

Donc bien sûr, le corps a lâché, et le mercredi, j'étais juste incapable de me lever pour aller travailler ! Le jeudi je suis allée voir mon médecin qui m'a dit de prendre du magnesium, car j'avais déjà ce qu'il fallait pour soigner mon rhume ! Elle m'a aussi donné mon vendredi !

Le magnesium a été souverain, tout comme la décision de mon mari de s'occuper à nouveau d'aller le conduire et le chercher pendant 10 jours, à partir d'aujourd'hui donc ! 

Et ce matin, tout s'est très bien passé ! Pas de crise le matin, pas de pantalon mouillé ! 

L'autre point qui me pose problème, c'est bien ce qu'il mange : beaucoup trop de sucreries, mais le souci c'est que je n'ai pas l'impression d'avoir beaucoup de possibilités pour qu'il mange sain tellement il refuse les légumes. 

De plus, sans repas chaud, pour lui les choix sont restreints, vu qu'habituellement, nous ne sommes pas vraiment des dévoreurs de pain, il mange plus de pâtes, de riz et de frites. Seulement toujours tièdes et sans sauces ni mayonnaises, il accepte seulement le fromage râpé sur les pâtes. 

Et ce qui le fait manger des légumes c'est, soit les pots pour enfant de 6 mois de chez carrefour, soit manger comme tous les enfants à la crèche, soit cuisiner une quiche soi-même ... mais je ne suis pas sûre qu'il mangerait la quiche sans qu'elle soit réchauffée ! 

Donc pour le moment son lunch c'est deux tranches de pain et deux tranches de jambon, et puis il a des biscuits, une compote et de l'eau bien sur, mais j'ai l'impression qu'il boit bcp moins qu'à la maison, ou alors on lui remplit sa gourde sur place ! 

Pendant le premier stage, je lui avais mis des tomates cerises, mais il n'en a pas voulu ... Il faudra tenter avec d'autres choses ! 

Si vous avez des idées, je suis preneuse ! 

Les fruits, il accepte juste les bananes et les pommes et il a enfin goûté un petit morceau d'ananas ! 

Mais les compotes de fruit il les mange toutes. Moi qui aies toujours adoré les fruits, je ne comprends pas qu'il ne les souhaite pas en morceaux. Il faudra aller les cueillir sur l'arbre, ça pourrait marcher.  

Bref, c'était une sacrée aventure et ce n'est pas terminé !

En dehors de cela il rentre totalement crevé, si bien qu'à 19h, il doit dormir, il doit se réveiller pour 7h actuellement. 

Le dernier mardi où je suis allée le chercher, il ne donnait plus la main à l'éducatrice de la garderie quand je suis arrivée, il jouait au bac à sable avec d'autres enfants, j'étais contente, un petit pas de franchi !